22/11/2011

Les grévistes des HUG sont des moutons !!!!!

 

timthumb.php.pngBien le bonjour,

Bien dormi les gens d'ici et d'ailleurs ?

Hier je suis allé à l'hôpital pour mon imbécile de genou.

Oh surprise, une masse blanche à l'image d'une lésion cancéreuse sur une radiographie, garnissait le parvis de l'hôpital.

Tiens, une manifestation aux HUG ?

Ah mais c'est bien sûr, se sont les grévistes qui vont prendre froid.

Pour des motifs très sociaux qu'ils entendent défendre, c'est leur droit le plus strict de « grever » une servitude à leur profit contre les HUG.

Jusqu'à là pas de blême pour moi.

Mais.......

En cortège, ils partent comme un bon troupeau de moutons de l'entrée vers leur campement de fortune, emmenés par un voire deux bergers, les meneurs de situation, les tambours majors.

Coiffés d'une casquette blanche très syndicaliste, la grande majorité des petits blancs rigolent, parlent avec un fort accent, baragouinent peu ou prou des mots en français. Les femmes sont maquillées, bien coiffées, joyeuses, quant aux hommes ils sont bien heureux d'être au soleil très automnale.

Au fait, ne gagnent-ils pas correctement leur vie, n'ont-ils pas la garantie de l'emploi, ne bénéficient-ils pas d'un super bon 2ème pilier ???? Heureusement qu'ils ne sont pas dans le privé. D'aucuns et beaucoup dans leur pays ne gagneraient pas ceci et cela !!! « Au fait, combien de Suisses..... »

Mais bon faire la grève est un droit.

A 11 h 33 je veux sortir de l'hôpital et oh grande surprise, ils sont tous là comme dans un parc à moutons, entassés dans le hall de l'entrée. Il y en a même qui sont assis sur le tapis gris dégueulasse, car c'est l'hôpital laisse vraiment à désirer côté propreté. Mais que font les nettoyeurs.

Presque un picoulet !!! Ah mais ils ne savent ce qu'est le picoulet genevois !!!

Mais bon faire la grève est un droit.

Ils ne sont gentils, gentils, gentils; ne sont-ils pas des moutons bien dociles qui suivent les syndicats qui ont évidemment le droit de réunir les moutons dans le parc des revendications sociales.

Bref, pour sortir de l'hôpital à 11 h 35, la galère : excusez-moi svp; pardon Madame la gréviste, oups attention Monsieur je ne veux pas vous écraser vous qui jonchez le sol, vous qui rigolez aux larmes pouvez-vous me laisser passer, ouf je suis dehors.

Qu'ils fassent la grève, c'est leur droit le plus strict, mais qu'ils n'« emmerdent » pas de grâce les patients, les familles, les gens qui eux travaillent, contents d'avoir du boulot et un salaire.

Faudra bien que MM Pierre-François UNGER, Chef du Département idoine, et Bernard GRUSON, Directeur sympa de HUG, tous deux PDC, prennent des décisions pour remettre au boulot les moutons « blancs et noirs ».

L'hôpital devient dégueulasse et ce n'est pas bon pour lutter contre les méchantes bactéries qui attaquent les gens. Avec mon imbécile de genou, j'en sais quelque chose.

Et subsidiairement, ne pas les autoriser à manifester dans l'établissement. N'ont-ils pas une tente dressée tout à côté de l'hosto.

N'y a-t-il pas une sécurité très musclée pouvant les faire dégager du hall ?

Mais bon faire la grève est un droit, surtout lorsque l'on gagne que des clopinettes, que l'on a pas la garantie de l'emploi, et que le 2ème pilier n'assurera pas une bonne vieillesse !!!!

Ah les moutons.....

Allez bonne journée !

 

 

07:50 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Si ces travailleurs sont des moutons, qui sont donc les loups ?

Écrit par : djinus | 22/11/2011

Votre commentaire prouve au moins une chose : il y a des moutons et il y a des ânes...

Écrit par : Mathieu | 22/11/2011

Depuis le mois de juillet, ma santé se déglinguant, je vais pratiquement tous les jours à l'hôpital, pour un examen, une consultation, une radio, un traitement ou une prise de sang ou autre intervention ambulatoire ou hospitalière. Tous ces jours, j'emprunte, avec mes souffrances (dont certaines, m'ayant presque valu l'amputation d'une jambe réduisent grandement ma mobilité ou m’essoufflent après 20 mètres, l’interminable esplanade d'accès à l'accueil. Depuis des semaines, mes souffrances sont augmentées par des rassemblements gênant l'accès au bâtiment. Si je veux reprendre mon souffle au milieu de l'esplanade, ou reposer ma jambe endolorie, je ne peux plus même m'asseoir, les bancs étant monopolisés par des grévistes aux casquettes estampillées "grève", fumant leurs cigarettes et buvant leurs boissons pendant leur pause (la grève étant un travail, il faut évidemment des pauses). Depuis des semaines, mes souffrances sont augmentées par ces grévistes, qui ne pensent pas aux malades qui fréquentent l'établissement, et cela, je ne leur pardonnerai jamais. Qu'on puisse ainsi torturer les visiteurs de l'hôpital (et combien souffrent dans leur corps en s'y rendant, ou dans leur esprit inquiet en venant visiter un proche) sans aucune considération pour autrui m'amène à penser que ces grévistes ne méritent pas de travailler dans un hôpital, où le souci du patient et des familles inquiètes devrait primer le souci de soi et de ses petits avantages. Je le répète, cela a lourdement, et quotidiennement pendant des semaines alourdi mes souffrances, comme cela a aussi perturbé d'autres personnes avec qui je me suis entretenu dans les salles d'attente, malades ou proches de malade. Cela rend la cause des grévistes, qui a priori serait sympathique, totalement antipathique. Les usagers de hôpital en sont tous excédés et s'en souviendront s'il faut voter un jour sur ces questions.

Écrit par : André Baldini | 22/11/2011

Nous sommes navrés des inconvénients que vous subissez et croyez bien que notre seule préoccupation est de maintenir l'hôpital en bon fonctionnement pour assurer la qualité et la sécurité des soins en fixant notamment un service minimum obligatoire pour le service public hospitalier.
Pour le reste, je m'abstiens de toute polémique .

Écrit par : Bernard Gruson | 23/11/2011

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