07/01/2016

Genève : faut-il réguler les équipements lourds des centres d'imagerie ?

images.jpgBien le bonjour,

Avant les fêtes, j'ai dû subir en urgence un ou une IRM.

Je suis allé dans un centre médical de Carouge où j'ai pu constaté que cet institut avait fait peau neuve. Tout est aménagé en équipement médicaux pour investiguer, des CT-scan, des PET-scan et IRM, bref une panoplie très large en imagerie médicale. Un must genevois; où nous sommes très bien reçu, il est vrai.

Tout ceci a un coût pas anodin, se répercutant indéniablement sur les factures remboursées par les assurances, le corollaire étant des primes qui ne cessent de prendre l'ascenseur.

Evidemment la médecine n'a pas de prix. Toutefois.....

Aujourd'hui, un « pet » de travers et hop la machine médicale se met en route.

Parfois dans des extrémités pas nécessaires.

Bref, mon propos ne juge pas les soins, parfois outranciers, dispensés par les médecins. Moi-même avec mon « imbécile de genou » j'ai été super content d'être suivi notamment par le CHUV et par la clinique des Grangettes, deux établissements sérieux et accueillants.

Non, je veux en venir ici au nombre non négligeable de centres d'imagerie implantés à Genève doté de lourds matériels. Combien sont-ils ? C'est clair, une kyrielle pour un petit canton comme celui de Genève.

Au risque d'en oublier inutile de les citer ici.

Pourquoi autant ?

Aux praticiens de répondre.

C'est sur le plan politique où je veux en venir.

Ne faudrait-il pas se référer au projet de décret du Conseil d'Etat Vaudois qui veut réguler les équipements médicaux lourds (je ne sais pas s'il a été voté par le Grand Conseil).

Ceci dans le but de mieux maîtriser les coûts de la santé.

Cette clause est déjà en vigueur dans les cantons de Neuchâtel, du Tessin, du Jura, et de Fribourg.

Si dans d'autres cantons une telle mesure est en force ou à l'étude pourquoi Genève laisse pousser une forêt de lourd matériel sans se poser la question de l'expansion, voir de l'explosion des coûts.

Peut-on penser que dans ce domaine, c'est la loi de la jungle qui prime sur la raison de faire des économies.

A cela, combien de cliniques privées, de centres idoines, de médecins, verraient d'un bon oeil ce dispositif de contrôler, de normaliser, de rationnaliser, voire d'unifier le monde de l'imagerie.

Genève doit-il réguler ? A mon humble avis OUI.

Si j'étais Député au Grand-Conseil je copierai les autres cantons, au risque de m'attirer les foudres.

Bref, une fois encore Genève ne sait pas maîtriser les coûts.

A mettre à l'inventaire des « Genferei » !

Allez bonne journée !

 

 

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