12/02/2010

Le secret bancaire aux soins intensifs ?!

jpg_secret-bancaire.jpgSoyons francs, responsables, clairs, le secret bancaire est aux soins intensifs. Il subi une sévère infection, celle de la ventes de listes de noms, en veux-tu en voilà, et surtout celle de sa raison d’exister dans les années futures.

 

Les mœurs évolues, le monde et en mutation constante, les mentalités changent, la soif de découvrir le moindre compte bancaire est à l’affût des pays voisins et outre atlantique.

 

Ah la sûreté des banques du dernier siècle touche à sa fin. Une nouvelle génération rend plus limpides la finance, certes pas des méthodes très cavalières. N’en demeure pas moins que le secret bancaire est, on peut le dire haut et fort, égratigné.

 

Une grande table ronde, une piscine, où chacun s’exprimeraient ; historiens, banquiers, sociologues et Autorités réunies. Car actuellement, le Conseil fédéral ne maîtrise pas l’évolution des sociétés. C’est fini le bon secret bancaire, il faut en être conscient. Je crois que le CF est dépassé par les événements et en restant discret il démontre sa politique de ne pas écouter, par exemple les Liechtensteinois qui ont averti Berne de ce que les banques Suisses allaient vivre.

 

Depuis 2007 le Liechtenstein à conduit l’opération « Réforme des règle bancaires ». Ce petit état était conscient et a réagi vite. Il avait à cette époque averti les Autorités Suisses, en vain. Ce mutisme est grave.

 

Vaduz  a su gagner la confiance des autres pays, car il a pris la situation tête réfléchissant et est arrivé à rendre les banques plus limpides, se positionnant ainsi comme le chouchou de Londres, Washington ou Berlin. Le prince règnant Hans-Adam a affiché ses nouvelles convictions en matière d’évasion d’argent. Tôt ou tard, le secret bancaire protégeant l’argent au noir ne tiendra plus.

 

La Suisse doit se prendre en mains et se convaincre que le cher secret bancaire enfermé dans un gros coffre, doit s’ouvrir en signant rapidement des accords bilatéraux sur la fiscalité. Le CF ne doit pas s’endormir et soigner cette nouvelle maladie dans les plus brefs délais. Je dis toujours, les politiques sont largement dépassés par l’économie, ce n’est pas faut à voir ces blems bancaires. La Suisse est montrée du doigt, devons nous accepter de voir les pays voisins nous regarder avec un œil inquisiteur et suspect.

 

Un rapport a été rendu, disant ce qui arriverait à la Suisse si elle s’obstinait dans sa défense jusqu’au-boutiste. « D’ici peu, la distinction juridique faite entre fraude et soustraction fiscales ne sera plus du tout tolérée ».

 

Berne semble laxiste et ne réalise pas l’ampleur du changement des mœurs bancaires et des administrations fiscales étrangères.

 

Berne doit se réveiller et se rendre à l’évidence que le coffre de la Suisse doit s’ouvrir au monde de la finance et de l’économie.

 

Un grand débat national devrait s’organiser pour mettre sur le métier les valeurs, les stygmates des lois bancaires et fiscales et dégager une nouvelle réglementation. Et pourquoi pas une consultation populaire.

  

Le temps de prendre le taureau par les cornes et venu. Il faut discuter, réglementer une nouvelle loi fiscale sur les banques,

 

L’histoire change !

 

08:04 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

.......et l'Europe à l'agonie sous perfusions des pieds à la tête!
Une loi européenne sur le blanchiment d'argent serait aussi pas mal comme chemin pour définir l'origine des fonds.
Le secret bancaire relève aussi d'une liberté citoyenne face à un état inquisiteur....!
En voulant la suppression du secret bancaire, ce n'est pas loin de vouloir l'instauration d'une dictature européenne qui ne dit pas son nom!

Merci Monsieur Blocher d'avoir vu juste en 1992 déjà!

Écrit par : Corélande | 12/02/2010

Les commentaires sont fermés.