13/02/2014

1992 - 2014 : Quitter le navire du diable !

images.jpgBien le bonjour,

Quelle belle fricassée, pas aussi bonne que la genevoise, de réactions et de déclarations au sujet du vote de dimanche dernier.

Les opposants sont fracassés par le choix majoritaire des Suisses. Ils se fondent dans des scénarios catastrophiques, se oient dans des projections noires de scepticisme, j'en passe et des meilleurs. Ah ces gens là sont vraiment rassurants, motivants, craquants, croustillants d'apaisements, grands consolateurs, bref des gens explosants de tranquillisants !!!

ILS GENERENT LA JOIE DE VIVRE EN SUISSE !

Je ne rentre pas dans cette spirale de ces gens qui n'ont de cesse de pleurer sans connaître vraiment l'avenir du OUI de dimanche dernier. Qu'ils attendent de voir comment va se gérer le désaveu cinglant de la politique d'ouverture du Conseil fédéral.

L'histoire se revit ......

Ces donneurs de leçon n'ont rien inventé, car avant et au lendemain du 6 décembre 1992, les esprits étaient aussi chauds. Pour preuve, le 14 mai 1992, face au public, deux Conseillers fédéraux pour répondre aux questions des citoyens. Le 18 mai suivant, un pas vers l'Europe, réactions à chaude à la demande d'adhésion à l'Europe. Le 5 novembre, la peur de l'Europe, regards croisés entre deux suisses très opposés. Le 21 novembre, face à la presse, Jean-Pascal Delamuraz et René Felber répondent aux questions des journalistes et des inquiets. Le 26 novembre, la montée de Blocher devenu le chef de l'opposition à l'Europe. Le 6 décembre, un dimanche noir de Jean-Pascal Delamuraz. le 7 décembre, sous la coupole, l'émotion des parlementaires au lendemain du refus à l'EEE. Le 9 décembre, l'après-6 décembre, les jeunes manifestent leur déception après le non à l'EEE. Ce film est tiré sur le site de la RTS de l'époque. Vous voyez les opposants 2014 n'ont rien inventé.

S'en suit comme aujourd'hui de nombreuses réactions comme en 2014.

Faut-il craindre vraiment les menaces Européennes ?

Par forcément, voire certainement pas.

Après les votations 1992, le vice-Président de l'époque de la Commission européenne Frans Andriessen avait été très sûr de lui en déclarant, je cite « Il n'y pas de EEE bilatéral pour la Suisse », arguant aussi qu'un pays qui se tourne vers l'isolement ne peut pas recevoir sur le plan bilatéral ce qu'il a refusé sur le plan multilatéral.

Tout le contraire pour lui :

LES BILATERALES SE SONT CONSTRUITES !

Alors que l'on ne nous dise pas que la Suisse va sombrer dans l'isolement, la noyade économique, sociale, culturelle.

Mesdames et Messieurs les réactionnaires : ATTENDEZ avant de noircir le tableau et par la-même de vouloir déboussoler, ébranler, fragiliser, tout un pays.

Soyez raisonnable et quitter le navire du diable :

Allez bonne journée.

 

 

 

 

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