27/01/2016

Carouge-Lancy, ne supprimons pas le trait d'union !

carouge-lancy.jpgBien le bonjour,

Je rebondis sur l'article paru ce jour dans la TdG "Des élus rêvent d'unir Carouge et Lancy".

D'entrée de cause, l'idée de l'élue carougeoise n'est pas mauvaise, mais.......

Sur ce sujet d'intérêt public, ce n'est pas la première à lancer une telle idée.

En effet, humblement, lorsque j'ai été deux fois Président du Conseil municipal de Carouge, 1996 et 2001, un tel projet avait déjà été évoqué. A l'époque, dans la mesure où les Communes travaillaient seules sur leur propre terre, ce concept pouvait être envisageable tant les synergies manquaient.

A ce titre, je pensais créer dans le but économique une seule centrale d'achats, un seul centre travaux voirie, une seule compagnie de pompiers, etc.

J'étais jeune (et beau !) empli d'idées, de projets de sociétés révolutionnaires, tel la jeune élue aujourd'hui.

Mais je crois que je me trompais, j'étais quelque peu utopique et irréaliste sur les conséquences ! On ne change pas la société d'un coup de baguette magique. Et surtout, on ne déconstruit pas une philosophie organisationnelle qui a toute sa place en 2016.

A mon époque comme le 27 janvier 2016, comme en 2030, la grande danse à plusieurs temps ne peut en fait se réaliser au risque de voir naître à long terme une seule administration, une seule comptabilité, bref la mort de l'esprit communal pour une grande région tombant dans la perte de reperds.

Depuis, la gestion des communes s'est développée et les institutions ont évolué.

C'est dire que l'Association genevoise des communes travaille déjà depuis des années avec les Autorités cantonales sur les rapports inter-communaux pour créer des synergies entre les services tels que voirie, état civil, culturel, etc. Avec les évolutions technologiques les rapports ont évolué en termes de concertation et de communication.

Sur bien des sujets, Carouge est loin d'être en reste.

Il n'y a pas de frontière entre les communes voisinantes Carouge, les Autorités se parlent, se concertent, sur des grands projets tel que le PAVE.

Ainsi la notion du fédéralisme résiste aux tentations du monde moderne de vouloir tout mettre sous le même toit au titre de rationalisation économique.

En 2016, supprimer le trait d'union entre Carouge et Lancy manque de bénéfice même si un projet de fusion non contraignant est à l'étude au Canton.

Non, l'élue a un tour de retard si ce n'est vouloir fonctionner à la française tel le nouveau partage des régions. Ceci n'est pas concevable à Genève et encore moins à Carouge.

Le gros champignon proposé par l'élue fera perdre sur le temps l'identité des communes et créera une société globale qui tuera les particularités de notre système tant envié ailleurs.

Carouge à son âme, c'est un cas particulier, elle est Sarde. Un « traité » tel que celui conclut entre le roi de Sardaigne, Charles Emmanel III, en 1754, et Carouge ne peut être celui pouvant se répéter à notre époque avec Lancy.

Carouge, d'essence latine, méridionale, libre, volontiers frondeuse, batailleuse quelquefois, Ville que l'on aime où l'on cultive l'amitié, où l'on tutoie facilement son voisin, où les femmes et les hommes ont des sensations, ne peut être Lancéenne !

Carouge tout comme Lancy, et les autres communes voisines doivent rester comme elles sont aujourd'hui avec leur petit trait d'union administratif.

En conclusion, s'il doit y avoir conclusion, la jeune élue veut « tuer » l'esprit communales et notamment celui de Carouge et ce pour des considérations politiques qui ne sont réalisables que si on veut marginaliser d'un système qui donne entière satisfaction sur l'indépendance territorial.

Carouge, Lancy, Plan-les-Ouates, soyons les meilleurs cousins tant culturellement que sportif.

Au delà, ne touchons rien que diable !

Allez bonne journée !

 

 

 

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10/01/2016

L'Opéra "bouffe" 3 millions de plus !

Théâtre-Ephémère Paris © C. Raynaud de Lage.jpgBien le bonjour,

Le majestueux escalier menant à la scène éphémère le temps de rénover le Théâtre de la place Neuve nous enthousiasme toujours, mais crée de nouveaux soucis au porte-monnaie. L'Opéra des Nations grillera quelques millions de plus. Des questions ?

C'est vendredi dernier, que la TdG portait à notre connaissance que l'opéra des Nations transféré des Jardins du Palais Royal sur la campagne Rigot près de l'ONU coûtera 3 millions de plus.

Oui, l'Opéra bouffe 3 millions de plus, venant se rajouter aux 66 millions, coût du pavillon.

Pourquoi ?

Dans les coulisses des politiques on parle de fauteuils ne respectant pas les normes de sécurité genevoise, ils seraient inflammables, les prises électriques françaises ne feraient pas bon ménage avec nos systèmes, elles ne sauraient pas compatibles.

Au sujet des fauteuils, il faut savoir qu'une « opération fauteuil » a été lancée au prix de Frs 2'000,-- pour une personne privée et Frs 5'000,-- pour des groupes. A ce jour, plus 8 millions ont été récoltés.

Comme quoi cette affaire de parrainage a enflammé d'aucuns chauffant les portes-monnaie.

Voilà le tableau du nouvel acte joué sur les planches de l'Opéra bouffe d'Offenbach.

Mais !

Même si les liquidités auraient été trouvées, on ne peut passer à côté de questions, comme lors de la visite à Paris et des discussions qui on suivies, les spécialistes genevois ne se sont-ils pas inquiétés de ses détails.

N'ont-ils pas réfléchi, analysé, enquêté, au delà des 300 pieux en épicéa provenant de notre canton qui supporteront cet opéra ?

Pourtant les exigences genevoises sont claires et nettes.

Espérons que d'autres surprises ne viendront pas développer d'autres enveloppes financières supplémentaires.

Comme quoi être assis dans un confortable fauteuil, tel un Conseiller administratif de la ville de Genève, ne permet pas d'être toujours au courant des inepties !

Encore une Genferei !

Allez bonne journée !

Certes,

 

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07/01/2016

Genève : faut-il réguler les équipements lourds des centres d'imagerie ?

images.jpgBien le bonjour,

Avant les fêtes, j'ai dû subir en urgence un ou une IRM.

Je suis allé dans un centre médical de Carouge où j'ai pu constaté que cet institut avait fait peau neuve. Tout est aménagé en équipement médicaux pour investiguer, des CT-scan, des PET-scan et IRM, bref une panoplie très large en imagerie médicale. Un must genevois; où nous sommes très bien reçu, il est vrai.

Tout ceci a un coût pas anodin, se répercutant indéniablement sur les factures remboursées par les assurances, le corollaire étant des primes qui ne cessent de prendre l'ascenseur.

Evidemment la médecine n'a pas de prix. Toutefois.....

Aujourd'hui, un « pet » de travers et hop la machine médicale se met en route.

Parfois dans des extrémités pas nécessaires.

Bref, mon propos ne juge pas les soins, parfois outranciers, dispensés par les médecins. Moi-même avec mon « imbécile de genou » j'ai été super content d'être suivi notamment par le CHUV et par la clinique des Grangettes, deux établissements sérieux et accueillants.

Non, je veux en venir ici au nombre non négligeable de centres d'imagerie implantés à Genève doté de lourds matériels. Combien sont-ils ? C'est clair, une kyrielle pour un petit canton comme celui de Genève.

Au risque d'en oublier inutile de les citer ici.

Pourquoi autant ?

Aux praticiens de répondre.

C'est sur le plan politique où je veux en venir.

Ne faudrait-il pas se référer au projet de décret du Conseil d'Etat Vaudois qui veut réguler les équipements médicaux lourds (je ne sais pas s'il a été voté par le Grand Conseil).

Ceci dans le but de mieux maîtriser les coûts de la santé.

Cette clause est déjà en vigueur dans les cantons de Neuchâtel, du Tessin, du Jura, et de Fribourg.

Si dans d'autres cantons une telle mesure est en force ou à l'étude pourquoi Genève laisse pousser une forêt de lourd matériel sans se poser la question de l'expansion, voir de l'explosion des coûts.

Peut-on penser que dans ce domaine, c'est la loi de la jungle qui prime sur la raison de faire des économies.

A cela, combien de cliniques privées, de centres idoines, de médecins, verraient d'un bon oeil ce dispositif de contrôler, de normaliser, de rationnaliser, voire d'unifier le monde de l'imagerie.

Genève doit-il réguler ? A mon humble avis OUI.

Si j'étais Député au Grand-Conseil je copierai les autres cantons, au risque de m'attirer les foudres.

Bref, une fois encore Genève ne sait pas maîtriser les coûts.

A mettre à l'inventaire des « Genferei » !

Allez bonne journée !

 

 

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05/01/2016

Quant à dégainer, il y une "balle" !

Version:1.0 StartHTML:0000000167 EndHTML:0000005154 StartFragment:0000000454 EndFragment:0000005138

images.jpgBien le bonjour,

Me revoilà !

Bonne année, surtout la santé et « portemonnaie toi bien » !

Dominique Warluzel a donc dégainé sur une femme d'où le placement au minimum de trois mois en détention provisoire dans le quartier cellulaire de l'hôpital.

Evidemment, les rapaces de l'information n'ont pas tardé à "tacher" leur page journalistique de gouttes d'encre noires.

Que s'est-il passé ?

Ce n'est pas à nous de faire la lumière, la police via la justice s'en inquiète déjà et à juste titre. C'est juste, la justice sera à la hauteur d'établir les circonstances et de prononcer la sentence ou le non lieu.

Mais quel éclair est tombé sur la tête de l'homme réduit considérablement dans sa santé alors qu'avant ses deux AVC il était en pleine expansion de la vie ?

Tout est imaginable.

Philosophiquement, peut-on expliciter clairement le geste d'un homme atteint tant physiquement que moralement. Il était malade, diminué, sans vision d'un avenir comme avant. C'est un être humain cassé tout simplement.

Alors, la sagesse a-t-elle été prise par un moment de folie dû à la maladie, à une prise exagérée de médicaments, d'alcool, les enquêteurs le sauront d'ici peu. D'entrée de cause,Dominique, si j'ose le citer ainsi, n'est pas excusable toutefois, on peut essayer de comprendre l'homme diminué.

Les experts feront la lumière, ils sont là pour cela. Surtout ne jugeons pas trop hâtivement, sur le coup de l'émotion.

Je peux le comprendre; toutefois entre dégainer, il y une "balle".

Souvent j'ai voulu aussi casser la baraque sans pour autant en arriver à l'acte de Dominique.

Pourquoi ?

Ayant été touché sévèrement dans ma santé suite à un accident de voiture, le corollaire étant 38 interventions chirurgicales, une jambe bloquée avec toutes les conséquences que cela peut avoir, j'ai aussi pété à maintes reprises les plombs.

En effet, n'ai-je pas jeté au sol une casserole d'huile froide; quel « bordel » pour le nettoyage ! N'ai-je pas jeté à travers la cuisine, des objets, notamment des steaks.

N'ai-je pas abusé de l'alcool, d'où un arrêt total.

Souvent, au plus bas de ma forme morale j'ai crié, engueulé, j'en passe et des meilleurs.

Ma famille, mes proches et mes amis ont eu de la patiente.

A toute cette période, il y a eu d'abord le refus, puis la dénégation et enfin l'acceptation. J'ai accepté mon sors ce que Dominique comme d'aucuns n'ont peut être pas fait. Le chemin n'est pas simple, toutefois c'est jouable avec de la patiente, la foi, l'amour de la vie, le soleil.

Alors chemin de vie brisé, handicapé, meurtri, on peut imaginer la foudre.

Malheureusement, la foudre qui s'est abattue sur l'esprit de Dominique a dépassé l'entendement.

Le logiciel de Dominique a bugé !

Dominique Warluzel a dégainé l'a où le psychique l'attendait.

Vaincre ses peurs sera désormais difficile mais pas impossible.

Je voudrais le rencontrer pour essayer de comprendre son geste.

Enfin, j'ai une pensée pour la femme atteinte dans son intégrité.

Allez bonne journée !

 

 

 

 

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