30/04/2011

Viens femme sur ce banc dit William !!!

 

images.jpgBien le bonjour !

Bien fini la semaine.

Avez-vous regarder le mariage du siècle comme disent les médias. Au fait il ne reste que 89 ans pour admirer une autre Kate !

Woua ces doux baisers, cette jeunesse, cette eau fraîche coulant sur l'Angleterre, ce rayon de soleil chauffant les esprits et les coeurs.

En marge de l'amour des tourtereaux, qu'elle bon coup de pub pour la Royauté anglaise.

Kate et William et le Harry national offrent un nouveau visage, une nouvelle erre, un tapis rouge pour le futur.

Buckingham rajeunit !

Nous avons été inondés par ces deux jeunes très people, assez de blablablabla, laissons maintenant évoluer dans leur vie de couple nous faire des bébés !

Pour celles et ceux, jeunes, moins jeunes, Aînés voici le super poème de Ramuz. Toujours d'actualité et tellement vrai. Non, non, non je ne suis pas un vieux ringard !

Ainsi se clôt cette heureux jour, la vie continue pour toutes et pour tous.

Allez bonne journée !

 

TEXTE DE CHARLES-FERDINAND RAMUZ

 

Viens te mettre à côté de moi sur le banc devant la maison, femme, c’est bien ton droit ; il va

y avoir 50 ans qu’on est ensemble.

Ce soir, et puisqu’il fait si beau, et c’est aussi le soir de notre vie : tu as bien mérité, vois-tu,

un petit moment de repos.

Voilà que les enfants à cette heure sont casés, ils s’en sont allés par le monde ; et, de

nouveau, on n’est rien que les deux, comme quand on a commencé.

Femme, tu te souviens ? on n’avait rien pour commencer, tout était à faire. Et on s’y est mis,

mais c’est dur. Il y faut du courage, de la persévérance.

Il y faut de l’amour, et l’amour n’est pas ce qu’on croit quand on commence.

Ce n’est pas seulement ces baisers qu’on échange, ces petits mots qu’on se glisse à l’oreille,

ou bien de se tenir serrés l’un contre l’autre ; le temps de la vie est long. Le jour des noces

n’est qu’un jour, - c’est ensuite, tu te rappelles, c’est seulement ensuite qu’à commencé la

vie.

Il faut faire, c’est défait ; il faut refaire et c’est défait encore.

Les enfants viennent ; il faut les nourrir, les habiller, les élever : ça n’en finit plus ; il arrive

aussi qu’ils soient malades ; tu étais debout toute la nuit, moi, je travaillais du matin au soir.

Il y a des fois qu’on désespère ; et les années se suivent et on n’avance pas, et il semble

souvent qu’on revient en arrière, Tu te souviens, femme, ou quoi ?

Tous ces soucis, tous ces tracas ; seulement tu as été là. On est resté fidèles l’un à l’autre. Et

ainsi j’ai pu m’appuyer sur toi et, toi tu t’appuyais sur moi.

On a eu la chance d’être ensemble, on s’est mis tous les deux à la tâche, on a tenu le coup.

Le vrai amour n’est pas ce qu’on croit. Le vrai amour n’est pas d’un jour, mais de toujours.

C’est de s’aider, de se comprendre.

Et, peu à peu, on voit que tout s’arrange. Les enfants sont devenus grands, ils ont bien

tourné. On leur avait donné l’exemple.

On a consolidé les assises de la maison. Que toutes les maisons du pays soient solides, et le

pays sera solide, lui aussi.

C’est pourquoi mets-toi à côté de moi et puis regarde, car c’est le temps de la récolte et le

temps des engrangements ;

Quand il fait rose comme ce soir, et une poussière rose monte partout entre les arbres.

Mets-toi tout contre moi, on en parlera pas : on n’a plus besoin de rien se dire, on n’a besoin

que d’être ensemble encore une fois, et de laisser venir la nuit dans le contentement de la

tâche accomplie

Charles.-Ferdinand Ramuz

 

 

07:30 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

kit et kat
Quand il y a une relation entre un amant et une maîtresse, il y a un premier présupposé : le premier ne s’est toujours pas habitué à sa femme, la seconde s’est lassée de son mari… allons-y, pour un rendez-vous dans une petite chambre d’hôtel à 16 heures l’après-midi, pour transgresser l’interdit…tu ne commettras pas l’adultère, surtout si tu n’as rien d’autre à faire.

Quand il y a une relation entre un amant et une maîtresse, il y a un deuxième présupposé : le premier a un coup de foudre, la seconde a snifé un peu de poudre… allons-y à l’occasion d’un diner entre amis de tomber nez à nez dans un couloir exigu, pour tenter le coup… tu ne commettras pas l’adultère surtout si l’une des deux n’a pas les yeux en face des trous.

Quand il y a une relation entre un amant et une maîtresse, il y a un troisième présupposé : le premier est un peu lourd et la seconde trop légère… allons-y dans une boîte de nuit, en confondant la danse et la transe… tu ne commettras pas l’adultère même si tu n’as pas d’autre occasion de le faire.


Quand il y a une relation entre un amant et une maîtresse, il y a un quatrième présupposé : le premier ne connaît pas son code, la seconde a une conduite à la mode… allons-y, lui ne sait rien de rien et elle fait tout ce qu’il ne faut pas faire... le carambolage est pour les deux un second ménage. Tu ne commettras pas l’adultère quand tu sais que tu es hors d’état de conduire.


Quand il y a une relation entre un amant et une maîtresse, il y a un cinquième présupposé : le premier est un Prince, la seconde est une Princesse qui vont commettre tous les deux, le plus curieux des péchés, s’offrir aux fantasmes du monde entier et flirter avec l’imaginaire de tous les obsédés avant même de savourer leur premier baiser... Tu ne feras pas commettre l’adultère aux yeux qui te procurent davantage d’ivresse que toutes les prouesses de sa Majesté…
Kate, William, Prince et princesse, vous venez d’ébranler notre intégrité, parce qu’il n’y a pas plus aphrodisiaque que la vanité.

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/04/kit-et-kat/

Écrit par : le journal de personne | 30/04/2011

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