12'500 rentes AI à la trape ! Action radicale ?

Imprimer

Easy-Way-To-Collect-Disability-Insurance.jpgLa situation financière de l’assurance-invalidité (AI) n’a cessé de se détériorer ces dernières années. Ses dettes s’élèvent aujourd’hui à 13 milliards de francs, à la charge de l’AVS. Des mesures rapides s’imposent pour éviter que des déficits annuels de 1,4 milliard de francs en moyenne n’accroissent démesurément cette montagne de dettes. Un plan d’assainissement équilibré, en trois étapes, a été lancé pour stabiliser durablement les finances de l’AI.

 

La révision des rentes axée sur la réadaptation vise à tirer le meilleur parti d’un potentiel de réadaptation qui n’a pratiquement pas été exploité jusqu’ici. Il s’agit de vérifier systématiquement, pour toutes les rentes en cours, si les allocataires présentent un potentiel de réinsertion.

Il est vrai qu’aujourd’hui déjà, toutes les rentes accordées font l’objet d’une révision, en règle générale tous les trois à cinq ans. Mais au terme de cette procédure d’ordre plutôt administratif, la rente ne peut être réduite ou supprimée grâce à une meilleure aptitude à la réadaptation que dans moins de 1 % des cas. Cela n’est de loin pas suffisant si l’on pense que toute réduction, fût-elle d’un quart de rente, s’additionne d’année en année et contribue ainsi durablement à la consolidation financière de l’AI.

Dans les cas de troubles somatoformes douloureux, de fibromyalgie ou de pathologies similaires, qui ne donnent en principe plus droit à une rente depuis l’entrée en vigueur de la 5e révision de l’AI (1er janvier 2008), la rente doit être supprimée ou réduite ; la révision 6a crée la base légale nécessaire. Les assurés concernés seront suivis individuellement et une réglementation est prévue pour les cas de rigueur.

La révision 6a prévoit d’examiner pour chaque révision de rente, et pas seulement pour les rentes en cours depuis un certain temps, si des mesures de réadaptation ont des chances d’aboutir. Si tel est le cas, on procède à un « assessment » pour évaluer la situation personnelle, médicale, sociale, professionnelle et financière de la personne assurée. Si l’AI parvient à la conclusion que la capacité de gain de l’allocataire peut être améliorée s’il ou elle bénéficie de mesures appropriées, elle élabore un plan de réadaptation d’entente avec l’intéressé/e.

Outre les mesures d’ordre professionnel (orientation professionnelle, formation professionnelle initiale, reclassement, placement et aide en capital), les mesures de réinsertion introduites par la 5e révision de l’AI (p. ex. coaching préparant à des mesures d’ordre professionnel) se prêtent tout particulièrement à la réadaptation des bénéficiaires de rente. Ces derniers, mais aussi les employeurs impliqués, profiteront d’un suivi et d’un conseil personnalisés avant, pendant et après le processus de réadaptation.

La rente en cours continue d’être versée durant les mesures de réadaptation jusqu’à la décision portant sur une éventuelle adaptation de la rente. Durant les deux années qui suivent une réadaptation réussie, la rente peut être réactivée par une procédure facilitée en cas de nouvelle détérioration de la capacité de gain. Cela donne aux rentiers une certaine sécurité sur la voie d’une eventuelle réadaptation. L’ensemble du processus est coordonné avec le 2e pilier, l’assurance-accidents et l’assurance-chômage.

La révision des rentes axée sur la réadaptation peut permettre de réduire l’effectif des rentes (qui est actuellement d’environ 250 000 rentes pondérées) de 12 500 unités en l’espace de six ans (de 2012 à 2018), soit de 5 %. Sur ce nombre, environ 4500 seront des cas de troubles somatoformes douloureux, de fibromyalgie ou de pathologies similaires. A partir de 2018, après la phase intensive de révision des rentes de l’effectif « actuel », cette forme de révision aura pour effet de réduire le nombre de rentes pondérées d’environ 300 en moyenne par année.

 

L’AI lavée par Didier Burkhalter ! Le Conseiller fédéral a décidé de frapper un grand coup. L’épée de l’enclume dehors de son lit ?

 

A peine la 6ème révision 6 a que le Conseil fédéral réfléchi viendra à la 6 b.

 

La 6 a est de remettre au travail 5 % des 246'000 rentiers. Pourquoi pas 7 %. Car qui sait combien de rentes AI sont encore authentiques, valables, dues. 5 % est un chiffre aléatoire, n’est-ce pas.

 

La 6 b viendra ultérieurement.

 

Objectif premier est donc de sortir 12'500 bénéficiaires d’ici 2018.

 

Ces méthodes de poser un chiffre comme ce dernier est très radical. Pourquoi pas 5'000 ou 20'000. Sur quelles bases se fonde-t-on. Sur un chiffre financier à économiser à tout prix.

 

En clair Monsieur Didier Burkhalter va couper 12'500 têtes un peu comme si on éliminait 12'500 vaches dans un champ. L’abattoir ! Bizarre. Sera-ce à la tête du client, au degré d’infirmité, de maladie. De quels nuages tomberont les rentes pour se sécher au sol.

 

Ces « licenciements » rapporteront à l’AI un demi milliard ; une belle manne.

 

Il y a peut être de l’abus, charge aux excellents Services de détecter ceux qui ne devrait pas bénéficier des rentes AI.

 

Je rappelle que le 27 septembre dernier, le peuple a accepté une augmentation de la TVA pour venir soigner l’AI aux soins intensifs.

 

Nombre de révisions ont eu lieu depuis les années 80. Ce qui m’amène à dire que l’AI est un « blem » récurent.

 

Evidemment, les bénéficiaires ne doivent pas s’habituer à une situation de rentier pour autant qu’ils puissent reprendre une activité professionnelle après une maladie guérie.

 

Je suis d’accord sur le principe de ne pas rester à vie à l’assistance. Nombre de cas psy ou pour des maux de dos peuvent amener à une enquête bien plus approfondie qu’une jambe raide, infectée.

 

Une solide corporation multidisciplinaire de médecins devront juger du bien fondé d’une rente AI. Les procédures vont être longues, très longues. Chaque cas est une personne, une maladie, un handicap. Des recours contre les décisions vont remplir les Tribunaux y relatifs.

 

Vous verrez dans 20, 30 ans nous parlerons de la 34ème révisions de l’AI, tout comme de l’AVS, tout comme du 2ème pillier.

 

Lien permanent Catégories : Economie 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.