On n'a pas le droit d'avoir faim ! (03/06/2008)

Migros offre des bons aux réfugiés !

 

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Faut-il donner un bon de Frs 10,-- et avoir la liberté d'aller où l'on veut ou nécessité est de faire "gagner" la Migros ? 

Le requérant d’asile  débouté ou frappé de non-entrée en matière, reçoit une aide d’urgence de Frs 10,-- par jour.

Normalement le requérant pourrait aller où il veut pour faire ces petits achats. Je dis « petits » car avec Frs 10,-- par jour on ne va pas loin. A ce sujet, je ne suis pas certain que des Suisses ne reçoivent guère plus des aides fédérales ou cantonales.

Suivant le lieu de résidence du requérant, ce dernier peut recevoir ces Frs 10,-- en argent liquide, en nature (plateau-repas) ou sous forme d’un bon Migros.

Je ne veux pas reprendre les propos du journal le « Matin »  en signalant que cette pratique à Berne et à Zurich fâche Amnesty International. « Avec ce système, les gens n’ont plus la possibilité d’aller dans les commerces moins chers ».

C’est vrai que cette pratique réduit la concurrence commerciale.

Je ne soutiens pas cette manière de faire. Les requérants débouté ou frappé de non-entrée sont limités à un lieu d’achat qui à tout le moins n’est pas toujours à côté du centre où ils vivent. Et la concurrence ? Pourquoi, ne pourrait-il pas aller à la COOP, chez Denner ?

Une association zurichoise de défense des droits de l’homme, dit le « Matin » a d’ailleurs entrepris de troquer les bons des requérants contre de l’argent comptant pour remédier à ce problème. Frs 4'000,-- à Frs 5'000,-- sont ainsi échangé tous les jours.

Je suis enclin à soutenir la mauvaise humeur d’Amnesty International.

Je salue le geste de Migros. Cela dit, il n’y a pas que ce géant rouge, il y a aussi celui orange et d’autres endroits commerciaux.

Toujours à ce sujet, j’admire les personnes qui s’occupent notamment du « Carré » à Genève. Ce sont des démunis, des déshérités qui vont se nourrir tous les jours dans cette institution privée. Ce qui me laisse pensif dans le bon sens, c’est la nourriture passée date donnée par COOP Acacias au « Carré ». Je ne sais combien coûte le repas, mais pas bien cher.

Par ailleurs, je trouve indécent ceux qui jettent la nourriture. Depuis petits mes parents m’ont appris à finir mon assiette. J’ai transmis cette manière de vivre à ma fille. Je peux dire après mon repas que j’ai la conscience tranquille.

Dire que dans le monde une grande population meure de faim, alors qu’ici on détruit la nourriture. Ca me fait dresser les poils du bras.

Qu’elle belle injustice de laisser mourir des êtres humains, des enfants.

Comme dirait Coluche, « On a pas le droit d’avoir faim…. »

Si chaque personne mettait dans une tirelire l’équivalent qu’il ne mange pas, qu’il jette, je pense que les pauvres en nourriture seraient moins pauvres.

Je suis Chrétien et chaque jour je pense aux pauvres. Je prends le temps de dire « merci »; j’adresse une pensée vers ces gens qui n’ont pas la chance de vivre comme Nous.

C'est la gestion du temps, qui avant toutes autres choses, caractérise une époque. Paraphrasant un adage célèbre, ont pourrait s'amuser à poser comme question "dis-moi ton temps, et je dirai...", tant il est vrai que le fait de mettre l'accent sur le présent, le passé ou le futur, va déterminer la manière de se comporter par rapport à l'environnement naturel et social. De se comporter aussi envers son prochain, savoir venir en aide, déterminer à être utile dans la société.

Je souris toujours des jeunes politiciens aux grandes idées, manquant de modestie, voulant voir les aînés rangés dans le placard, sachant tout. Ils n'ont pas le panache de celles et ceux qui ont la sagacité d'un esprit authentique.

Pensez- y aussi !

Bonne journée.

François Velen

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