10/04/2010

Mariage des prêtres ?

mariage_des_pretres.jpgLes abus sexuels au sein de l’église catholique ébranlent le monde. C'est plus que moche. Quelle belle image.

Bon chien, que l’on se penche sur des adultes il n’y a pas photo, mais que l’on passe ses envies d’homme comme tout homme sur des mineurs, c’est inadmissible.

 

Ces prêtres doivent être recherchés et punis à la juste valeur de leurs actes. Que l’on leur coupe le « kiki » !

 

En marge de ce scandale, l’église retarde une champagne médiatique. Pourquoi ? Elle a dû modifier les slogans et ce en raison des actes de pédophilies.

 

….Pas moins de 5000 affiches au slogan "Mehr Good News" (Plus de Bonne Nouvelle) seront adressées aux 2000 paroisses suisses qui se chargeront de les placarder dans leurs locaux. Cette campagne organisée pour le "dimanche des médias" le 16 mai, s'assortit de la mise en service d'un lien internet "mehr-good-news" pour l'instant en allemand et hébergé sur le site "mediensonntag.ch"

Les affiches sont déjà imprimées et n'ont pas été modifiées. Le slogan a été choisi l'automne passé. Cette campagne vise a rappeler une des tâches de l'Eglise: annoncer la bonne nouvelle de Dieu, en anglais "good news"……

« Plus de Bonne Nouvelle » c’est très bien, mais alors d’authentiques bonnes nouvelles ne mettant pas à mal l’église de Rome.

Cela dit, c’est le Vatican qui ordonne aux prêtres la pureté, l’interdiction du mariage. Ils doivent être dévolus à 100 % à l’église, le corollaire, les fidèles, les pauvres, les malades. Que pensent vraiment les prêtres, les fidèles, les gens d’ici et d’ailleurs. Les Saintes écritures n’interdisent pas spécifiquement l’interdiction d’une relation entre un homme de religion et une femme ; c’est l’homme qui a décrété la renonciation au mariage.

Est-ce vraiment d’actualité la renonciation au mariage ? Faudrait-il que le Vatican, l’église construite de toute part par l’homme, revoit sa copie.

L’interdiction du mariage des prêtres ?

……Donc, la solution découle de source : le pape et le roi de France tombent d'accord pour faire en sorte que les fils de curés et d'évêques soit désormais des « bâtards » et ne puissent prétendre à hériter de leur père. En effet selon le Droit féodal, le bâtard n'avait droit à rien et ni le roi ni le pape ne se faisaient d'illusions sur la « continence » des hommes d'Église de l'époque.

Donc on a interdit le mariage des prêtres et subséquemment des évêques (l'évêque étant avant tout un prêtre élevé au rang de l'épiscopat) pour que leurs fils soient des bâtards dépourvus de tout droit héréditaire.

L'opération canonique se déroule en deux temps :

-- 1123, sous le pontificat du Pape Calliste II : le premier Concile du Latran décrète que les mariages avec des hommes d'Église sont invalides.

-- 1139, sous le pontificat du Pape Innocent II : le second Concile du Latran confirme le décret du Concile précédent.

Donc tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

À noter un point de Droit canonique (c'est à dire religieux) important : c'est le célibat et non la « chasteté » qui fut imposé aux prêtres et évêques. La dite chasteté n'était de règle que dans les ordres monastiques cloîtrés.

Ainsi, les hommes d'Église conservent le droit d'avoir des concubines (de « niquer » pour parler plus franchement), mais n'ont désormais plus le droit de faire reconnaître leur concubine comme épouse dans les registres paroissiaux (les seuls légaux, l'état-civil républicain n'existant pas alors et pour cause).

En effet, le sexe n'est pas encore déclaré péché mortel à l'époque (pas plus que la fameuse « impureté » solitaire des garçons tant décriée par les confesseurs catholiques) ; cela viendra plus tard. Donc les prêtres et les évêques pouvaient « baiser » tout leur saoul, sachant que le produit éventuel de ces amours parallèles n'aurait pas « voix au chapitre » même si c'était un mâle. Il ne pourrait en aucune façon hériter de la charge paternelle et devrait alors trouver un autre « boulot »... À la mort du titulaire, cette charge resterait à vendre au bon profit de l'évêque et « in fine » du pape.

Ces hommes d'Église n'offensaient pas Dieu pour autant !

Les charges d'Église restaient ainsi toujours vendables au plus offrant, par cette astuce canonique, sans pour autant déroger au Droit féodal du roi.


 

 

 

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