L'UBS a besoin de toute son énergie

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La quatrième assemblée cette année s'est achevée avec l'approbation d'injecter 6 milliards sous forme d'un emprunt obligatoirement cdonvertible émis auprès de la Confédération.

 

Cette longue séance a fait l'objet de déclaration intéressante. Repérée sur la TdG d'hier :

 

Thomas Minder: "70 millions? une goutte d'eau dans l'océan!
"
Autre intervention attendue - et désormais devenue incontournable -, celle de Thomas Minder, l'entrepreneur schaffhousois à l'origine d'une initiative contre les hauts salaires déposée fin février à Berne. "Cessez l'américanisation d'UBS. Quand est-ce que vous allez enfin prendre  congé de cette philosophie qui n'est pas la notre?"
 
Quant aux salaires, son principal cheval de bataille, Thomas Minder n'y va pas par quatre chemins: "L'augmentation de cette année doit être de zéro, que ce soit la part fixe que la part variable du salaire des dirigeants. Renoncez aux bonus? Vous pensiez vraiment y avoir droit? Vous vous en êtes mis suffisamment dans les poches ces dernières années. Le terme doit tout simplement être rayé de votre vocabulaire"
 
Enfin, le geste consenti - soit les 70 millions de francs précedemment  évoqué- par les anciens patrons d'UBS est loin de suffire aux yeux de ce petit patron d'une PME vendant des produits cosmétiques. Une "goutte d'eau dans l'océan", fustige-t-il, se référant à une enveloppe globale de plus de 800 millions de francs touchés ces 5 dernières années par l'équipe dirigeante d'UBS, une estimation issue ces derniers jours de la presse alémanique.

M. Ospel renonce à son parachute doré de 22 millions ». Actuellement, il aurait été rendu par divers directeurs à la banque 70 millions.

C’est une goutte d’eau dans la fontaine. Cet ancien directeur a reçu bien plus. En 2005, M. Ospel a perçu  46 millions de bonus. Et les autres années de son « règne » ? Oserais-je dire que cette rétribution est un pet dans l'eau !

Ce remboursement est pathétique ! Les épargnants doivent-ils dire merci. Sont-ils fâchés sur la manière dont les affaires de la banque ont été menées. Un jour ou l’autre des signaux lumineux ont du s’allumer au rouge. Le corollaire étant un rétablissement anticipé.

Tous les dirigeants devraient rendre leurs bonus, car si l’UBS est ce qu’elle est aujourd’hui, ce sont bien les eux qui n’ont rien vu venir, ou qui n’on pas agi dans pour le bien de la banque.

En fait, ce sont bien plus de 70 millions que la banque devrait récupérer. Il doit bien s’agir de deux ou trois centaines de millions et plus. Ce jour, on parle de la pointe de l'iceberg

Au vue de la situation actuelle de l’UBS, ces renonciations, M. Ospel et deux ex-directeur son donc parfaitement justifiées.

Parus dans la TdG d'hier : De plus, cette année, les membres du directoire du groupe n'auront pas droit non plus à des bonus. En ce qui concerne les autres cadres, leur bonus devraient aussi fortement être diminués cette année. Et le bonus-malus sera introduit.
 

Je me demande si les administrateurs en font de même au Crédit Suisse. Quand n’est-il dans les banques privées.

Bref, c’est une triste histoire que vit l’UBS. Espérons que l’hémorragie s’arrête là et que la Confédération ne doive pas intervenir à nouveau.

L'avenir

Ils ont fait leur mea culpa, il rapporte leurs bonus, est-ce suffisant ?

Maintenant, nécessité pour la bonne marche de la banque de tourner la page afin de redorer son blason . Si des plaintes civiles devaient être déposées, la Justice fera son boulot.

Cela dit, une campagne de restauration d’image n’est pas inutile. C’est très bien.

Laissons une deuxième chance à l’UBS. Elle veut faire une grande campagne publicitaire, elle a raison. On ne va pas laisser tomber notre bonne vieille banque. Il y a déjà eu Swissair.

Soutenons l’UBS, elle en a besoin. C'est vrai, nous avons tous constaté, nous avons tous râlé, discutaillé de l'efficacité des ex dirigeants; il faut maintenant tourner la page et aller de l'avant.

Partant, je dirais que la première banque de Suisse a besoin de toute son énergie pour sortir des soins intensifs. Et d'insuffler la confiance auprès de sa clientèle.

Lien permanent Catégories : Economie 1 commentaire

Commentaires

  • "Partant, je dirais que la première banque de Suisse a besoin de toute son énergie pour sortir des soins intensifs. Et d'insuffler la confiance auprès de sa clientèle."

    Les menteurs aiment les menteurs et les tricheurs aiment les tricheurs.
    L'UBS a constamment menti et triché. C'est la grenouille qui a voulu se faire aussi grosse que le boeuf. A la fin de la fable, la grenouille éclate. C'est ce qui doit et va arriver à l'UBS. Comment faire confiance à des dirigeants incompétents? La deuxième chance elle l'a eue. La première chance c'était cette même crise immobilière qui a sévi en Suisse dans les années 90s. Certaines banques ont compris et appris. Pas l'UBS qui a suivi la même stratégie que Swissair: s'étendre à l'étranger quand elle n'en avait pas les capacités. Les gens qui gardent des dépôts à l'UBS en seront pour leurs frais, tant c'est évident ce qui va se passer. L'UBS ment depuis le début sur l'ampleur de ses pertes. C'est un fait constaté mois après mois. Les meilleurs banquiers ne quittent-ils pas déjà la banque? Si c'est le cas, c'est qu'ils savent à quoi s'attendre.

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