17/02/2010

La Suisse devra rentrer dans l'Europe

logo conseil de l'Europe.jpgSuite aux interventions musclées de l’Italie et de Kouchner, nous voici le vilain petit canard de l’Europe.

 

Le vieux Continent pris en otage à cause en fait de la Libye.

 

L’avocat des otages Suisses évoque les mauvaises méthodes employées dans ce dossier.

 

Nous devenons la victime.

 

En nous positionnant ainsi, la manœuvre de la Libye est rusée. Elle fait porter sur nos épaules le syndrome de la responsabilité alors qu’elle détient nos compatriotes. C’est le comble, mais c’est bien jouer il faut l’avouer. En refusant les visas, la Libye ligue nos voisins contre nous. C'est incroyable, nous sommes devenus les mauvais élèves de l'Europe.  Si les Français se trouvait dans notre situation, cocorico, la terre s'arêterait de tourner !

 

Evidemment, nos voisins sont de poids. Ils ne veulent pas être égratignés. Et la solidarité ?

 

Je pense qu’à la base, la Police genevoise aurait dû faire preuve de diplomatie. D’un autre côté elle n’a fait qu’appliquer la loi, ce qui n’est pas pour me déplaire.

 

Maintenant, nécessité est d’assurer et le Conseil fédéral assume. Que pourrait-il faire de plus ?

 

Si la Suisse était dans l’Europe, je crois que rien n’y changerait.

Dans son histoire, je ne suis pas sûr que la Suisse ait connu autant de dossiers épineux. Les affaires Kadhafi, Libye, UBS, listes volées et vendues et j’en n’oublie.

 

Et maintenant ?

 

A moyen terme, nous ne pourrons pas rester isolé, nous devrons rentrer dans l’Europe, n’en déplaise à l’UDC. Le monde est en mutation constante, il faut s'y adapter.

 

 

 

13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour,
je suis tout a fait d'accord avec vous. Dans un monde multipolaire un pays seul et neutre, donc sans affiliations officielles, n'est plus autant utile qu'avant. Il faut donc marcher avec le temps et nous lier à d'autres pays pour pouvoir de nouveau jouer dans la cour des grands. La question, à mon avis, n'est pas quand mais comment. Qu'est ce que l'entrée dans l'UE impliquerait pour nous? La perte des droits populaires? C'est une menace qui pourrait se concrétiser car leur existence nuisent à la gouvernance rapide que l'UE souhaiterait probablement pour la Suisse. Alors comment les garder?

Écrit par : Hassan | 17/02/2010

Bonjour,
Le gouvernement helvétique devra négocier certains de nos acquis avec l'UE.
La Suisse devra, je pense, se mettre au diapason et se tracer un chemin dans cette Europe.
D'abord, je subodore qu'un projet d'adhésion devra être soumis au peuple. Avec une bonne campagne d'informations et de dialogue avec chaque canton, le oui pourrait l'emporter.
Cela dit, je n'aimerais pas que nos droits civics soient anéantis.
Bien à vous.

Écrit par : velen | 17/02/2010

La Suisse n'a strictement rien à faire dand ce conglomérat de pays en faillite qui sont prêts à baisser leur froc devant un terroriste ! La Suisse doit rester en dehors de cette pseudo grande puissance qui va se désagréger car chacun commence à tirer dans les pattes de l'autre. Certains pays se mettent même à faire du recel sans aucune vergogne ! Quelle belle honnêteté !

Écrit par : octave vairgebel | 17/02/2010

En effet, c'est le bon moment de lancer l'adhésion.....Le peuple votera et en ce moment c'est certainement 80% de la population de ce pays qui refusera d'y entrer!
Quelque soit le gouvernement en place il ne pourra jamais conclure avec autant de rejets du Souverain!
Ainsi le projet sera définitivement retiré des tiroirs de Bruxelles et brûlé sur l'autel de notre liberté et sur la prairie du Grütli le 1 Août suivant!

Écrit par : Corélande | 17/02/2010

Le peuple conchie l'Europe. Seule l'UDC pourra redonner à la Suisse son lustre d'antan.

Écrit par : Géo | 17/02/2010

Je suis d'accord avec vous Velen. Cette question devra de toute manière passé devant le peuple. Il reste à trouver comment s'intégrer dans l'UE, bien plus puissant qu'on ne le croit et qu'elle ne le croit, sans perdre ce qui fait la Suisse. C'est une question compliquée que notre pays a mis plusieurs siècles à résoudre après tout. On a même eu une guerre civile! Alors ne jugeons pas trop vite les tentatives actuelles.

Personnellement je pense qu'il sera nécessaire de réformer l'exécutif en le rendant plus puissant et cohérent. Il faudra donc le faire élire par la population pour qu'il puisse posséder la même légitimité que les gouvernements étrangers. Mais comment régler la question des droits populaires? Et si nous développions un référendum abrogatif plus étendu?

Géo souhaitez vous vraiment le retour des combattants suisses dans toutes les armées du monde allant jusqu'à se combattre entre eux pour le compte de pays étrangers? Il y a aussi le problème de la garde de Versailles que nous avons abandonné depuis longtemps. Devrions nous la reprendre? Bien sur il faudra aussi remettre en place la vraie confédération et supprimer les instances fédérales. Sans oublier de redonner aux cantons leurs territoires affiliés qui se sont injustement échappés de la domination sous la pression d'un empereur étranger: Napoléon. Cessons d'imaginer un passé qui n'a jamais existé. Allons vers le futur.

Écrit par : Hassan | 17/02/2010

et bien voila un vif succès... je crains que ce blog ne devienne, à votre corps défendant, le lieu de rendez-vous des plus xénophobes des anti européens...
dommage vote démonstration me semblait limpide... dommage qu'elle soit polluée

Écrit par : matthieu | 17/02/2010

Plutôt que de palabrer dans le vide, je crois utile de citer les dispositions pertinentes des accords de Schengen.


********** Règlement (CE) no 810/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant un code communautaire des visas (code des visas)


Article 22

Consultation préalable des autorités centrales d’autres États membres

1. Un État membre peut exiger des autorités centrales des autres États membres qu’elles consultent ses propres autorités centrales au cours de l’examen des demandes introduites par les ressortissants de certains pays tiers ou par certaines catégories de ces ressortissants. Cette procédure de consultation n’est pas applicable aux demandes de visas de transit aéroportuaire.

2. Les autorités centrales consultées donnent une réponse définitive dans un délai de sept jours calendaires à compter de la date de leur consultation. Faute de réponse dans le délai imparti, les autorités consultées sont réputées ne pas avoir d’objection à la délivrance du visa.

3. Les États membres notifient à la Commission l’introduction ou la suppression de l’exigence de consultation préalable avant qu’elle devienne applicable. Ces informations sont également communiquées au niveau du ressort territorial concerné, dans le cadre de la coopération locale au titre de Schengen.

4. La Commission informe les États membres des notifications reçues.

5. ..(..)..


Article 25

Délivrance d’un visa à validité territoriale limitée

1. Un visa à validité territoriale limitée est délivré à titre exceptionnel dans les cas suivants:

a) lorsqu’un État membre estime nécessaire, pour des raisons humanitaires, pour des motifs d’intérêt national ou pour honorer des obligations internationales:

i) de déroger au principe du respect des conditions d’entrée prévues à l’article 5, paragraphe 1, points a), c), d) et e), du code frontières Schengen,

ii) de délivrer un visa bien que l’État membre consulté conformément à l’article 22 ait émis des objections contre la délivrance d’un visa uniforme, ou

iii) de délivrer un visa en raison de l’urgence, sans avoir procédé à la consultation préalable au titre de l’article 22;

ou

b) ..(..)..

2. Un visa à validité territoriale limitée est valable pour le territoire de l’État membre de délivrance. À titre exceptionnel, il peut être valable pour le territoire d’un ou plusieurs autres États membres, pour autant que chacun de ces États membres ait marqué son accord.

3. ..(..)..

4. Lorsqu’un visa à validité territoriale limitée est délivré dans les cas visés au paragraphe 1, point a), les autorités centrales de l’État membre de délivrance transmettent immédiatement les informations correspondantes aux autorités centrales des autres États membres, par le biais de la procédure visée à l’article 16, paragraphe 3, du règlement VIS.

5. ..(..)..


****************************Règlement (CE) no 562/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen)

Article 5

Conditions d'entrée pour les ressortissants de pays tiers

1. Pour un séjour n'excédant pas trois mois sur une période de six mois, les conditions d'entrée pour les ressortissants de pays tiers sont les suivantes:

a) être en possession d'un document ou de documents de voyage en cours de validité permettant le franchissement de la frontière;

b) être en possession d'un visa en cours de validité si celui-ci est requis en vertu du règlement (CE) no 539/2001 du Conseil du 15 mars 2001 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à l'obligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation [17], sauf s'ils sont titulaires d'un titre de séjour en cours de validité;

c) justifier l'objet et les conditions du séjour envisagé, et disposer des moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans le pays d'origine ou le transit vers un pays tiers dans lequel leur admission est garantie, ou être en mesure d'acquérir légalement ces moyens;

d) ne pas être signalé aux fins de non-admission dans le SIS;

e) ne pas être considéré comme constituant une menace pour l'ordre public, la sécurité intérieure, la santé publique ou les relations internationales de l'un des États membres et, en particulier, ne pas avoir fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans les bases de données nationales des États membres pour ces mêmes motifs.

*********************************************************************************************************************************************


Il ressort de ce qui précède que la Suisse ne fait qu'appliquer les accords de Schengen. Maintenant de deux choses l'une : doit les européens les appliquent, soit il ne les appliquent pas. Dans le deuxième cas ils peuvent tricher ou modifier, sans l'accord de la Suisse la réglementation de Schengen. Dans cette deuxième hypothèse la Suisse l'accepte ou non. Si la Suisse ne les accepte pas les accords tombent pour la Suisse.

Il n'est pas demandé solidarité mais respect des obligations internationales des pays signataires des accords de Schengen.

A vrai dire, si l'Europe devait ne pas respecter ses obligations la Suisse devrait en tirer les conséquences et pourrait se rendre compte de ce que l'adhésion à l'union européenne serait un piège à con(s).

Écrit par : CEDH | 18/02/2010

Matthieu, parce que l'on est contre l'UE on est systématiquement xenophobe ? L?UE est totalement xénophobe envers la Suisse à ce moment ! Nous n'entrerons jamais dans ce bordel anti-démocratique !

Écrit par : octave vairgebel | 18/02/2010

Les commentaires sont fermés.