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  • Service Hospitalier de l'Ordre de Malte

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    Vous avez été nombreux à lire mes blogs sur l’Opus Dei.

    Aujourd’hui, je viens à vous pour vous présenter le Service Hospitalier de l’Ordre de Malte en Suisse (SHOMS). Ce texte a été écrit par Monsieur Jean-Paul SANTONI, commandant de ce Service :

    Aujourd’hui, je viens à vous pour vous présenter le Service Hospitalier de l’Ordre de Malte en Suisse (SHOMS). Ce texte a été écrit par Monsieur Jean-Paul SANTONI, commandant de ce Service :

    Les activités du Service Hospitalier de l’Ordre de Malte en Suisse ( SHOMS)

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    Ce service a été fondé en 1974.

    Cette fondation répondait à une exigence posée par l’une des dispositions du Code de l’Ordre de Malte qui stipule que chaque Association nationale a l’obligation d’établir des œuvres d’assistance charitable et sociale au sein desquelles les membres puissent exercer en personne la mission qu’ils se sont engagés à remplir.

    En 1974, ils étaient 5 fondateurs ; aujourd’hui le SHOMS compte plus de 900 membres actifs et sympathisants.

    Ce dernier est organisé en association au sens du Code Civil Suisse.

    A teneur de ses statuts, le but du SHOMS est d’apporter une assistance aux malades, aux invalides, aux personnes âges, aux handicapés, aux victimes de catastrophes naturelles ou conflits armés, en bref de venir en aide à toute personne en détresse, qu’elle soit atteinte de souffrances physiques ou morales.

    Le SHOMS recrute ses adhérents parmi les hommes et les femmes de bonne volonté et désireux de remplir un engagement bénévole régulier en vue de soulager la misère humaine.

    Il faut avoir des convictions chrétiennes pour adhérer au SHOMS et être déterminé à travailler dans un climat d’œcuménisme et d’ouverture.

    Notre Service Hospitalier est présent sur l’ensemble du territoire de la Confédération.

    Il est organisé en 11 sections régionales réparties dans les trois régions linguistiques : à Bâle, Berne, Lucerne, Zurich, Suisse orientale, Tessin, Fribourg, Valais, Genève, Lausanne, Neuchâtel.

    Chacune de ces sections remplit ses missions selon les besoins de la région où elle est implantée.

    Pour Genève, on peut indiquer les visites à l’Hôpital des enfants, particulièrement à ceux qui, venant de l’étranger, souvent d’Afrique, sont hospitalisés et qui sont sans famille.

    Aux Hôpitaux Universitaires de Genève la prise en charge des malades qui souhaitent se rendre le dimanche aux offices religieux. 

                                                                                                  

    Chaque 2 ans, la section de Genève organise un brunch dont le bénéfice intégral est versé en faveur d’une œuvre de l’Ordre de Malte.

    Au mois de novembre de cette année plus de 700 personnes se sont réunies à Carouge ; les fonds récoltés sont versés à un Centre médico-social à Beyrouth au Liban, géré par l’Ordre de Malte.

    A Lausanne les membres du SHOMS, en partenariat avec l’Ordre de Saint-Jean, accueillent des personnes sans domicile fixe ou vivant dans une extrême pauvreté, au Point d’Eau.

    Celles-ci reçoivent des soins d’hygiènes, médicaux, dentaires et peuvent faire laver leur linge.

    Parallèlement aux sections régionales, le SHOMS compte une troupe d’éclaireurs et une section de jeunes.

    La troupe d’éclaireurs regroupe 40 adolescents qui peuvent allier l’idéal du scoutisme et l’idéal de l’Ordre de Malte.

    Créée récemment, la section des jeunes réunit plus de 80 jeunes gens et jeunes filles en Suisse romande. Ils s’occupent de handicapés, leur procurant des loisirs, organisent des week end à leurs intentions.

    Plusieurs parmi ces jeunes participent aux Camps internationaux de l’Ordre de Malte pour jeunes handicapés.

    La Suisse a organisé un tel camp l’an dernier à Champéry dans les Alpes valaisannes.

    150 handicapés, 350 accompagnants provenant de 24 pays se sont intégrés dans la vie de ce village de montagne et ont passé une semaine dans la joie et l’amitié.

    La présentation du Service Hospitalier de l’Ordre de Malte en Suisse serait bien incomplète s’il n’était pas fait une mention toute particulière à la section Aide et Assistance dont la mission est de récolter et de rassembler du matériel en vue de l’expédier dans les pays qui attendent notre aide.

    Ainsi en 2008, quelque 800 tonnes d’habits, de mobilier, matériel médical, lits d’hôpital, appareils informatiques, mobilier scolaire ont été réunis et expédiés dans diverses régions du globe parmi lesquelles on peut citer le Liban, la Roumanie, l’Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Croatie, la Pologne.

    Avec les moyens qui sont les siens,  le Service Hospitalier de l’Ordre de Malte en Suisse participe à la mission de l’Ordre de Malte : exercer les œuvres de miséricorde envers l’humanité souffrante et de mener le combat contre la misère sans distinction de race, d’origine, d’âge, de religion. Cette vocation caritative et hospitalière est sa seule raison d’être.

                                                                                  

    Tant en Suisse, à Genève, qu’au sein de la Communauté des Nations, la place de l’Ordre de Malte demeurera crédible aussi longtemps qu’il offrira un service désintéressé de haute qualité, efficace et apprécié de tous.

    Il contribue à sa manière au bien commun de l’humanité.

    Carouge, le 26 novembre 2008.

                                                                                                              Jean-Paul SANTONI.

     

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  • Carouge et son histoire

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    Quel plaisir à écrire des blogs. Il y a de la recherche de sujets, de la curiosité intellectuelle, du phrasé, du parlé, de l’intéressement à la vie quotidienne. Ecrire un blog, d’aucuns viendront narguer le fait que ce n’est pas motivant surtout de suivre l’actualité, les personnes, le monde politique, le monde tout court. Mais aussi l'histoire.

     

    Chaque jour s’impose la prise de connaissance de l’actualité genevoise, en l’occurrence carougeoise.

     

    Je profite de cette occasion pour remercier Isabelle Jan-Hess, journaliste émérite à la TdG qui m’a conseillé à Jean-François Mabut pour que ce dernier me glisse dans les rangs des blogueurs.

     

    Jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé des sujets intéressants permettant au tout un  chacun de se situer dans des sites historiques.

     

    Carouge

     

    On a déjà beaucoup dit sur Carouge. Mais pas assez.

     

    J’ai donc décidé de parler en trois blogs de l’histoire de Carouge. Aujourd’hui, la naissance de la Cité Sarde.

     

    On a déjà beaucoup dit et beaucoup écrit sur Carouge.

     

    Par les historiens et écrivains qui lui ont consacré des lignes souvent admirables, on peut citer René-Louis  Piachaud et son monumental « carouge » véritable épogée lyrique, Eusèbe, Gaullieur et ses « Annales », Jean-Daniel Blavignac ; Henri Tanner, qui a tellement aimé Carouge qu’il qualifiait de « pièces rares.

     

    Plus près de Nous, Raymond Zanone, ancien Maire de Carouge, a, notamment, publié deux ouvrages parmi tant d’autres, consacrés à « Carouge, hier et aujourd’hui » et « Cap sur l’histoire à Carouge » qui relate ses étapes marquantes et signficatives.

     

    L’association pour l’étude de l’histoire régionale est à l’horizon du volume « Des hommes, une ville : Carouge au XIXè siècle » publié par Dominique Zumkeller, archiviste de Carouge.

     

    Le catalogue de l’exposition du Bicentenaire de notre ville en 1986 « Bâtir une ville au siècle des lumières, Carouge : modèles et réalités » que l’on doit aux archives d’Etat de Turin, constitue une source de renseignements inépuisable ».

     

    A l’occasion du Bicentenaire, le professeur Paul Guichonnet, grand ami de Carouge, dédiait une plaquette fort élogieuse à notre « ville royale ».

     

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    Dans son « Invention de Carouge », somme architecturale, André Cozboz présente la réalisation  de ce site urbain exceptionnel tant il est fait d’équilibre, d’aisance et d’harmonie. Les façades des immeubles du Vieux-Carouge ont fait l’objet d’une étude de Pierre Baetschi, publiée par le Département des travaux publics, sous le titre « Carouge ; ville nouvelle du XVIIIe siècle ».

     

    D’autres, poètes, musiciens, peintures, photographes, artistes aux dons les plus variés, chacun avec son bénie propre, ont évoqué Carouge ou, bourgeois de la commune, l’0on fait connaître, Louis Cottier        qui outre l’historien de la cité, fut l’aquarelliste de Carouge par excellence, ses amis, les membres de la « Palatte Carougeoise » et puis Emile Chambon pour ne mentionner que quelques-uns de nos peintre, ont immortalisé leur ville.

     

    Demain suite de ce récit historique sur la Ville de Carouge. Etant précisé que ces propos ont été écrit par Monsieur Jean-Paul Santoni, Conseiller administratif délégué aux Beaux-Arts et à la Culture de la Ville de Carouge.

     

    A demain donc !

     

     

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  • ”CAROUGE” Histoire (suite)

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    (suite de mon exposé sur les sources historiques de Carouge)

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    …Même si de nombreux ouvrages et une liste impressionnante d’articles ont eu Carouge pour thème, il est étonnant de constater que son Histoire n’a jamais été écrite. C’est cette lacune que nous souhaitons aujourd’hui combler en publiant cet ouvrage portant pour titre ce seul non évocateur « CAROUGE ».

     

    Ce n’est pas l’œuvre d’un historien ou d’un écrivain particulier.

    Sans être le produit d’un « collectif » ce « CAROUGE» émane cependant de la contribution de plusieurs personnalités qui fon autorité dans le domaine qu’elles ont choisi de traiter.

    Le Conseil administratif, qui est l’initiateur de ce livre, s’est fixé pour but de réaliser enfin l’Histoire de Carouge ; c’est une gageure. Pour réussir cette entreprise, il n’y avait qu’une solution : solliciter et obtenir la collaboration d’auteurs dont la compétence est reconnue.

    En effet, ce n’est pas chose facile que de raconter la vie d’une ville qui est née trois fois, pour reprendre l’image de Henri Tanner.

     

    -        la première naissance est romaine, c’est Quadruvium

    -        la deuxième est moyenâgeuse puisqu’elle se situe au XIVe sièce, c’est Carrogio

    -        enfin voilà Carouge et c’est la troisième et dernière naissance en 1786, en plein siècle des Lumières.

     

    Deux mille ans d’événements, de vicissitudes, de périodes fastes, de moments ou des frais moins glorieux, ainsi que les hommes qui les ont façonnés, sont ici retracés.

    Conscients que « la cité est un vêtement collectif sous lequel se dissimule une communauté », c’est un aspect de l’Histoire que nous avons voulu privilégier.

     

    Nous avons sans cesse présente à l’esprit cette phrase de l’écrivain français Antoine de Saint-Exupéry : « …on ne vois bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ».

    Ainsi se présente, se vis et se raconte Carouge : c’est un cadre, un site urbain, mais c’est surtout et de manière prépondérante une cité, faite de la communauté des hommes et, partant, un état d’esprit.

    Telle est la raison pour laquelle, lorsque le nom de « Carouge » est lancé, on perçoit dans le regard de celui qui le prononce et de celui qui l’entend un éclair admiratif, signe de connivence et, pourquoi ne pas le dire, de convoitise.

    C’est encore Henri Tanner qui a écrit qu’  « qu’il faut regarder vivre cette ville secrète, s’y faire quelques amis, revenir, s’en imprégner ».

    Il est vrai que Carouge séduit, charme, fascine, sait se faire conquérant.

    Ce sont ses habitants qui lui ont donné cette âme, insufflé cet esprit, car ils ont construit le Carouge du cœur et de l’amitié en participant si activement à sa vie associative qui la distingue d’autres villes.

    Avec plaisir et reconnaissance, nous exprimons nos remerciements et notre gratitude à tous ceux, nombreux, qui ont contribué à la réalisation de cette Histoire de Carouge.

    L’intérêt, voire l’enthousiasme, que chacun a manifesté pour cette publication, ajouré à la qualité de chaque prestation, devraient faire que celle-ci soit bien reçue. C’est, en tout cas, le souhait que nous formulons.

    Ces remerciements s’adressent aux différents auteurs de cette Histoire, à Philippe Dumaret qui a conçu le graphisme, à Mme Myriam Matthey-Doret, secrétaire adjoint de la Maire et à M. Jean M. Marquis, Conservateur du Musée, qui a coordonné l’ensemble de ces travaux.

    Nous sommes persuadé qu’au fil de ces lignes, le lecteur découvrira ou redécouvrira ce vrai Carouge que nous voulons contribuer à faire aimer.

     

    Jean-Paul SANTONI

    Conseiller administratif délégué aux Beaux-Arts et à la Culture de la Ville de Carouge.

     

    Ce texte est la réalisation de la préface du livre « CAROUGE » en vente à la Mairie de la Ville de Carouge. Si vous désirez encore mieux ou tout simplement découvrir l’histoire de Carouge, n’hésitez pas à l’acheter.

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  • En avant la jeunesse !

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     Jeunesse, ayez confiance !

     

    Bonjour chers Blogueurs et Lecteurs,

     

    Je vais vous faire une « confidence » !

     

    Ne voyez pas ici du narcissisme voire du nombrilisme ou que sais-je dans mon propos.

     

    J’aime la politique !

     

    Il est des circonstances dans la vie où il est difficile de dissimuler ses émotions. En réfléchissant sur sa vie, n’est-il pas humain  de se remettre en question et de s’émouvoir en pensant notamment à l’expérience politique que l’on peut avoir menée. Dans ma cinquantième année je porte 33 ans de politique. C’est une excellente expérience dont je ne regrette absolument rien.

     

    L’activité économique a introduit d’immenses changements dans l’environnement mondial. C’est parmi d’autres, tel que la fiabilité de la stabilité de ce monde, partant de la consolidation humaine liée à la famille que j’ai ressenti la sensation à pratiquer la politique.

     

    Etre au service de son prochain. En tant que chrétien ouvert  à bien d’autres religions, il est important que je croie en ce que je fais. Toujours aller plus loin, toujours être à l’écoute, toujours être quelque peu visionnaire.

     

    Faire de la politique c’est s’intéresser à la vie, le corollaire, à la chose publique. C’est pouvoir discuter, débattre, avoir un sens de l’ouverture, aspiré à la sérénité, la paix.

     

    A l’âge de 17 ans, en pleine formation de Clerc de Notaire, je me suis intéressé à la vie publique. Je lisais les comptes rendus du Grand Conseil dans la « Suisse », je m’informais à la Chancellerie. Je travaillais dans une Etude de Notaires dont le « Maître » était Maire d’une Commune, Président des Communes genevoises. Si l’occasion se prêtait à la discussion, je n’y manquais pas.

     

    A 17 ans, je reprenais la Présidence des Jeunes Démocrates Chrétiens. Quelle belle mission, entre la jeunesse et les aînés ayant de la bouteille, le savoir.

     

    A cet âge là, j’admirais Guy Fontanet, ancien Président du Conseil d’Etat et bien d’autres ténors DC. C’était le Maître !

     

    Je me suis présenté sans succès au Grand Conseil, en vain.

     

    A Carouge depuis 1985, mon nom a figuré trois fois sur la liste Démo-Chrétien. La troisième fut la bonne, je prêtais serment au Conseil municipal. En 12 ans, j’ai été deux fois Président du Conseil Municipal de la Ville de Carouge. Accéder à cette fonction de premier magistrat de la Commune c’est être un Sénateur, vieille coutume carougeoise. Je dois beaucoup aux personnes de la politique carougeoise, notamment Jean-Paul Santoni, ancien Maire de la Cité Sarde.

     

    Il me plaît à relever que je ne regrette rien de mon parcours politique.

     

    Pourquoi les Démocrates Chrétiens ? C’est le parti de la famille et de l’ouverture. Ce mot incarne beaucoup pour moi. Il est sens de vie, de chemin vers son destin ; il est charismatique. Il a son pesant d’or au sein des démocraties.

     

    Il s’agit de veiller aussi à démontrer aux autres, les déçus, les fatalistes, les fatigués de la politique, les trop-mécontents, que  faire de la politique vaut mieux que l’indifférence. 

     

    Il n’est pas toujours évident de maîtriser ses élans, ses réactions, plus encore ses exaspérations dans un environnement parfois survolté. Je connais des jeunes qui en veulent, ils ont raison. Qu’ils foncent et qu’ils se mettent en avant pour être élu. Le chemin est long, il est toutefois réalisable.

     

    Aujourd’hui j’ai toujours en moi le feu sacré pour  faire de la politique. Et au surplus, si on me sollicitait, je pourrais rejoindre une équipe politique ou associative.

     

    J’expose succinctement mon parcours sur l’étal de mon blog simplement pour dire aux jeunes « loups » ayez de la patiente, soyez motivés, ne désespérés pas. Soyez surtout loyaux avec les autres, ne faites pas de mauvais pas.

     

    Je soutiendrai toujours pour autant qu’il soit soutenable, un jeune qui en veut honnêtement, sans se dresser en statut sur la place Saint-Pierre, amenant des idées nouvelles, apportant son savoir, son engagement. Du sang neuf est important !

     

    Je soutiendrai moins un jeune qui va à contre sens des valeurs, des repères de la vie. Je n’aime pas les arrivistes, les « je sais tout », j’en passe et des meilleurs.

     

    Je connais un jeune qui vise un haut poste politique; j’en suis ravi, car à travers sa jeunesse, son savoir, ses valeurs, ses croyances, son dynamisme, sa loyauté, c’est un bon candidat capable de  remplir aisément et  au plus près de sa conscience la mission qu’il lui sera confiée s’il est élu.

     

    Je ne peux qu’encourager la jeunesse, "s’il elle sait respecter les aînés…. !"

     

    Bon week end empli de tous ce que vous pouvez espérer.

     

    François Velen
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  • Itinéraire d'un croyant

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    Le théologien de Jean-Paul II à Carouge !
    Georges COTTIER

    Itinéraire d’un croyant

     

    Mercredi 3 octobre 2007, la paroisse de Sainte-Croix, recevait le Cardinal Georges Cottier.
    Pourquoi ?
    Pour le vernissage du livre écrit par Patrice Favre, aux éditions CDL, sur les souvenirs, la vision de la vie et les orientations théologiques du Cardinal Georges Cottier, pure souche Carougeoise, ITINERAIRE D’UN CROYANT.
    Quel événement pour la religion et évidemment pour les Carougeois.
    Né à Carouge en 1922, le Cardinal Cottier a retrouvé donc la paroisse de son enfance, ainsi que sa famille et ses amis. De 1990 à 1995, il fut théologien de la Maison pontificale au Vatican. Cette longue présence aux côtés de Jean-Paul II couronnait le parcours original de ce dominicain genevois, professeur de philosophie aux Universités de Genève et Fribourg, expert au concile Vatican II, interlocuteur des penseurs marxistes, acteur engagé dans les débats de son église.
    Rédigé par Patrice Favre, journaliste à La Liberté de Fribourg, ce livre est une co-édition CLD-La Liberté. A la fois biographie et livre d’entretiens, il fait écho aux interrogations de l’homme moderne sur la foi et l’incroyance, sur le bonheur et la difficulté, pour beaucoup, de le trouver. Lucide et plein d’espérance, le Cardinal porte sur son temps un regard qui aide à vivre et à penser.
    Patrice Favre écrit : « pendant quinze ans, Georges Cottier a été le théologien particulier de Jean-Paul II. Homme de l’ombre, il a vu passer entre ses mains tous les grands textes d’un pontificat dont il a partagé les intuitions, les souffrances et les succès.
    Pour saisir l’intime de cette aventure humaine et spirituelle, l’auteur propose un itinéraire. Celui d’un jeune croyant entré dans l’ordre dominicain après l’épreuve de la seconde guerre mondiale, devenu philosophe, expert au concile Vatican II, spécialiste de Marx et de l’athéisme. Un demi-siècle d’histoire revit ainsi au travers des rencontres et souvenirs d’un acteur engagé dans les débats de l’église et du monde.
    Plusieurs entretiens relèvent l’expérience vécue par les « théologien du pape », levant un voile sur des aspects souvent méconnus d’un pontificat exceptionnel. Dans une langue simple et directe, le Cardinal affronte les interrogations du journaliste sur la foi et l’incroyance, sur le plaisir et sur la morts, su le bonheur et la difficulté de le trouver. Un discours lucide et plein d’espérance, porté par un homme libre. Une vie féconde qui, à son tour, aide à vivre et à penser ».
    C’est Jean-Paul Santoni, membre de la paroisse catholique de Sainte-Croix, qui accueillit Monseigneur et évoqua les liens de ce dernier avec Carouge. Plus bas, ses propos. Un Monseigneur qui souligna la présence de ses Amis et les remercia de leur présence. Il souligna en quelques mots son attachement à Carouge, sa famille et quelques points théologien.
    Les propos de Jean-Paul Santoni, ancien Maire de la Ville de Carouge :
    « Nous sommes sûrs que notre cher Dominicain carougeois fera honneur à sa paroisse et à la Cité qui l’a vu naître ».
    Cette certitude, avérée ô combien, a été formulée le 8 juillet 1951 par le Curé de Sainte-Croix de l’époque, il y avait déjà un bon Curé à Sainte-Croix en ce temps là, lors du repas qui a suivi la célébration de votre première messe.
    Il convient de citer cette phrase en exergue, car il appartient au cours normal des choses que Sainte-Croix, votre paroisse, présente, Urbi et Orbi, le livre « Itinéraire d’un croyant » qui vous est consacrer car vous êtes ici à la maison comme aime à le dire l’actuel Curé de Sainte- Croix, notre très cher Alex.
    Carougeois, vous l’êtes, Monsieur le Cardinal, car, n’en déplaise aux esprits chagrins qui pêchent pas excès de juridisme, « summum jus, summa injuria », être Carougeois, c’est une affaire de cœur qui n’a rien à voir avec l’état-civil.
    On sait quelqu’un qui, venu de la lointaine Lausanne est plus Carougeois parmi les Carougeois que je connaisse car il a donné son cœur à notre Cité à sa paroisse de Sainte Croix, dont il est le berger.
    Je ne veux pas ici et maintenant retracer votre itinéraire lequel est le but du livre qui paraît aujourd’hui.
    Cependant je voudrais évoquer deux épisodes empreints d’une touche personnelle. Le premier concerne votre ordination sacerdotale, en l’église Saint Joseph en 1951, à laquelle j’assistais.
    L’enfant que j’étais était intrigué parce que quelque chose dans votre habillement vous distinguait des autres ordinands. Bien sûr, vous étiez le seul fils de Saint Dominique parmi eux !! Mais il est concevable qu’à cette époque une telle subtilité m’échappât.
    Le second fait qui nous concerne est le suivant : lorsque je fréquentai le Collège de Genève, vous nous dispensiez des cours de religion, en dehors des heures évidemment, école laïque oblige, même au Collège Calvin…. J’entends encore votre commentaire sur le pentateuque. Je ne peux pas évoquer ces années sans avoir une pensée émue et reconnaissante pour l’un de vos Confrères dominicains qui a également marqué notre génération, le Père Henri de Riedtmatter.
    J’ai l’intime conviction que ce vernissage constitue le moment opportun pour rappeler et évoquer, même brièvement, tout ce que Carouge et la paroisse Sainte-Croix doivent à votre famille, particulièrement à votre père Louis Cottier.
    Par cette évocation nous voulons marquer la reconnaissance et la gratitude que toute une population et une communauté vous doivent à vous et à votre famille.
    Une soirée entière ne suffirait pas à énumérer tout ce que Louis Cottier a donné à son cher Carouge et à sa chère paroisse et dont tous deux lui sont redevables.
    Le plus bel hommage, peut être, nous le devons à André Corboz qui, en guise d’épigraphe dans sa remarquable source « Invention de Carouge » écrit « A la mémoire de Louis Cottier qui pendant plus d’un demi-siècle malgré l’incompréhension des –réalistes- frappés de myopie, a cherché et rassemblé les fragments épars du texte Carouge avec l’obstination d’un papyrologue. Ce livre qu’il aurait dû écrire si on lui en avait donné les moyens ».
    En 1977, il y a donc 30 ans, les autorités carougeoises d’alors, apportant un flagrant démenti à l’adage qui voudrait que les Républiques soient ingrates, ont voulu rendre un hommage à Louis Cottier par le baptême de l’agréable jardin public ouvert sur la place de Sardaigne.
    Enfin, je manquerai à tous mes devoirs si je ne rappelais pas ce soir la grande figure du premier cardinal Suisse Gaspard Mermillod, fils d’un boulanger Carougeois. C’est à dessein que je qualifie Monseigneur Mermillod de premier cardinal suisse ; en effet, Mathieu Schiner cardinal au XVIème siècle était Valaisan ….
    Il est tout de même significatif de relever que sur les sept cardinaux , j’espère que ce chiffre est exact, que la Suisse a donnés à l’église, deux sont Carougeois, et un troisième, le cardinal Journet fut vicaire à Sainte-Croix et a gardé des liens très forts avec notre paroisse.
    Au début de mon propos, je citais un extrait d’un discours prononcé le jour de votre première messe. En conclusion j’en rapporterai un autre, toujours au cours de ce repas du 8 juillet 1951, émanant d’un Conseiller administratif de l’époque, car il est prémonitoire je cite : «du moment qu’un enfant de Carouge, fils de boulanger est devenu en son temps cardinal de la Sainte Eglise, on ne voit pas pourquoi un autre Carougeois, fils d’horloger, ne suivrait pas ses traces … ! »
    Ce mot plein d’optimisme, en forme de souhait, devient réalité quelque 50 ans, après qu’il a été prononcé. Il démontre que la qualité de visionnaire n’est pas incompatible avec la fonction de magistrat.
    Je terminerai en me référant à l’inscription apposée sur le tombeau du cardinal Mermillod dans l’église Sainte-Croix « Dilexit Ecclesiam », il a aimé l’Eglise.
    A la lecture de cet « Itinéraire d’un croyant » nous serons confirmés dans nos convictions que vous aussi, vous aimez l’Eglise.
    Mais surtout, j’aimerais vous exprimer, Monsieur le Cardinal, toute notre gratitude parce que, par notre enseignement et votre exemple, vous m’avez aidé, vous nous avez aidés, à aimer l’Eglise ».
    De cet événement « Carougeois », reste l’écho du désir de lire ce livre
    François Velen

     

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