Le mea culpa de Barack OBAMA

Imprimer

obama-hope.jpgBarack Obama a prononcé devant les deux chambres réunies son premier discours sur l’état de l’Union.

 

Après une année à la Présidence il a reconnu que ce n’était pas la panacée, il a fait une sorte mea culpa envers les américains. Ce n’est pas facile de reconnaître ses erreurs, les disfonctionnements, les stratégies inadéquates. Ca dénote qu’Obama met en avant l’honnêteté. Il a parlé franc, en Président responsable de ses actes et politiquement correct. Du grand art !

 

Gouverner à l’heure actuelle où le Grand Maître du monde est l’économie n’est pas si simple que ça peut paraître.

 

Obama a ouvert des chantiers tels que la sécurité, l’emploi, l’économie, la santé publique,  les banques, l’étranger, etc.

 

Maintenant et pour l’avenir, avec son grand art d’orateur, il a su apporter la confiance dont le pays à besoin. Sera-t-il écouté, entendu.

 

C’est vrai, il faut l’avouer, le bilan n’est pas exhaustif. Ca ne fait qu’une année qu’il est au commande d’une nation atteinte par des maux antérieurs à son mandat.

 

Comme lors de sa campagne présidentielle, il a fait le constat de l’échec de son prédécesseur. Ce dernier selon Obama a laissé un état catastrophique de l’économie et dénoncé le climat délétère et partisan qui règne à Washington, paralysant le travail politique (Le Monde).

 

Le prix Nobel 2009 a rassuré ses concitoyens sur le travail, l’économie et les américains « l’emploi sera notre priorité en 2010 ».

 

Avec un Sénat à majorité Républicaine, les cartes ont changé de couleur, il faudra négocier, parlementer, faire de la politique, choses pas évidentes.

 

Nous sommes dans un monde au tournant d’une situation transitoire entre l’ancien et le nouveau monde.

 

Laissons le travailler, le bilan viendra en 2013, après le test de l’automne prochain.

 

Lien permanent Catégories : Politique 2 commentaires

Commentaires

  • Les peuples sont restés de grands enfants, qui semblent penser que, une fois qu'un chef est élu, il devient investi d'une sorte de pouvoir surnaturel, comme si nous étions dans une société totémique primitive.

    Or il n'en est évidemment rien: même élu, un président reste un homme comme les autres. Un homme dont la seule qualité mesurable, est qu'il a su se faire élire.

    Du coup, en l'absence de pouvoirs magiques, les réformes, si des réformes sont souhaitées, ne peuvent se faire que bien lentement. Rappelons que, dans de grandes entreprises, même quand tout le monde tire à la même corde et que les résultats sont facilement mesurables, les retournements de situation peuvent facilement demander au moins 2 ou 3 ans d'effort.

    Alors, quand il s'agit de faire virer de bord un pays entier, avec non pas 100'000 employés (comme dans de très grosses entreprises) mais des dizaines voire des centaines de millions, comment espérer pouvoir voir le moindre changement tangible en moins de, disons, 5 années?

    Surtout qu'on ne peut jamais être sûr que les changements visibles sont le résultat des efforts du nouveau président, ou simplement le résultat des circonstances. Car pour en être certain, il faudrait pouvoir répéter l'expérience, une fois avec, une fois sans le nouveau président...

    Et en plus, et bien entendu, dans un pays, les résultats ne sont pas vraiment mesurables (ou du moins, les différents partis ne s'accordent pas sur ce qu'il faut mesurer, et comment définir le succès ou l'échec). Et les différents partis ne tirent pas dans le même sens.

    Conclusion?
    - il est ridicule de vouloir tirer le bilan d'un président après 1 an
    - il est tout aussi ridicule de vouloir tirer un bilan après 5 ans. Il suffit de regarder Mitterrand, il n'a jamais rien fait de concret, mais il s'est débrouillé pour que la majorité des Français disent de lui, "c'était un grand président". C'est du marketing habile, mais c'est tout.
    - mais cela dit, c'est justement politique, que d'essayer de critiquer l'adversaire aussi vite que possible. Après tout, en l'occurrence, les prochaines élections présidentielles seront très vite là, et donc il ne sera jamais trop tôt pour dire qu'Obama est incompétent

  • Merci "antoineb" pour vos propos tellement réalistes. Il est vrai qu'il est difficile de faire un bilan après une année. Et il ne faut pas porter un jugement, un avis, des constations seulement sur un homme mais sur son équipe. En définitive, se sont les médias, 4ème pouvoir, qui se livre à se genre d'exercice. La réalité doit porter sur une longue période; Paris ne s'est pas faite en un jour !!!
    Je vous réitère toute ma gratitude pour votre intervention forte intéressante.
    Cordiaux messages.

Les commentaires sont fermés.