06/11/2009

L'élan vers autrui

L’élan vers autrui

 

« Une phrase m’irrite plus que tout (…) : « Ce n’est pas mon problème ». Je trouve ça effrayant ! Moi, je dis : « c’est toujours mon problème ». Et à partir du moment où vous êtes conscient de cela, vous devez vous préoccuper de tout. Vous ne pouvez pas ne pas réagir ; je n’arrive pas à rester indifférent à ce que je rencontre, à ce que je vois, à ce que j’entends. Un paysage m’émeut, un arbre m’émeut, un homme évidemment m’émeut, un enfant à fortiori, une situation, un bruit… Je me souviens d’une phrase que j’avais surpris dans la bouche d’un professeur de français : « X a beaucoup d’imagination ; ça lui rendra peut-être service, mais ça lui coûtera cher ».

 

L’ouverture à l’autre est, cher un professeur du nom Gentilini, préparée par une prédisposition de caractère : l’élan vers autrui. Spontanément, l’autre l’intéresse, suscite son attention. Certaines personnes sont ainsi naturellement portées à se mettre à la place d’autrui à compatir.

Etc. etc.

 

Je dis ceci, car je trouve que l’être humain devient de plus en plus individuel. A cause de quoi. De l’informatique. On peut tout faire à travers la magie des fibres optiques qu’alors à l’époque, il fallait se rencontrer, s’écrire des lettres…… Il y avait un réel effort de partage qui se vivait.

 

Ce qui vient à m’inquiéter c’est justement ces ouvertures visuelles vers l’autre. Jusqu’où ça va nous mener. A une sorte « autisme ».

 

La vie associative se perd et c’est bien dommage car elle est source de vie, de partage, d’existence de ce qui vit. A travers l’informatique tout est virtuel. Bientôt, nous n’aurons plus besoin de sortir de chez soi pour commander, faire ses courses, se voir tout simplement.

 

A méditer !

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