26/10/2009

Coup de coeur !

Coup de cœur  !

solidarite.jpg

 

Il est facile de parler d’art, de politique, des autres ou de soi-même ; il est en outre difficile de parler de la perte d’un être que l’on a connue et aimé. Il est facile de philosopher sur la vie et sur la mort, en des termes abstraits et généraux ; il est difficile de vivre la mort d’un être que l’on a connu et amé. Il est facile d’exprimer de paroles de réconfort ; il est difficile d’être en quête de réconfort après la disparition d’un être que l’on a connue et aimé.

 

Cher amis, je viens soutenir dans leur cruelle épreuve les familles touchées par un décès suite aux divers attentats en Irak, en Afghanistan, en Iran, partout où la mort traîne en pensant à cette déchirante séparation qu’est la mort. J’en profite pour dire ici que je pense très fortement aux deux Suisses et leurs familles. Soyez soutenus.

 

Ces tragédies viennent nous rappeler douloureusement la fragilité de notre vie et l’absurdité de l’agitation effrénée qui rythme notre quotidien. Elle nous confronte cruellement aux contrastes de la vie : hier, le bonheur ; aujourd’hui le deuil ; ici le désespoir ; là la joie ; la naissance et la mort.

 

Pour beaucoup d’entre nous, seule la foi en un Etre suprême nous permet d’accepter la désespérance de la condition humaine. Mais la conscience de la relativité de notre existence nous porte souvent, nous le savons, à l’humanité et à la solidarité. Nous le ressentons très fortement dans les cathédrales, les églises, les chapelles, au milieu d’un champ.

 

Dans certaines régions de notre monde, la mort est une fête, c’est une façon de vivre le deuil, de mieux supporter la séparation. Dans d’autres, c’est de pleurer une semaine. Enfin, chez nous c’est de prier, de respecter, de se souvenir.

 

La mer solitaire et vide n’est plus qu’un désert aride, où l’œil cherche en vain l’esquif et sur la grève plus sourde la vague orageusement et lourde n’a qu’un murmure plaintif.

 

Ces vers de Lamartine nous parlent à leur manière des journées de désolation de ces rivages de la mort.

 

Pour conclure, si conclusion il y a, ceux qui sont dans le deuil aujourd’hui trouvent toujours auprès de leur famille, de leurs amis, de nous tous, de Dieu, une porte ouverte, une fenêtre éclairée. Ils verront la lumière au bout des ténèbres. Qui que vous soyez, d’où vous veniez, de quelle religion vous êtes, sachez que vous n’êtes pas seul. Qu’il nous soit permis de nous substituer à la douleur en apportant un songe de soutien.

 

Que Dieu nous bénisse.

07:02 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.