04/12/2009

La presse se vend sur un fond de piquants

Tout est bon pour vendre son canard. Des périodes, se sont les bourses qui vont mal, d’autres se sont les finances de l’Etat qui font sauter la caisse grâce au number one du Conseil d’Etat David Hiler, ce sont aussi les crues, la sécheresse, les ouragans, tout pour vendre le journal. Faut dire qu’il y a toujours un truc à raconter. Une nouvelle ici, à côté, internationale.

 

Aujourd’hui, en marge de l’affaire Polanski occupant tous les médias mondiaux, Gstaad sous les feux de l’action médiatique, la presse fait un flash sur le terrible accident qui c’est produit hier au quai Général Guisan. Une Mercédes, donc un gros calibre, qui a provoqué un terrible  accrochage. Il y a eu aussi le terrible accident après la course poursuite des bolides de fils à papa. La presse a de quoi à se mettre des faits sur ces pages médiatiques.

 

Ces donc ces derniers temps,  les accidents qui maintiennent la pression. Faut avouer que nombre de personnes conduisent comme des pieds, sans respect, culottés. Je serais tenté de les appeler des « assassins ». Pressés d’aller bosser, pressés de rentrer à la maison. Allumés d’aller en vacances. Des accidents et des accidents donnant du pain béni pour vendre le journal !

 

J’en reviens à la presse, celle-ci aime se gargariser avec ces faits divers, ces faits qui nourrissent la curiosité médiatique. A vrais dire, et je le dis tout haut, lorsque l’on est pas sage, hop ça ne fait pas la une des médias. Il faut de la provocation, de quoi nourrir l’excitation psychique.

 

Ces acharnements médiatiques font vivre la curiosité des gens, car les gens aiment bien plus ce qui ne va pas.

 

Ce qui est fascinant sont les drames, les déclarations fracassantes ; vous n’avez pas été sage, hop ça fait la une, les ventes augmentent sur le dos du mal.

 

Je dirais que les lecteurs ont besoin de ces faits pour produire des chocs électriques dans la tête.

 

Je pensais que l’article sur tel ou tel accident mortel pouvait avoir un effet de calmant sur certains conducteurs, que nenni, ils s’en foutent.

 

Bref, les caresses de la presse n’on pas le même effet qu’une bonne pétée sur une route, où les voitures sont démolies, malheureusement il a des blessés, des morts.

 

Tout ça pour dire que la presse jouit d’une bonne audience à des sujets mondiaux inédits et donnant du pain béni pour les ventes.

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