04/03/2012

Ne pas porter toute la misère sur ses épaules, mais.......

 

images.jpgBien le bonjour,

Papa........

Je suis un peu nostalgique en pensant aux anniversaires de mon père le 4 mars.

Nous étions tous réunis autour de lui et de ma mère laquelle cuisinait toujours des repas simples mais pleins de délices culinaires. Une joie de vivre nos fêtes de famille.

Des fêtes très familiales, toutes simples, pleine de joie de vivre, d'amour, où chacun y allait avec son coeur et un esprit ouvert aux valeurs de la vie.

Rire, conversations, prises de becs, échanges, partages, j'en passe et des meilleurs.

Les années passent et ne se ressemblent pas.

Hier, aujourd'hui, demain l'eau laisse sur son lit de bons souvenirs que d'aucuns ne peut ignorer.

Nous sommes tous humains.

Papa bon anniversaire.

Aujourd'hui, l'esprit transmis n'est pas égratigné, au contraire, nous sommes toujours autant unis, nous continuons à faire des fêtes, rire, évoquer nos bons vieux souvenirs à la Maladière..........

Au faites, encore un super merci pour tout l'amour et le bonheur que vous nous avez donnés.

Certes......

Ce dimanche mes prières vont vers une amie intime de ma famille atteinte d'un cancer.

Elle a encore sa mère de 90 ans en bonne santé. Cherchez l'erreur, la fille risque de voir plus loin que sa maman. N'est pas paradoxale ?

Dans une clinique, ils ne peuvent plus assurer la physiothérapie d'où son transfert la semaine prochaine au CESCO.

J'essaie d'être proche d'elle.

Si je peux, je lui rends visite tous les jours. Nous parlons, il y a des temps de silence, des petits sourires, des larmes, des inquiétudes, des questions, l'inconnu.......

Tous les trois jours, j'accompagne sa maman à la clinique.

Nous sommes tous appelés....

Tout le monde peut être appelé un jour ou l'autre à prendre soin d'un proche malade. Quoi dire ? Comment offrir son aide ? Comment réagir à sa colère ? Comment aider sans s'épuiser ?

Sachant ce qu'est la souffrance, j'ai subi 34 interventions sur un imbécile de genou, bientôt la 35ème, je pense que la maladie, surtout celles qui peuvent être fatales, ne sont vraiment pas un ciel bleu mais bien plus une grosse couverture nuageuse parfois très pluvieuse.

Sur le chemin de la maladie, d'abord le refus, puis la dénégation et enfin l'acceptation. Le schéma n'est pas facile à vivre et surtout à surmonter.

Ne pas porter toute la misère sur ses épaules.....

Evidemment , nous ne sommes pas des Dieux, toutefois il me paraît tout naturel q'une personne apporte son soutien à un proche qui a un problème de santé physique ou mentale ou dans la santé est précaire.

Rendre service, offrir un peu de son temps, aider dans des démarches administratives, me semble normal. Le contraire serait pur égoïsme.

Une présence, petite soit-elle, génère un moment du bon vivre.

La personne qui n'a jamais été malade ne peut ou ne veut pas vraiment comprendre.

N'oublions pas que le patient est considéré comme un être vivant, il mérite encore de l'attention.

Il faut respecter le silence, tout en laissant entendre que vous être présent, prêt à écouter, à comprendre, à accompagner.

Dans bien des situations d'aide chacun veut protéger l'autre, le silence peut devenir, bien souvent pesant et douloureux.

C'est alors le temps de reprendre le dialogue.

Le cas contraire, s'installera la situation de non-dit, fermant la porte à toute communication, chacun muré dans ses propres peurs.

Bref, en ce dimanche du 4 mars, je prie pour le repos de mon père et de ma mère, et évidemment pour mon Amie et tous les malades quelques soient leur atteintes.

Allez bon dimanche.

 

 

 

 

08:42 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Beau texte. Beaux souvenirs. Courage!

Écrit par : Mère-Grand | 04/03/2012

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