19/05/2015

VVP : voie verte des privés

images.jpgBien le bonjour,

D'entrée de cause, au fond le projet n'est pas dénudé de bon sens. Il me fait penser à la voie de train de New York revisitée en chemin de plaisance pour piétons.

A Genève, un mariage piétons-vélos- plaisir du chemin piétonnier, verdure, luminaires sympa, bancs, pourquoi pas, mais ..........

De quoi je parle ?

De la grande traversée de 22 klm entre Annemasse et St-Genis.

(voir TdG « http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/verte-devenir/story/27849557 »

Verra-t-elle plus vite le jour que la traversée du lac. Hmmmmm !

Si on se réfère aux dires de l'Office fédéral des routes qui est loin d'inscrire la traversée de la rade, le projet « fou » d'une autoroute pour vélos et piétons couvrant en partie le CEVA se réalisée bien plus tôt.

Cela constaté, avec toutes les genevoiseries le chemin ne sera pas une sinécure pour joindre l'est à l'ouest de Genève.

A cela, combien coûtera ce projet certes intéressant et qui paiera ?

Une manne fédérale ? Alors que Berne ne veut à ce jour pas mettre un sous dans la traversée de la rade, à qui reviendra ce lourd investissement ?

Actuellement, 12,8 millions de francs sont conditionnés par Berne un lancement de chantier qui aurait débuter en 2014. A cette minute, le projet n'est que sur papier !

Ce projet fait un peu peur.

En effet, si on pense que la dette publique genevoise oscille à 14 milliards, si on réfléchit à la traversée de la rade, à la sur-densification et des ses implications collatérales de Genève, au nombre grandissant de gens dans le besoin, à l'Hospice général, au lourd financement attribué aux immigrants, je pense que l'idée de ce chemin « glamour » n'est pas envisageable pour l'instant tant les choix de l'avenir à court, moyen termes sont grands.

Comment Genève va-t-elle faire face à ce « caprice heureux » dans une société en mouvance constante, où la spirale des augmentations n'a de cesse de plomber le pouvoir d'achat des ménages, où on ne peut concevoir une augmentation d'impôts ? OUI, à l'heure actuelle cette réalisation est contre la vie au quotidien.

N'étant pas refroidi au point de ranger cette ambition visionnaire dans le tiroir, il conviendrait de vendre à des sociétés implantées à Genève chaque mètre, ou chaque centaine de mètres, voire chaque kilomètre. Une plaque au nom de L'UBS ou du Crédit Suisse, ou de la Banque Raiffeisen, ou Rolex, ou Patek Philippe, ou Protec Gambel, ou du commun des mortels.

L'appétit de la grande voie verte des privés, on ne pourrait pas s'en priver tout de même, faut-il vouloir vendre.

Subsidiairement, pendant qu'on y est soyons fous jusqu'au bout et parlons d'un grand téléphérique entre le Salève et le Jura !

Allez bonne journée !

 

 

 

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