Un avocat pour défendre les pauvres petites bêbètes ?!

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avocat_141.jpgNous allons donc voter sur l’initiative visant à instituer un avocat par canton pour faire appliquer la loi sur la protection des animaux.

 

Pauvres bêbétes !

 

« Le but n’est pas de changer la législation existante mais simplement de la faire appliquer concrètement », a dit à la presse un représentant des Verts, soutien de cette initiative.

 

Je trouve que l’on pousse un peu loin le bouchon. Je suis enclin à entendre que des animaux sont mal traités. Puissent les Maîtres être dénoncés au Vétérinaire cantonal ou plus loin à la Police. Si tel est le cas le propriétaire recevra une amende.

 

Je ne vois pas bien la portée de cette initiative qui ne fera que compliquer les procédures, celles-ci étant déjà assez en nombre et de plus en plus compliquées.

 

Il ne faut pas tomber dans l’émotion et se dire que se sont des animaux.

 

J’ai un chat à la maison, il est très gentil, cela dit s’il était méchant et que je le punisse sévèrement, je me verrais mal, très mal, comparaître devant un Tribunal, ça ferait rire toute la galerie. Je me vois mal me présenter face à mon chat accompagné par son avocat ! Eclat de rire !

 

Ne serait-ce pas plus judicieux de désigner un avocat d’office à toute personnes ayant subi des sévices, des attaques, du mal.

 

Je trouve cette initiative marrante, mais triste.  

 

La grande mode des célébrités est d’avoir un chien. J’ai vu une émission sur ce sujet. Les animaux ont leur chambre à eux, une télé, un lit deux places. Ils existent des hôtels pour animaux ! Ces bêbètes sont choyées au point de tomber amoureux !

 

Non, non, ça va trop loin à mon humble avis.

 

Lien permanent Catégories : Politique 7 commentaires

Commentaires

  • bien ... VOX POPULI, VOX DEI ANIMALI ... !

  • J'pense que c'est un sujet très délicat: en effet, l'émotion concerne les chats et les chiens, assimilés non plus à des animaux mais à des membres de la famille. Mais l'émotion ne concerne pas les poussins mâles broyés vivants, les animaux de boucheries (qui ont aussi des sentiments) maltraités et exploités, etc.
    Dans les discours, il y a les "animaux" de compagnie, considérés comme des animaux, et les animaux de boucherie, considérés comme de la matière première. S'il on décide que les animaux ont droit à des avocats, ça va être le casse-tête pour définir la notion "d'animaux"....
    Cela aura peut-être l'avantage de nous faire reconsidérer le traitement global de TOUS les animaux....

  • L'idée que les animaux maltraités soient défendus me semble bonne, mais votre exemple d'un procès de votre chat contre vous me semble en effet absurde.

    Plutôt que de payer un avocat sur le dos des contribuables, pourquoi ne pas simplement donner les droits aux services vétérinaires de confisquer un animal mal-traité à son propriétaire et d'infliger à celui-ci une grosse amende?

  • Pourquoi ce mépris vis-à-vis des animaux dans votre titre ? Ces pauvres bêbètes comme vous dites sont des êtres doués de sensibilité, qui ressentent plaisir et souffrance comme vous et moi, qui ont le droit de vivre conformément à leurs besoins, sans être soumis à des mauvais traitements pouvant aller jusqu'à la mort, comme vous et moi. A ce titre, ces petits esclaves des temps modernes méritent eux aussi que les lois destinées à les protéger soient appliquées. Il ne s'agit pas d'émotion mais de justice. Les sévices infligés à un animal de compagnie peuvent être passibles de plus qu'une simple amende, mais aussi de peine de prison, d'une interdiction de posséder à nouveau un animal de compagnie. Seul un tribunal est compétent. L'avocat est là pour représenter l'intérêt de l'animal et donc faire respecter les lois votées pour protéger cet animal. Il s'agit d'un système de représentation juridique qui existe dans de nombreuses autres situations. Cette initiative suisse va dans le sens d'un meilleur respect du plus faible, vous devriez en être fière.

  • Sans tomber dans les excès consistant à conduire un toutou dans un restaurant (ou une bijouterie) pour chiens ou à le chausser d'escarpins Louboutin (!), il me semble que les animaux méritent des égards. En leur qualité de créatures faibles et sans défense, ils doivent, comme d'autres, être protégés contre la cruauté de certains êtres humains ignobles. Alors, oui pour un avocat.

  • Bien sûr, que les animaux, surtout les mammifères, sont doués d'une sensibilité très proche de la nôtre, et c'est justement là que cela peut devenir compliqué: il va falloir définir si TOUS les animaux ont droit à de bons traitements (ce que je crois) et non pas seulement les animaux auxquels nous sommes attachés...

    Les cochons sont aussi sensibles et intelligents que les chiens. Les rats sont de charmants animaux de compagnie. Pourtant, on dératise et on "dé-sourise" avec des produits qui provoque de grandes souffrances chez ces animaux.

    On ne parle pas des animaux de boucherie....

    Sans aller dans l'excès, je parle de ces cas parce que il va falloir définir ce qu'on entend par animal méritant un avocat....

    Dans le même ordre d'idée, les français ont contesté une décision allant dans le sens de considérer l'enfant à naître comme un être humain, car cela remettait en cause les IVG. C'était dans le cas d'un homicide involontaire d'une femme enceinte, même de quelques semaines.

    Je pense qu'avoir des avocats pour animaux est une bonne chose, que c'est un pas de plus dans le respect des animaux. Mais cela risque d'être difficile à mettre en place au vu de ce que j'explique précédemment.

    Bonne soirée

  • Tout à fait d'accord avec vous oups, c'est toute notre relation à l'animal qu'il faut remettre en question. L'exploitation des animaux a pris des proportions gigantesques notamment à travers l'industrie de l'élevage intensif qui tue plus de 50 milliards d'animaux chaque année. Ces pratiques sont dénoncées par de nombreux acteurs de l'éthique animale mais ce débat est peu médiatisé. Il est cependant possible de se renseigner et d'agir, de nombreux sites et ouvrages existent (je vous recommande notamment l'ouvrage du philosophe et juriste JB Jeangène Vilmer 'éthique animale'). La course au profit est dommageable pour les animaux et souvent pour la majorité des humains (se souvenir de la vache folle, de la grippe porcine et aviaire...).

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