Prier dans une église me manque ?

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priere_article.jpgBien le bonjour,

J'ai besoin d'entrer dans une église, de respirer l'encens, d'allumer une petite bougie, de m'agenouiller devant l'autel, de prier, de parler au Seigneur, à la Vierge Marie, aux Saints, de les écouter, D'adorer le Saint-Sacrement. Il faut que je prie, prie, prie, pour les autres, pour les démunis, les pauvres, les malades, les gens affectés par les soucis familiaux, professionnels, financiers, j'en passe et des meilleurs.

Le Seigneur ne déçoit jamais, et là ce n'est pas lui qui est mis en cause, c'est la situation sanitaire qui nous oblige à prier seul dans un champs de belles fleurs, d'une herbe bien verte, le jardin d'Eden.

L'Opus Dei est or murs.

Evidemment, vous me direz que nous pouvons prier là où nous sommes positionnés, pas besoin de se retrancher dans une église, toutefois, les brebis ont besoin de se recueillir là où le Sain-Sacrement est roi.

Depuis le 16 mars, les églises sont fermées, portes closes, je ne peux pas répondre à l'appelle de Jésus à participer à sa relation avec le Père, car les clergés n'ont pas oser imposer le bénéfice de leur pouvoir séparé. Or dans d'autres situations bien plus complexe les clefs n'ont pas tourné double tour.  

C'est dire que cette fermeture  spontanée m'a surpris car je croyais fermement au pouvoir des grands de l'église notamment catholique.

Certes, depuis deux semaines environ le Conseil fédéral assouplit tout azimut les restrictions sauf celles liées à l'ouverture des lieux Saints, car l'idée évoquée ici concerne tous les centres de recueillement quelque soit l'esprit de la pensée religieuse du fidèle.

Plus fort, le confinement voulu en les églises,  imposé par les politiques je le rappelle, alors que cette démarche lourde psychologiquement appartient au pouvoir des églises, a mis à mal le propos de Victor Hugo qui à écrit « Vous qui pleurez, venez à ce Dieu, car il pleure. Vous qui souffrez, venez à lui, car il guérit. Vous qui tremblez, venez à lui, car il sourit. Vous qui passez, venez à lui, car il demeure ». Venir oui mais où si les églises sont fermées ?

Nous sommes toutes et tous invités à un bouleversement dont la confiance en Dieu est une preuve de courage et là je me demande où est le courage des églises.

En conclusion, si conclusion il doit y avoir, la question de la séparation des pouvoirs demeure sur la fermeture des lieux Saints, je reste dubitatif quant à la génuflexion au pied du pouvoir politique qui n'est autre le Conseil fédéral.

S'asseoir dans le silence auprès du Seigneur, le sentir, le glorifier, l'écouter, lui laisser progressivement sa place, toute sa place.

L'ascension, la Pentecôte, au quotidien ?

Messieurs les Evêques faites valoir vos droits constitutionnels.

Dieu s'est fait muselé, mais je sais pertinemment que le Seigneur me conduis sur la bonne route, et par là-même, je lui fais confiance pour ne jamais nous laisser seul devant le péril des portes closes. Or, la question de fond que je repose encore une fois, car la réponse me fait vraiment défaut,  consiste à se demander pourquoi les Evêchés se sont mis à « genou » devant le Conseil fédéral et n'a pas invoqué la séparation des pouvoirs en disant NON nos églises ne fermeront pas et mettront tout en oeuvre pour mettre en place un système de sécurité sanitaire afin que les fidèles puissent venir par cinq, chacun à deux voire trois mètres de distance, prier dix minutes, les fidèles en avaient, ils en ont besoin.

Allez bonne journée !

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