Histoire de Pâques....

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carte-paques-fra.gifLu un « truc » intéressant ! Désir de vous le faire partager….

 

Offrir des œufs à Pâques est une tradition très ancienne, mais les offrir en version chocolat, voilà qui est plutôt neuf. Un peu d’histoire…

Pendant la Préhistoire et l’Antiquité

En Ukraine, l’acte de décorer les oeufs était rituellement associé à la venue du printemps dès la préhistoire. Ainsi, les égyptiens et les perses durant l’antiquité avaient pour habitude de teindre des oeufs aux couleurs du printemps et de les offrir à leurs proches pour symboliser le renouveau de la vie.

Dans l’antiquité gauloise, les druides attribuaient des qualités merveilleuses à l’oeuf de serpent (pierre en forme d’oeuf), qu’ils croyaient formée de bave que jetaient les serpents lorsqu’ils étaient entrelacés. Symbole de fertilité et de renaissance, l’œuf de poule était un cadeau que se faisaient les Gaulois pour célébrer les premiers jours du printemps. La tradition voulait que l’on s’envoit des oeufs teints en rouge ou en bleu et bariolés de diverses couleurs entre parents, amis et voisins. Enfants et domestiques recevaient également des présents.

Certains historiens prétendent que nos ancêtres s’offraient des œufs durs, tandis que les Romains s’échangeaient des œufs crus, qu’ils cassaient ensuite, espérant ainsi purifier l’atmosphère pour l’année à venir…

Chez les chrétiens…

L’Eglise reprit à son compte ces traditions païennes. A la date de Pâques, les chrétiens avaient en effet l’habitude de s’offrir des œufs, généralement teints en rouge.

Par exemple à Paris, le jour de Pâques, au XIIIème siècle,les clercs des églises, les étudiants de l’Université ainsi que les jeunes gens des différents quartiers s’assemblaient sur les places publiques et formaient un long cortège en tête duquel on retrouvait bannières, tambours et trompettes. Ils se rendaient en choeur sur le parvis de l’église cathédrale, où ils chantaient une partie de l’office appelée "Laudes" puis ils s’éparpillaient dans les rues où ils faisaient la quête des oeufs de Pâques.

De plus,des textes rapportent qu’à Versailles Louis XIV distribuait à la sortie de la messe de Pâques, à ses courtisans aussi bien qu’à ses serviteurs, des panières entières remplies d’œufs peints à la feuille d’or.

Sous l’Empire : en route pour le chocolat

Sous l’Empire, on en vint à fabriquer des œufs de sucre candi, mais ce n’est qu’au XIXe siècle que les poules se firent enfin damer le pion par les chocolatiers. Ce n’est qu’à cette époque qu’on parvint à réaliser les premiers œufs en chocolat, grâce aux progrès d’affinage de la pâte de chocolat (chauffée à 50 degrés, puis malaxée jusqu’à l’obtention d’une matière fine et lisse), conjointement à l’apparition des premiers moules ad hoc. Le musée du Chocolat de Biarritz détient une dizaine de ces très vieux moules, en argent, en cuivre ou en fer étamé. Selon Serge Couzigou, le collectionneur qui est à l’origine de ce musée, « la pièce la plus ancienne détenue ici est un moule ovoïde des années 1870, par la maison Létang et Rémy à Paris ».

Pour une friandise qui a moins de deux siècles d’existence, l’œuf en chocolat se porte plutôt bien : 12 mille tonnes de douceurs au cacao se sont vendues l’an dernier à Pâques, et ce symbole printanier est toujours un laboratoire de créativité pour les chocolatiers.

 

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Commentaires

  • Merci pour cette Note fort intéressante.

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