15/09/2016

Budget 2016 - 2017, c'est "psychosomatique" !

greve.jpgBien le bonjour,

Depuis la présentation du budget 2017, les plumes se sont agitées dans tous les sens pour transmettre l'état d'esprit d'aucuns.

Budget 2017 ?

C'est psychosomatique !

« Combien de patients ont entendu leur médecin formuler ce diagnostic pour expliquer que les douleurs qui auraient pourtant nécessité un traitement médical ( Sophie Dominique Rougie) »

A Genève, depuis des années on assiste à une multiplication de maux liés aux finances sans pour autant trouver les bons remèdes; ce qui allonge sans doute les budgets boiteux.

2017, déficit de 77 millions.

2016, déficit de 70 millions, refusé par les députés, le corollaire étant le déclenchement du système des douzièmes provisionnels.

Deux budgets calamiteux. ?

Arrêtons nous sur les marges de manoeuvre 2016 du Conseil d'état.

L'état proposait notamment de réduire les charges affectées à la fonction publique.

En effet, les fonctionnaires étaient sollicités pour travailler plus, 40 à 42 heures par semaine, et se voyaient suspendre les annuités.

Représentant la moitié des charges de l'état, pendant 3 ans, les coûts du personnel étatique devaient être réduits de 5 %, représentant une économie de 130 millions.

Le département des finances ayant jeté les dès sur la table, vous pensez bien que les syndicats sont montés au créneau

« c'est une régression sociale », « inadmissible », « les fonctionnaires ont déjà que trop donné », etc., scandaient les uns et les autres.

Bien évidemment, toute la classe politique a décrété que l'imagerie médicale du budget 2016 était mauvaise, et que la stratégie thérapeutique du Conseil d'état n'était pas le meilleur des succès pour soulager les finances.

Chemin faisant, manifestations, grèves, débrayages, la caste des fonctionnaires montaient aux barricades pour dénoncer cet acharnement de vulgarisation à leur égard.

Budget 2017, la fonction publique n'est plus touchée, voire même « gavée » par la reprise de l'annuité.

Les propositions 2016 sont décédées car le scanner révèlent clairement que les récessions budgétaires « n'ont pas été maintenues et combattus » par l'exécutif cantonal.

Influence des compassions, force plus vive des syndicats, mauvaise utilisation d'un arsenal thérapeutique, apaisement, où est l'oeuf où est la poule, manque de courage politique, la liste peut être longue.

En clair, disons tout simplement que le Conseil d'état n'a pas fait preuve de courage politique par manque de confiance en lui, peut être, et a baissé purement et simplement son pantalon .

Les fonctionnaires ont gagné et les exigences du Conseil d'état ont été dépersonnalisée et mises aux déchets « fonctionnels ».

Que dire alors ?

Que le Conseil d'état est faible, très faible, il n'a pas résisté à la pression, aux médias.

Baisser les bras est la plus grande faiblesse d'hommes et de femmes responsables.

Clairement identifié, le Conseil d'état a donc été broyé par « ils avancent d'un pas, j'en fais trois en arrière ».

Alors, en matière de finance qui fait la loi à Genève ? Les Autorités ou la caste de la fonction publique ?

L'ulcère financier de la République et Canton de Genève n'est pas prêt de guérir !

A tout cela, le chemin des dérives de notre exécutif n'a de cesse de poursuivre la trajectoire des « Genevoiseries ».

Allez belle soirée !

 

 

 

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