03/03/2012

Il joue de la trompette blanche debout !

 

images.jpgBien le bonjour,

Il fait bon vivre à Carouge !!!

Le Carougeois à la trompette blanche........

« Une nuit, j'ai rêvé d'un orchestre composé de musiciens jouant avec des instruments blancs, tous blancs Le lendemain, j'achetais ma trompette laquée blanche chez Servette musique ».

A Carouge, nous avons la chance d'avoir des génies du chant, de la lecture, des écrits, du sport, des Stabilo Boss (elle se reconnaîtra !), et des musiciens. Parmi ces derniers, sort Rudi Santomaso.

Né en 1956, d'origine italienne, diplômé en vente de détail, employé à la quincaillerie Baud, puis logisticien au SIG dès 1978 à ce jour, Rudi est des nôtres depuis 1990. Auparavant, c'était un enfant des Pâquis.

Rudi est un homme bon, sensible, humain, respectueux, intègre, aimant bien manger, boire son petit coup et être entre amis. C'est un amoureux de la vie festive et associative.

Il respecte les gens qui foncent car lui même est un fonceur impatient de parcourir les chemins de la vie. Il ne supporte pas les gens qui parlent pour ne rien dire, qui ne réfléchissent pas, qui sont tout simplement emplis d'inepties.

En marge de sa petite « Gigi », dont il en est follement amoureux depuis plus de 5 ans, il aime sa trompette blanche, le corollaire, les musiques.

A 14 ans, il apprend la trompette à l'école de la Musique Municipale de la Ville de Genève; il y restera 30 ans.

Il fut aussi trompettiste à la Musique de Veyrier et animait l'orchestre « Patchwork ».

Sa trompette a également fréquenté des grands orchestres de jazz et de bal. Nonobstant des grandes formations genevoises, il fonde il y a 20 ans « Boulevard 51 » fidèle orchestre de bal de la traditionnelle vogue.

Actuellement, il joue à la « Musig» des Services industriels et dans l'orchestre de jazz « Sunday Jazz », un groupe de 12 musiciens à la limite du professionnalisme, dirigé par Pascal Gauthey, fils de Jean-Claude Gauthey, clarinettiste à l'Harmonie Nautique et à la Musique Municipale de Carouge.

A Carouge, c'est un homme de coeur et d'amour pour notre ville qui l'a lancé, en la personne très respectable de Michel Messiaux. Rudi lui dit tout simplement avec un brin d'émotion « Merci Michel » ! Et d'ajouter « Michel est magnifique avec son coeur sur la main; jamais je n'ai connu homme aussi génial  ! ».

En ce qui concerne les vogues, il remercie du fond du coeur (larmes dans ses yeux très humains !) Anne-Marie Zweiffel, Présidente du Cartel des sociétés carougeoises. La « Reine Mère » a reconnu très vite les qualités de Rudi et de son orchestre « Boulevard 51 » pour le porter sur la scène.

Depuis 5 ans, il est sur les rangs de la Musique Municipale de Carouge.

C'est le Président Daniel Monet qui l'a motivé et convaincu de regagner le pupitre des trompettes. Il y a deux ans Rudi interpréta un solo, conseillé et choisi par Maurice Rorato, sous-Directeur de la MMC, au concert de l'Avent à Sainte-Croix; en larmes, il me livre « Tu sais François, ce solo, je l'ai dédié à la mémoire de mon Papa ». Ca en dit long sur les sensibilités de ce musicien d'une grande humilité et hypra sensible.

Rudi n'a pas fait de grandes études musicales, il a su écouter les musiques. En effet, il s'est formé l'oreille en « volant » les sons, les silences, les dièses et les bémols des formations musicales. C'est un dur apprentissage de savoir écouter, enregistrer et reproduire. Prendre aux autres le savoir musical pour devenir un bon musicien n'est pas rien. Il ne suffit pas d'entendre des notes alignées sur une portée, faut-il aussi les écouter, les comprendre et pouvoir les reproduire sur son propre instrument.

Notre Carougeois à la trompette blanche ne cache pas qu'il a la fierté de jouer un noble instrument, de faire partie de la vie associative de notre belle Cité Sarde, de nous régaler de ses valses et tangos à la vogue, et surtout, surtout, d'être un homme intégré à l'amour de sa vie : LA MUSIQUE !

A la fin de l'interviewe à la Brasserie de la Bourse, Rudi m'a demandé une petite faveur : clin d'oeil tout particulier à sa « Gigi ».

« La vie ne donne pas d'ordres, elle n'invite pas à des chemins déjà tracés, à des vies photocopiées. Non ; elle est rythme et nous propose de chahuter avec elle, de chanter et de danser notre liberté »

Notre Rudi, continue à chahuter ta trompette blanche !

Allez bonne journée fidèles lecteurs sympathiques !

 

 

 

06:06 Publié dans Artiste de la chanson | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

M. Velen,
Je ne vous connais pas mais étant un ami de Rudi, je vous tire mon chapeau pour cet hommage
Philippe

Écrit par : phiphibandit | 03/03/2012

Espérons qu'à l'heure du grand départ ce musicien recueille un plus grand hommage que Maurice André décédé il y'a 5 jours,on est peu de chose mais tout de même!

Écrit par : elena | 03/03/2012

Je ne connais ni l'auteur du blog, ni Rudi, ni Philippe, mais Maurice André je l'ai entendu et vu jouer lors du Concours international de musique qu'il a gagné brillamment à Genève en 1954. Je n'étais, moi, qu'un tout petit trompettiste de jazz amateur, à l'époque des émissions de Loys Choquard à la radio et de Hughes Panassié menant à Paris sa guerre au nom du Jazz Hot. C'était aussi l'époque des trompettistes Francis Bonjour en Suisse à la la Chaux-de-Fonds, des René (?) Gorini et Claude (?) Grosch à Genève, suivi bientôt par bon nombre d'autres. King Oliver, Louis Armstrong, Bix Beiderbecke et pour certains, Chet Baker, Roy Eldridge et même, horreur suprême pour les plus traditionnels, DIzzy Gillespie, résonnaient dans les oreilles des amateurs de cet instrument, alors que nous étions encore inconsolables de n'avoir jamais entendu les sons de la trompette du mythique Buddy Bolden. Plusieurs des trompettistes de jazz de l'époque avaient débuté l'instrument en apprenant par coeur les parties de trompette de dizaine de 78 tours de ces géants du jazz. Mais Maurice André m'a laissé bouche bée et je n'ai jamais entendu plus tard ne serait-ce que son nom sans revivre un peu l'émotion de cette rencontre.

Écrit par : Mère-Grand | 03/03/2012

@Mère-Grand,merci pour lui en effet aucun journal n'a parlé de ce virtuose ayant pourtant contaminé beaucoup de musiciens dont ceux du Régiment 8

Écrit par : elena | 03/03/2012

Les commentaires sont fermés.