19/08/2014

Ne les couvrons pas d'or mais de chaleur bien humaine.

images.jpgBien le bonjour,

J'ai envie de dire que nous sommes des enfants pourris, et c'est tellement vrai.

C'est depuis une clinique genevoise que j'écris ce blog non pas pour obtenir vos compassions, vos appitoiements, vos coups de coeurs, encore moins vos beaux bouquets de fleurs, mais pour témoingner du fast de la médecine administrée.

Bon Dieu ce que nous sommes pourris par tous les moyens mis à notre dispostion pour nous soigner. Du petit pet de travers à l'AVC, notre corps médical est exemplaire, non seulement grâce à son savoir faire mais aussi par l'immense panoplie d'instruments et de médicaments à disposition.

De plus, afin d'être le must du must du centre médical, toutes les cliniques genevoises ont redoublé d'attention pour attirer le maximum de clients. Le moindre détail a été étudié à l'image du concept de l'hôtel des Bergues.

Sur le plan médical, les blocs opértoires et tout ce qui s'y rattache frisent la fiction médical. Combien de millions pour assouvir les besoins du meilleur de chez meilleur ?

Ayant une assurance privée depuis mon enfance, je viens de subir dans une clinique sur l'une des collines (!) genevoises une grosse intervention de l'estomac, rien de cancéreux pour les mauvaises langue. En cela, une correction de tuyauterie indispensable pour ma qualité de vie. 6 heures d'intervention, soins intensifs, soins cointitues, et tout le toin-toin hospitalier s'imposant à ce genre de geste super agressif. J'avoue être bien soigné et ne regrette pas d'être ici.

Mais !

Au moment où je narre cette histoire réelle, je regarde le Jura en me disant “François quelle chance d'être sur terre helvétique et non pas en Palestine, en Syrie, en Afrique, dans l'est de l'Ukraine, dans le “trou du cul” du monde, là où les gens souffrent, meurrent sans avoir bénéficier de soins ultra modernes et poussés. Là bas, pas un soignant par patient, des salles d'opérations de fortune, des pansements et des médicaments contingentés, un instrument tombe et pas remplacé, bref une médecine de guerre frisant la “boucherie”.

En voyant tous les jours à la télévision ces enfants, ces hommes et ces femmes jonchés le sol, se faire traîner jusqu'à des pseudo hôpitaux souvent insalubres, bomdés, sans hsygiènes, vétustes, bombardés alors qu'ici nous sommes submergés par les supers bienfaits de la médecine me fait carrément “chier”. Je ne supporte pas cette souffrance alors qu'ici on baigne dans une cuve d'or médical; j'ai mal, et hop une petite injection, j'ai la rate qui se dilate, et hop la meilleure opérartion, je divague, et hop toute la meilleure machine psychiatrique, j'ai un petit rien qui me dérange, et hop 3 infirmières, 2 médecins, je meurre, et hop le meilleure enterrement, etc. Ces images frisent souvent la réalité le non croisement de la médecine de pointe. Et là bas, et là bas, et là bas.... ?

Nous les petits gâtés de la vie très matérialiste, imaginons un instant nous faire “bistouriter” dans ces endroits où la mort traîne à chaque coin de rue, à chaque angle d'hôpitaux, que dirions-nous ? Nous gueulerions à plus de voix et eux rien car ils savent se contenter de ce qui peut les contenter.

Depuis notre petite terre chérie, sous notre coupole de bien être, dans notre petit lit très douillet, nous aurions indéniablement le culot de gueuler parce le repas n'est pas servi à l'heure. parce que l'infirmière n'a pas été à la hauteur de nos petites exigences de bourges enracinés.

A Genève comme bien ailleurs dans les pays sur-développés nous ne sommes pas des petits anges bousculés pas la souffrance geo-politique, mais bien des gros bourges ne connaissant que la boîte à coton !

Tête d'épingle dans une botte de foin, ma mission sera en ce jour et les suivants de remercier Dieu, n'en déplaise à certains...., et de dire en un mot comme en cent : MERCI !

Simplement, ayons un peu plus de compassions, d'humilité et arrêtons ne nous regarder le nombril en pensant que nous méritons le meilleur, le must de chez must, la Rolex, la Patek Philippe.

Je dois exister pour aider mon prochain, lui apporter de la chaleur humaine et le monde ira mieux.

Mes pensées vont vers celles et ceux qui ne bénéficient pas des meilleurs roses de la médecine et qui souffrent dix fois plus qu'ici.

Ne les couvrons pas d'or mais de chaleur bien humaine.

Pour les milliers de nombrilistes, n'oubliez pas de vous laver le nombril !!!

Allez bonne journée !

 

 

 

 

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