10/12/2010

1602 - ESCALADE de.........- 2010

1012%20affiche%20course%20escalade%20geneve.jpgL’Escalade genevoise 2010 ?!

 

Alors que Genève s’apprête à commémorer l’Escalde 1602, Genève est attaquée !

 

En l’espace de 3 mois combien d’attaques dans la cité de Calvin.

En tout les cas 2 banques, à Thônex et à Collonge-Bellerive.

 

Genève, ville internationale, victime de son succès économique, deviendrait-elle un authentique Eldorado ! Et plus à l’Est, la loi de la jungle si ça continue sur cette échelle neuve ( !) du concept lié aux braquages.

 

Les malfrats eux se sont munis de grosse artillerie. Pan, bon plan, pan, pas plan plan les mecs, pan et hop tout saute à Thônex. Le canon a parlé ! Est-ce Jacques Picot qui a instruit ….

 

Les pétardiers 2010 sont intervenus massivement, établis des barrages, poursuivis, tirés, rentrés au poste la queue entre les jambes. Contrairement à 1602, ils n'ont pas gagné la bataille.

 

Comme la porte de la place Neuve, heureusement qu’il y avait notre Mère à tous !

 

La Mère Royaume, la délicieuse Isabelle la Belle n’as pas fait la bête puisque qu’elle a dirigé de main de maîtresse les opérations policières. C’est notre Dame de fer genevoise !

 

……….. l’histoire se répète, certes différemment ……

 

En fait début du 17ème à 2010, la vie n’a pas beaucoup changé.

Ils frappent, ils volent, ils tuent, ils attaquent, ils font tout sauter, ainsi va la vie d’artiste. Des guerres, des morts, des affamés, des persécutés, des inondations, d’autres catastrophes naturelles, des femmes et des hommes qui dirigent….. à part ça tout va bien.

 

Mais bon ! Faut oublier tous les soucis quotidiens souvent périphériques et vivre sa vie quoiqu’il arrive, pour l’amour du risque.

 

Depuis l’Escalade de 1602, le monde a toujours avancé, il va continuer à marcher. Où, alors là Dieu seul le sait. Faisons lui confiance.

 

Soyons un peu philosophe et arrêtons de nous prendre la tête, soyons simples, venons en à l’essentiel. Gardons la tête haute et l’air intelligent.

 

Cela dit, un grand merci à la Compagnie 1602 pour tout et tout et tout ce qu’elle fait pour Nous les habitants de Genève, mais aussi les perdants Français, pour commémorer cet anniversaire.

 

Vive Genève !

 

Allez bonne journée !

08:45 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Commentaires

Il va falloir revoir très sérieusement vos cours d'histoire, premièrement en 1602, la Savoie était très très loin d'être française, et donc les perdants ne sont pas les Français, d'ailleurs si vous allez à Paris et vous leur parlez de l'Escalade...ils ne savent même pas de quoi vous parlez !

Par contre, Thônex et Collonges-Bellerive...elles, elles étaient des communes Savoyardes ! donc, de quoi parlez-vous quand vous dites que l'histoire se répète ?

Pour la petite histoire, sachez que notre Mère Royaume, n'était qu'une Lyonnaise...une racaille du 69, quoi ! (Catherine Cheynel, née à Lyon en 1540)

Écrit par : Café | 10/12/2010

Catherine CHEYNEL - dite la Mère Royaume - est née en 1542 à Lyon ;
elle est morte à Genève avant 1605.

Elle a été veuve d'un premier mariage avec Jehan ESMYON, Maître joueur d'épée.

Elle doit tout bêtement son nom à son mariage, le 12.04.1564 à Lyon,
avec Pierre ROYAUME Dit Mayot, probablement lui aussi Lyonnais,
né en 1539 et mort le 19.11.1605 à Genève.

Ils étaient devenus Citoyens genevois le 26.09.1572.

Pour en savoir plus, de préférence AVANT de rédiger un billet,
on peut se contenter de Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Escalade


Ainsi ce serait plutôt une Française naturalisée Genevoise qui aurait dérouillé des troupes savoyardes...composées d'Espagnols.

PS :
Notre ministre se prénomme Isabel, épouse d'un ROCHAT.

Écrit par : Lyonnais du 69 | 10/12/2010

Bravo Lyonnais du 69,

Ceci dit, nous constatons que l'école genevoise fait vraiment pitié, si toutefois, ce monsieur, est allé en classe à Genève. Notez, que moi aussi j'ai suivi, tout le primaire une partie du secondaire à Genève...il ne me semblait pas que nous étions si nuls...mais que voulez-vous les temps changent...et l'histoire, n'a plus la cote, sous nos contrées...

Si nous résumons, donc, Genève a été sauvée, par une "frouze" !

Écrit par : Café | 10/12/2010

M. Velen,

Avez-vous participé à la course de l'escalade (dont vous utilisez l'image)?

Regardez donc la liste de participants. Pour certains catégories, comme Hommes-II et Hommes-III, plus de 25% des coureurs viennent de F voisine. Ce pourcentage a triplé en peu d'années.

Et oui, en fait, 2/3 (OUI: 2/3) des noveaux residents en France voisine sont originaires du Canton de Genève!

L'escalade 2010, ce l'escalade à l'envers...

Écrit par : Un suisse | 10/12/2010

Comme vous dites l'histoire se répète différemment. Je suis entièrement d'accord, mais avec une autre opinion.

Écrit par : carlos | 11/12/2010

La France était alliée à Genève....cessez donc de vous chamailler !

Francis De Crue
L'Escalade de 1602 et la paix de St-Julien.

Le 13 août 1601, par lettres patentes, Henri IV déclarait mettre les Genevois au bénéfice de la paix de Lyon. La précaution n'était pas superflue, puisque, tout de suite après, le duc de Savoie semble reprendre ses visées anciennes. Il fit d'abord occuper par ses gens le mandement de Gaillard, que les Genevois s'étaient flattés de conserver. Coup plus funeste, il remplaça, comme gouverneur du duché, le comte Martinengo, relativement modéré, par un ennemi opiniâtre des huguenots, M. d'Albigny, un ancien ligueur français qui ne s'était pas réconcilié avec son roi. Les vexations remplacèrent les rapports de bon voisinage. On fut tout de suite inquiet. Chapeau¬rouge fut envoyé en Suisse pour tâcher d'obtenir l'inclusion de Genève dans l'alliance franco-suisse, qui se renouvela à ce moment (31 janvier 1602). Sa mission échoua dans les cantons. De retour à son poste à Paris, il eut la tristesse d'assister de loin à l'échange des serments du roi et des ambassadeurs suisses.
Pourtant Henri IV et les Genevois se trouvaient exposés au même danger. Une vaste conspiration s'ourdissait contre eux. Le duc de Savoie se proposait d'attaquer Genève, tandis que le maréchal de Biron, gagné par ce prince, ferait révolter le royaume. Biron, dénoncé par un faux frère, fut arrêté; il devait payer sa trahison de sa tête. Il ne fut plus dès lors question pour Genève que d'une surprise.
L'escalade du 12 décembre 1602 est l'aboutissement des longs desseins du duc contre Genève. Charles-Emmanuel croyait l'occasion venue d'exécuter ses plans. Le procès de Biron et de ses complices absorbait le roi, tandis que le jubilé de Thonon attirait un grand concours de peuple au nord de la Savoie. I1 y défilait, en outre, 4000 hommes de troupes espagnoles, expédiées aux Pays-Bas par le gouverneur de Milan, comte de Fuentès.
Notons-le: c'était en vertu de l'ancien droit de passage que, par la Savoie, comme dans l'année 1567, l'Espagne envoyait ses troupes de Gênes ou de Milan dans la Franche-Comté et les Flandres. La présence des régiments du Roi Catholique ne donnait au duc de Savoie qu'un appui moral. La Cour d'Espagne avait formellement refusé à Fuentès et à d'Albigny d'employer ses « terzos » contre Genève, car elle ne voulait ni inquiéter les Suisses, ni rompre la paix. L'affaire fut tout spécialement conduite par les anciens ligueurs et partisans de Biron, appelés les «Français reniés », dont le plus considérable était d'Albigny, confident du duc aussi bien que de Fuentès,
Genève avait été avertie de se tenir sur ses gardes. Le bruit courut, au mois de décembre 1601, d'une tentative d'escalade à la Corraterie. Pendant l'année 1602, des avis incessants arrivèrent à Genève, de la Savoie, de Grenoble, de Lyon, de Paris et de Rome. Dans les environs, on était au courant des menées de d'Albigny et de son compère Brunaulieu. On savait que, depuis longtemps, il se fabriquait des ponts, des cordes, des échelles, des pétards. La ville prit les dispositions voulues, surtout au lendemain de l'arrestation du maréchal de Biron, de sorte qu'elle se trouva prête à la résistance durant l'été et au commencement de l'automne. Son aspect militaire frappait les passants. C'est alors qu'un voyageur s'écrie: « Ceux de Genève étaient de petits rois et, quand on entrait à Genève, il y avait toujours quelque petit crapaud qui vous présentait la pointe d'une hallebarde à la panse .... Pour passer cinq ou six pieds de terre à Genève, il y avait plus de danger qu'en tout le royaume de France! »
Les gouverneurs royaux ayant l'ordre de veiller sur Genève. Lesdiguières y envoya, dans l'été, comme général, un bon capitaine du Dauphiné, M. de Villars, qui prit d'excellentes mesures. Mais le Conseil, rassuré au mois d'octobre, lui donnait gracieusement congé.
Le général de Villars parti, la garde de la ville reste confiée au syndic du guet Philibert Blondel et, dès lors, on renonce aux mesures de précaution. En novembre et en décembre, on ne s'inquiète plus de rien, sauf pendant un court moment, au reçu d'un avis d'An¬jorrant. Bien vite, la correspondance reprend avec d'Albigny. Le président de Savoie, Rochette, vient à Genève le 1/11 décembre 1602, régler des différends de voisinage, ou plutôt a,:soa?pir les soupçons. Après une crise d'agitation, les Genevois dorment sur les deux oreilles. Charles- Emmanuel sait bien choisir son moment').
Dans la nuit du 11/21 au 12/22 décembre 1602, la plus longue de l'année, tandis que le duc de Savoie s'établit au château d'Étrem¬bières sur Arve, à portée des forces espagnoles et italiennes concentrées à La Roche et à Annecy, d'Albigny, guidé par Brunaulieu, lieutenant-colonel du régiment de Laval d'Isère, traverse l'Arve à la tête de l'avant-garde. La nouvelle de ces mouvements de troupes, apportée le soir même à Genève par un brave Genevois de la campagne, nommé Brasier, ne trouble pas la quiétude du syndic de la garde.
Sans être aperçu par la patrouille genevoise du dehors, d'Albigny, avec son état-major de « Français reniés», se dirige, après minuit, par Plainpalais, au pied des murs de la Corraterie, à la hauteur de la porte intérieure de la Monnaie, vers une guérite abandonnée, à peu près à l'endroit dont il avait été déjà question un an auparavant. Le Savoyard entreprend l'escalade. Déjà plus de 200 hommes, sous Brunaulieu, ont pénétré dans la place quand, sur les trois heure du matin, l'alarme ayant été donnée par une ronde intérieure, le lieutenant du duc fait attaquer par le dedans et simultanément la Porte-Neuve, porte extérieure, afin d'y faire passer le régiment Laval d'Isère, qui attend au dehors; la porte intérieure de la Tertasse, restée ouverte; la porte intérieure de la Monnaie. Cette dernière faillit être emportée.
«Ville prise! Vive Espagne! Tue, tue! Ils sont à nous ! » Tel est le cri que déjà poussent les intrus. Mais le pétardier de Savoie n'a pu faire sauter la Porte-Neuve, grâce à un soldat de la garnison, Isaac Mercier, qui a eu la présence d'esprit d'abaisser la herse; le régiment de Laval d'Isère, le gros des «Savoyards», ne peut donc pénétrer dans la place. Ce fut le salut. Le corps de garde de l'Hôtel de ville refoule du haut de la Treille les assaillants, tandis que les capitaines de la garnison, qui s'étaient heureusement portés vers la Tertasse ouverte, repoussent sur ce point l'attaque des soldats du duc, qui sont bousculés d'abord vers la Porte-Neuve et la Corraterie, puis précipités hors de l'enceinte extérieure.
A la porte de la Monnaie, près laquelle «la Mère Royaume» a acquis une gloire impérissable en «coiffant un Savoyard» avec sa marmite pleine de soupe, les ennemis sont aussi malmenés que ceux de la Porte-Neuve par les Genevois, que réveille le son du tocsin. Ils fuient le long de la courtine, tâchent d'enjamber le para¬pet et sont culbutés au bas de leurs échelles par le canon, que l'on commence à tirer du bastion de l'Oie, près de la Porte-Neuve. Cinquante-quatre d'entre eux furent retrouvés tués; une quinzaine furent fait prisonniers. Des Genevois, il en périt dix-sept; un plus grand nombre furent blessés. Malgré la victoire, le chiffre des victimes et leur qualité exaspérèrent le peuple, qui chercha un coupable dans la personne du syndic de la garde Blondel, accusé d'abord, à juste titre, de négligence et, plus tard, la passion aidant, de haute trahison.
Théodore de Bèze, que sa surdité avait empêché de rien entendre, fut enfin réveillé et, dans un émouvant élan de reconnaissance, entraîna le peuple au temple de St-Pierre, pour remercier Dieu de lui avoir accordé le salut.
« Cé qué l'aino, le Maître des batailles
Qué se moqué et se rit dé canailles,
A bein fé vi, pé on desando nay,
Qu'il étivé patron dé Geneveis! »
C'était le dimanche. Le Petit Conseil, réuni dès huit heures du matin, prit les mesures urgentes. Il assista à l'interrogatoire des prisonniers, qui furent pendus peu après comme violateurs de la foi jurée, de la paix publique et voleurs de nuit. D'amples dispositions militaires furent adoptées. De braves troupes vaudoises, requises dès le début, avaient paru dans la ville au nombre de cinq cents hommes.
Le mercredi, Chapeaurouge fut expédié en Suisse pour sollicité des secours, soit une garnison fournie et soldée par les alliés, Berne promit ses bons offices et assigna, à Aarau, une diète quatre villes évangéliques, qui s'engagèrent, en présence de l’ambassadeur de Genève », à pourvoir au plus pressé. Mais avant de partir en guerre, les Suisses voulurent connaître les intentions du roi.
Le bruit de l'attentat avait causé en France une légitime indignation. Les chefs huguenots s'apprêtaient à voler au secours de Genève. Quant à Henri IV, il déclara qu'il eût mieux aimé perdre trois villes de ses frontières que si celle-ci eût été prise. Il écrivit des lettres irritées contre le duc, reconnaissant là « les fruits espagnols de sa perfidie et de la déloyauté de son Albigny ». Au début de 1603, dès qu'il vit Chapeaurouge arriver au Louvre: « Vous, soyez le bienvenu, e s'écria-t-il joyeusement. « Comment va? Y étiez¬vous? - Oui, Sire, » répondit Chapeaurouge, qui dut faire un récit complet de l'affaire, tandis que le roi dînait.
Le député genevois préparait déjà avec Rosny et quelques con¬seillers français tout un plan de guerre pour chasser Charles-Em¬manuel delà les monts. Renforcés par une armée de six cents Bernois et quatre cents Zurichois, arrivés dans la ville le 5 février pour relever le contingent vaudois, les Genevois faisaient d'heureuses sorties sous la direction de leur général de Villars, revenu du Dauphiné. Ils poussèrent une pointe sur St-Julien, puis, par le lac, sur St-Gingolph. Le 19 mars, commandés par le colonel d'infanterie de Nesde, amené par Chapeaurouge, ils emportèrent la place de St-Genis d'Aoste, au confluent du Guiers et du Rhône. Un ambassadeur vénitien ne fut pas peu étonné, au delà du passage d'Aigue¬beiette, d'être arrêté par des factionnaires genevois montant la garde en plein pays de Savoie. Mais on s'en tint là, parce que personne, en dehors des Genevois, ne voulait la guerre.
Sous la médiation des cinq cantons de Glaris, Bâle, Soleure, Schaffhouse et Appenzell, les négociations furent ouvertes à St-julien et, le 21 juillet 1603, la paix fut signée entre Genève et la Savoie. Elle accordait aux Genevois la liberté du commerce, sauf pour le sel, et leur laissait les revenus d'Armoy et de Draillans en Chablais. St-Genis d'Aoste était restitué au duc. Les terres enclavées de St-Victor et Chapitre se trouvaient maintenues dans l'état où elles étaient en 1589; les Genevois exemptés des taxes, péages et tailles dans les États de Son Altesse. Le duc consentait à ne pas rassembler de troupes, ni élever de fortifications dans un rayon de quatre lieues autour de Genève. I1 déclara enfin comprendre la ville dans le traité de paix perpétuelle de Vervins, suivant la teneur des lettres patentes de Sa Majesté Très Chrétienne,
Enfin ce point de l'inclusion de Genève au traité de paix, pour lequel on a si longtemps combattu, est acquis. On se trouve à un tournant de l'histoire. Le traité de St-Julien est un événement capital dans les annales de Genève. Le duc de Savoie, sans renoncer, il est vrai, à ses prétentions, a traité avec les Genevois sur un pied d'égalité; c'est reconnaitre implicitement l'indépendance et la pleine souveraineté de la ville. Ce traité clôt aussi les guerres du XVI è siècle. Une ère de paix semble s'ouvrir sur les bords du Léman comme dans le reste de l'Europe.
Les Suisses et la France sont également intéressés au maintien de ces deux boulevards, encore détachés, de la Confédération, Genève à l'ouest, les Grisons à l'est. Il faut à leur égard prendre des mesures défensives. Fatigué des réclamations qui lui sont adressées au sujet de sa dette de 300 000 écus d'or, Henri IV se décide, au lendemain de l'Escalade, à servir à la Seigneurie de Genève, comme par manière de compensation, un subside mensuel de 2000 écus d'or, qui permet d'entretenir une garnison, levée surtout dans le voisinage. Le roi veille à ce qu'il soit régulièrement payé, témoignant, jusqu'à la fin, de sa sollicitude pour ses anciens coreligionnaires. Les dernières paroles pour ainsi dire, qu'il prononce le jour de sa mort, le 14 mai 1610, sont les suivantes, adressées, le matin même, à l'envoyé des Genevois: « Encore que vous ne soyez mes sujets, je vous maintiendrai comme si j'étais votre père »
« Survint ledit jour le meurtre du roy » ajoute l'envoyé dans son rapport. Le roi mourait, mais il restait la Suisse, et c'est sur la Suisse que Genève veut compter pour toujours. Elle trouve là son appui naturel et providentiel. Berne crée, en faveur de Genève, un régiment de secours, composé d'abord de six cents Vaudois prêts à accourir au premier appel. Depuis 1536, pour ne pas aller plus haut, les Vaudois n'avaient pas cessé de se montrer de fidèles et précieux frères d'armes. Ainsi la vieille et la jeune Suisse contribuent également à assurer le salut de Genève. Dans les siècles suivants, les Zurichois se. joindront plusieurs fois aux Bernois pour occuper Genève et la mettre à l'abri de toute tentative d'invasion. De leur côté, comme au moment de la guerre de Cappel, les Genevois enverront à leurs combourgeois leur contingent, qui se battra pour eux en 1712 à Vilmergen. C'est ainsi que les relations se resserrent, par l'échange des services rendus et par la perpétuelle confraternité d'armes, et préparent l'entrée si désirée de Genève dans la Confédération suisse.

Écrit par : Christian Favre | 12/12/2010

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