Non actif - actif - pourqui, pourquoi

Imprimer

Une pensée de Pascal Ide pouvant s’appliquer aux candidates et candidats au Grand Conseil genevois :

 

vers-a-voir-non-actif.gif

 

L’activité

 

Le philosophe René Descartes écrit à la reine Elisabeth qu’il a toujours observé la règle suivante dans ses études : « je n’ai jamais employé que fort peu d’heures, par jour, aux pensées qui occupent l’imagination , et fort peu d’heures, par an, à celles qui occupent l’entendement seul ». Ainsi, continue-t-il « j’ai donné tout le reste de mon temps au relâche des sens et au repos de l’esprit ».

 

Descartes est non-actif. Si l’émotivité touche plus la réactivité à une situation donnée, l’activité met en œuvre notre capacité d’initiative.

 

L’activité n’est pas le sens pratique et encore moins le sens manuel. L’hyper agité  n’est pas forcément non plus un actif ; l’agitation est un trait de personnalité et non de caractère. Aussi, pour contr(ari)er son caractère, parfois par défi, le non-actif est (et pas seulement apparaît) souvent très occupé. Dernier mirage : le non-actif peut déployer une intense énergie dans la détente ; seul l’actif se dépense autant pour la distraction que pour son travail.

 

Les tendances actives se révèlent au mieux par le goût, par l’inclination spontanée : l’actif aime agir ; incapable de ne rien faire, il est entreprenant. Or, on n’agit qu’en fonction d’un projet qui nous apparaît comme un bien désirable et la liberté est la capacité qui fait agir l’homme. Voilà pourquoi l’activité ou aptitude à l’action, caractérise l’ouverture au bien et la plus ou moins grande puissance de la liberté à s’engager dans cette poursuite du bien.

 

L’actif se reconnaît à trois traits, estime Louis Millet : il veut surmonter les obstacles au lieu de renoncer ; il se livre aux travaux imposés, même s’il n’y ressent pas de plaisir ; il réalise tout de suite le travail obligatoire au lieu de l’ajourner. Il suffit de retourner ces trois signes pour trouver le non-actif,

 

Une nouvelle fois, ne moralisons pas. Chaque trait de caractère a ses inconvénients et ses avantages. Souvent, le non-actif se culpabilise (car, en premier, son entourage a moralisé sa non-activité) : « je me vis paresseuse, disait la philosophe Janine à faire les choses. » Le non-actif préfère la parole à l’action, car le « langage est notre première ligne de repli » ; il se livre avec une demi naïveté à sa magie. Face à une situation demandant un effort, l’inactif préfère la déformer, afin de contourner l’obstacle, d’où une tendance au découragement et à  la falsification, voire au mensonge. Mais le non-actif a cet immense avantage sur l’actif de savoir s’arrêter pour jouir de la vie.

Lien permanent Catégories : Politique 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.