21/08/2016

Renoncer à Swiss, le tarmac de Cointrin va hurler !

Cointrin.jpgBien le bonjour,

2018 voire 2019, le tarmac de Genève va-t-il perdre le prestige mondiale de la flotte Swiss avec une restructuration économique ?

On pourrait le penser !

Avec l'article de la TdG «La présence de Swiss à Cointrin est menacée ? », la cible genevoise est visée, c'est dans l'air, une nouvelle ère de l'ancienne compagnie Swissair est encore une fois discutée au sein de l'actionnaire majoritaire, cette fois-ci la « Lufthansa ».

Avant de laisser les esprits s'envoler vers la tourmente, il est bon de rappeler que notre bonne compagnie nationale « Swissair » fut fondée par Balz Zimmermann et Walther Mittehholzer en 1931. Depuis la bobine a su dérouler une pellicule évolutive vers une concurrence féroce pour terminer sa folle course sur les pistes de la Suisse en 2001, suite aux attentats du 11 septembre. L'écran s'obscurcit.

Tout ou presque aura été mis en oeuvre pour sauver la mère de l'aviation helvétique, en vain.

Les réactions furent violentes et de fait laissèrent rouler le train d'atterrissage vers un traumatisme sans nom au sein de l'opinion publique Suisse.

L'enterrement nationale se fit sans couronne de la part des 72'000 employés dans le monde, dont 21'000 en Suisse, et de tous les Helvètes.

En 2002, Swiss international Air Laines voit le jour grâce à des capitaux provenant de fonds publics. En marge de 2,2 milliards injectés par la Confédération, 1,7 milliards d'actions, par l'achat de grandes firmes tels que Novartis, Neltlé, ou Swisscom.

Dès 2005, la compagnie fut rachetée par l'allemand Lufthansa pour une bouchée de pain. Jugez en, la somme de 339 millions d'euros et versées: cet insignifiant montant fit hurler des petits actionnaires non consultés pour cette vente. La lourde machine juridique pris place sur le jeu d'échec. Swissair est définitivement « échec et mat » en 2008.

Voilà, en quelques mots le tapis rouge de la plus vieille compagnie helvétique déroulé devant les Suisses puis enroulé « vertement » au siècle dernier pour être « garé » dans le hangar historique des 23 cantons; une fin tragique sur fond de psychologie dont les séquelles restent indélébiles dans l'esprits de tous les Suisses.

Alors, entendre aujourd'hui que Genève risque d'être privée de la croix fédérale sur le tarmac de Cointrin et inconcevable et va indéniablement susciter l'éveil du triste passé et attiser à nouveau les mouvements de colères.

« CA VA GUEULER FORT » !

Pour l'aéroport international qui n'a de cesse de se développer, notamment par la construction d'un nouveau terminal, un tel « crash » n'aurait pas de sens.

En effet, l'objectif visant la rentabilité de Swiss par la compagnie à bas prix Eurowings ne saurait compenser l'aspect psychologique de l'envol de Swiss de Genève vers Zurich.

Comment vivrait l'économie genevoise et le volet des rencontres internationales sans la prestigieuse flotte couleurs Suisses.

Toutes excuses, toutes explications, toutes substitutions n'édulcoreront pas la toile mais noircira bien le vieux tableau de Cointrin.

A cela, face à cette évolution néfaste pour l'envergure internationale de Genève, comment le Conseil d'administration de Cointrin va-t-il réagir, comment les Autorités genevoises vont-elles défendre la clef et l'aigle de la cité du bout du lac Léman.

Genève-cointrin dans la tourmente suite à l'éventuelle « révolution » 2018-2019, va-t-elle être plombée à nouveau par une compagnie à l'espace aérien grandement économique ?

La Suisses entière à crier un jour, « Je suis Swissair », demain les genevois crieront-ils « Je suis Swiss-Cointrin » ?

Telle est la question qui va engager nombre de palabres.

On n'est pas sorti de l'hublot.

Bref, la mort de Swiss à Cointrin ne calmera pas les esprits, bien au contraire, elle desservira la paix sociale et culturelle de la vie genevoise.

NOUS ALLONS D'UNE MEME VOIX NOUS BATTRE POUR NOTRE GENEVE !

Allez bonne soirée !

 

 

 

 

 

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