08/01/2010

Chômage : la vérité à Berne ou à Genève ?

Référence est faite aux pourcentages liés aux chômeurs de Genève

 

Qui faut-il croire, Berne ou Genève ? Respectivement 7,2 %, 6,6 % de chômeurs. Les frontaliers ne sont pas comptés puisqu’ils sont additionnés à l’Assedic français.

 

Je trouve incroyable une telle différence. Alors que Genève détient la vérité sur quels critères la Ville fédérale se base telle. Autant dire que Berne ne détient pas la science infuse des chiffres.

 

Quelle est l’erreur d’une telle différence ?

 

Berne se base sur le recensement fédéral de 2000. Alors Genève comptait 217'000 personnes actives ; C’est sûr dès lors qu’au regard des chômeurs inscrits en 2009, le taux de chômage se situe à 7,2 %.

 

Or, aujourd’hui, la ville du bout du lac Léman calcule 242'000 employés ce qui donne un taux de chômage à fin 2009 de 6,6 %, ce qui est bien mieux. C’est en définitive la réalité de ce chiffre qui devrait être le taux officiel, la vérité.

 

Berne oublie que la démographie évolue d’année en année, provoquant ainsi de fausses données dans les chiffres. La preuve est faite, le taux de Berne est erroné.

 

Sur le plan fédéral cet écart est authentique puisque la population active a évolué entre 2000 et 2009, soit un taux Suisse passant de 4,4% à 3,8%.

 

Serions-nous le seul pays au monde qui communique des chiffres le plus haut que réalité. Psychologiquement ce n’est pas bénéfique, en demeure une déstabilisation des chômeurs. Que doivent-ils penser ? Berne devrait mettre à jour ces chiffres.

 

Je propose d’offrir à l’office fédéral de l’économie une « règle de calcul » pour établir les taux de chômages !!!

 

 

15:19 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Et moi je vous propose de vous informer avant d'avancer des âneries.


Le directeur de le division du travail du SECO à répondu à ces critiques dans 24 heures (édition de ce weekend). Il explique que les frontaliers, très nombreux dans l'arc lémanique, ne sont pas comptabilisés, ce qui rend les 7.2 % bien plus crédible que les 6.6%.

Le chômage n'est qu'un histoire de définition. Il est simple de faire baisser le taux officiel : on exclus des personnes (les jeunes, les universitaires fraîchement diplômés...) et hop ! Ce qui compte réellement c'est de savoir 1) Quelle est la proportion de la population qui cherche du travail (et depuis combien de temps) et 2) Le nombre total de personnes qui cherchent du travail sur Genève/Arc Lémanique.

Dans les deux cas le chiffre Genevois sous-estime la réalité. Dans le premier cas car tout le monde n'a pas droit au chômage. Il faut avoir travaillé un certain temps, avoir un certain âge. Les chômeurs de longue durée finissent par en être exclus, etc... . Comme par hasard on exclut de plus en plus de monde lorsque l'économie licencie...
Dans le second cas parce qu'il y a aussi de nombreuses personnes qui sont en compétition pour les emploi sur Genève qui vivent en France et sont Françaises. Cette pression rend d'autant plus difficile la sortie du chômage pour nombre de Genevois.

Vous mélangez chômage officiel et réalité. J'espère que c'est de l'incompétence et non une volonté d'enjoliver la réalité, c'est à dire de cacher la merde au chat.

ABE

Écrit par : Pascal | 10/01/2010

Les commentaires sont fermés.