05/10/2011

Médecin pas copain avec l'Etat/Patient pas copain avec les assurances !

 

images.jpgBien le bonjour,

Profitez le vrai automne arrive à grands pas.

Hummmm ça sent les fondues, les choucroutes et tous les mets de circonstances.

Hummmm ça sent aussi les rhumes....

Certes.....

Berne injecte une nouvelle chimiothérapie aux coûts de la médecine.

On ne pourra plus choisir son spécialiste au risque d'une participation de 15 %.

On en revient au bon vieux médecin de famille (à mon humble avis c'est très bien...)

De plus en plus des médicaments ne sont plus remboursés.

Les assurances peinent à libérer les réserves par canton.

Introduction du « Managed care », ce système de gestion rigoureuse de la délivrance des soins médicaux couplée à son financement, dans le but de réduire ou de contenir leur coût. C'est un partenariat entre fournisseurs de soins et financeurs «assureurs ». Il s'agit d'utiliser tous les bons moyens pour réduire les dépenses. Le but est aussi de réduire drastiquement les consultation en créant de plus en plus de HMO, réseau de soins ou un médecin de famille.

Introduction également du « SwissDRG » (Swiss Diagnosis Related Groups).

Encore un nom bien Suisse !!! C'est le nouveau tarif de rémunération des prestations hospitalières en soins somatiques aigus. Ce système tend à classer une pathologie médicale dans un secteur hospitalier pour être indemnisé de manière forfaitaire sur la base de critères définis, comme le diagnostic supplémentaire, les traitements et le degré de sévérité.

Et les toubibs dans ces nouveaux « machins » de la santé ?

Ca ne vous étonnera pas d'apprendre que les médecins ne sont pas les meilleurs Amis avec l'Etat et les Caisses maladies. Les relations sont même dramatiques au point que la confiance est rompue avec ces institutions, le corollaire un malaise certain des praticiens quant à l'avenir.

La situation risque de se dégrader ces prochaines années si aucun remède miracle n'est trouvé.

Pour l'instant les nouvelles mesures citées ci-dessus donneront un nouveau visage à la médecine imposant des changements radicaux (!) dans la profession.

Les relations entre médecins, l'Etat, et les assurances ne sont pas prêtes de bénéficier aux patients et assurés.

Et le patient la dedans ....

Les médecins sont affirmatifs, les prises en charge des patients se dégradent et se dégraderont.

A l'avenir, se dessineront les bons patients qui rapportent, et ceux qui coûtent trop cher.

Tu iras chez ton médecin de famille qui t'examinera, qui t'enverra chez le spécialiste (ce que je trouve bien pour éviter des abus très perso.). Ton médecin est le chef de ton réseau.

Mauvaise nouvelle pour le patient, les toubibs devront lever le secret médical en faveur des assureurs.

Questions :

  1. l'assurance de base doit-elle être séparée des assurances privées ?

  2. Le Managed care est-il bénéfique ?

  3. Faut-il encourager le SwissDRG ?

  4. Le médecin de famille est-il judicieux ?

  5. Nécessité de créer des réseaux ?

  6. Faut-il mettre à la retraite tous les médecins âgés de 65 ans et encourager la relève ?

  7. Tout bonnement réformer en profondeur l'assurance-maladie ?

1 question par Conseiller fédéral !

En conclusion, toutes ses réformes-pansements du système de la santé fâchent médecins et patients. Elles laissent de nombreuses questions ouvertes. Elles demeurent pensive pour l'avenir.

En définitive qu'est ce qui prime pour le patient malade : Enrichir positiviment son état de santé ou enrichir négativement les assureurs défendus par l'Etat ?

Bref, pas simple nos sociétés, le corollaire nos systèmes !

Allez bonne journée !

 

(petite enquête faite dans le journal Planète Santé No 9)

 

 

 

07:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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