24/11/2009

Pas de pub politique à la télé

Quelle bonne décision a pris le Conseil National au sujet des spots publicitaires des partis politiques pour vanter leur mot d’ordre.

 

Ce n’est pas le rôle d’une chaîne de télévision de faire de la politique purement et simplement. Evidemment, que les débats sont autorisés, mais pas de publicité. Regardez les petites formations politiques n’ayant que peut d’argent, pourraient-elle se payer une pub sur la Une. Bien sûr que non trop cher. Ne verrions-nous pas une nouvelle fois un système à deux vitesses ?

 

Je dirais que c’est même très judicieux qu’il n’y ait pas de publicité politique partant du principe que la pub est faite pour les entreprises, le commerciales voire l’économie.

 

Ce matin a paru un article expliquant le pourquoi du comment d’interdire la pub politique à la TV.

 

Si vous ne l’avez pas lu, chance, je vous le transmets « now » :

 

 

« Pas question de laisser les partis recourir à des spots à la TV et à la radio pour vanter leur mot d'ordre en vue des votations fédérales. Par 119 voix contre 58, le Conseil national a refusé d'entrer en matière sur ce projet combattu par la droite et le Conseil fédéral.

Publicité

La nouvelle législation, issue d'une initiative parlementaire d'Andreas Gross (PS/ZH), obligerait la SSR, ainsi que les autres radios et télévisions qui sont subventionnées via le produit de la redevance, à ouvrir leur antenne. Les partis, pour autant qu'ils disposent d'un groupe parlementaire au niveau fédéral, ainsi que les comités d'initiative et référendaires, pourraient diffuser des spots.

Les coûts de diffusion seraient pris en charge par les médias concernés mais ceux de production resteraient du ressort des partis et comités. Les clips politiques ne seraient pas autorisés avant les élections fédérales.

Il s'agit de "faire en Suisse ce qui est une évidence à l'étranger", a plaidé en vain Andreas Gross (PS/ZH). Selon lui, les campagnes manquent de transparence et d'équité. Certains partis n'arrivent pas à se faire entendre, faute de moyens financiers. La population ne peut se forger une opinion si seules certaines voix monopolisent le débat.

Le camp bourgeois a dénoncé un "leurre". Il est impossible de fixer dans la loi quand une campagne est équitable ou ne l'est pas, a estimé Rudolf Joder (UDC/BE). Les spots risquent de se réduire à de simples slogans. "Pensez un peu à ce qui se passerait avec la votation sur les minarets", a lancé Ruth Humbel (PDC/AG).

"Si vous avez aimé les moutons noirs en deux dimensions, vous allez les adorer en trois dimensions", a renchéri Isabelle Moret (PLR/VD) Pire, seuls les partis les plus riches pourraient s'offrir des clips percutants. Et la droite de s'opposer à une intervention de l'Etat ainsi qu'à une législation beaucoup trop compliquée.

(ats) »

 

 

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