Le PS : sauvetage de l'UBS

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La pétition du PS est intéressante. Elle prouve au moins que les Suisses, 32'000, souhaitent que la Confédération vole au secours de la vieille banque avec des garanties.

Tiré sur Internet, le site du PS, voici ce que l'initiative dit : 

Sauvetage de l'UBS: pas d'argent public sans contrepartie

En contrepartie du sauvetage de l’UBS et du système financier par la Confédération et la Banque nationale, nous, citoyennes et citoyens contribuables, posons les exigences suivantes au Parlement, au Conseil fédéral et à la Banque nationale.

  1. Qui paye commande : les contribuables mettent 68 milliards à disposition de l’UBS et courent donc un risque considérable. En contrepartie, l’UBS doit consacrer une partie de ses futurs bénéfices à rembourser le coût du sauvetage. Les contribuables doivent en outre avoir la garantie que l’argent public ne servira pas à alimenter les bonus des banquiers de l’UBS.

    Personne ne vaut plus d’un million de francs par an : la loi doit plafonner à un million par an les rétributions maximales des managers et des traders des banques. Par principe, il faut également introduire, pour l’ensemble de l’économie, un rapport convenable entre les salaires les plus élevés et les plus bas. Si les managers veulent gagner plus d’argent, leur collaboratrices et collaborateurs doivent également être augmentés.

  2. Sanctionner les pyromanes : nous exigeons que les responsables de l’UBS remboursent une partie du dommage en restituant les millions touchés sous forme de bonus au cours des dernières années. De plus, il faut leur faire rendre des comptes devant la justice s’agissant des  pertes enregistrées par la banque.

    L’avenir passe par l’économie réelle : pour contrer la récession qui menace, la Confédération doit lancer des investissements dans les domaines d’avenir de l’économie réelle tels que la formation, les transports publics, l’assainissement énergétique des bâtiments. Il s’agit également de renoncer au programme de démantèlement, plus connu sous le nom d’« examen des tâches de la Confédération ».

    Je trouve qu’il y a de bonnes choses dans cette pétition.

Une délégation de la COMCOM pourrait s' investir dans des banques pour lesquelles la Confédération vole au secours de celles-ci. Une supervision. C’est une idée évidemment. Attention ne tombons pas dans la travers du "Stalinien".

J’aime bien également l’idée de sanctionner les personnes qui ont conduit l’UBS dans ce désastre. Que les anciens comme les nouveaux dirigeant ramènent leurs bonus.

Il est vrai que la droite va tousser. Ces conditions sont peut être trop rigides.

Les cartes de la pétition posées sur la table, les députés les prennent et jouent un projet qui en final peut être retenu.

Certainement que des améliorations doivent être apportées surtout venantd’une pétition munie de 32'000 paraphes.

Elle peut-être renvoyée en commission ou au Conseil fédéral charge à lui de présenter un projet.

Laissons parlementer nos Chambres fédérales et attendons.

Dans le sauvetage des banques aux Etat-Unis, l'état a établi des règles afin que l'Etat soit là quant il le faudra.

Le Conseil National a voté favorablement au crédit de 6 milliards émanant des impôts (!).

Une chose est certaine à mes yeux des plaintes pénales devraient être déposées contre les dirigeants de l'UBS et le Crédit Suisse qui ont mené au gouffre cesl'établissements.

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Commentaires

  • Malheureusement, une pétition n'a rien de contraignant. Je pense en effet qu'il y a de bonnes idées, particulièrement l'obligation qu'aurait la banque de prendre en charge les éventuelles pertes du plan lorsqu'elle sera revenue dans les chiffres noirs ! Je n'aimerais pas lire un jour dans le même journal que le plan de la BNS nous a coûté 10 milliards et à côté de ça que l'UBS annonce un bénéfice de 10 milliards aussi...

  • 1. Introduction : je suis de pensée libéral. Comme ça c'est dit.
    2. Je trouve que la position du PS, sur cette affaire, est excellente (à un détail près). Et la Confédération a eu tort de donner de l'argent sans demander des contreparties. Comment accepter que la Confédération (le peuple donc) doive donner autant d'argent à cette banque, si c'est pour que cet argent ait payer des bonus. Je suis pour les bonus, lorsqu'une société est bénéficiaire (c'est la loi du libre marché). Mais même bénéficiaire, si on a dû emprunter des milliards au peuple, remboursons d'abord le peuple...
    3. Je suis vraiment halluciné de voir qu'une fois encore le PS beugle contre les hauts salaires. Chacun est payé à sa valeur et affirmer que personne ne vaut un million de dollars est absurde et montre toute l'incompétence du PS à affronter ce type de problèmes malgré tout.

    Perso, je crois que pour l'instant, ni la droite, ni la gauche n'arriveront à respecter le peuple dans son ensemble. Pourtant la situation devrait être simple :
    - la confédération n'engage pas des milliards sans demander des contreparties strictes, comme la non distribution de bonus tant que l'argent n'est pas rembourser (c'est d'un minimum de bon sens absolu)
    - pour les salaires, que le PS réclame qu'ils soient proportionnels au chiffre d'affaires ou au bénéfice et arrête de pleurer dès qu'une entreprise multi-millionnaire rémunère son patron dignement.

  • Bien sûr, moi j'ai toujours été pour la liberté du marché. Si on est bénéficiaire, on paye les membres de son Conseil d'administration aussi cher qu'on veut. Mais la loi du marché, c'est le libéralisme complet. Ce qui signifie que l'Etat n'a pas à se mêler du tout des affaires des sociétés privées. Si elle est en difficulté, elle supporte donc seule les conséquences de ses actes. Mais aujourd'hui, on s'aperçoit que dès qu'un problème survient dans l'entreprise en question, l'Etat (ou plutôt la Confédération en l'occurrence) est prêt à vendre sa chemise pour la renflouer ! Plus qu'une crise passagère, ce que nous vivons, c'est la fin du système libéral tel qu'il a existé ces 20 ou 30 dernières années. En effet, plus jamais le peuple n'acceptera d'entendre qu'on ne doit pas se mêler des affaires internes des grandes sociétés.

    Pourquoi ne déciderait-on pas une fois pour toutes qu'il y a un certain nombre de grandes sociétés qui sont vitales pour notre économie et que leur bonne santé est donc une sorte de raison d'Etat ? Peut-on encore accepter qu'une banque comme l'UBS se lance dans des opérations risquées à l'étranger, entraînant tout notre système économique dans sa chute en cas d'échec ? Moi je ne le pense pas. Il faut prendre nos responsabilités et avouer qu'on ne doit plus laisser faire.

    Je ne souhaite bien sûr pas qu'on réglemente plus que de raison. Mais pour ce qui est des décisions stratégiques, on doit mettre des règles en place qui garantissent une certaine sécurité. Des limites claires sur ce qui peut être fait et ce qui ne le doit pas. Et bien sûr, un organisme de contrôle doit être mis en place pour faire respecter ces règles, à la manière de la Comco par exemple.

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