26/08/2009

La traversée louable de l'UDC

Le projet en période électorale de l’UDC est loin d’être dénué de bon sens.

 

Saluons cette initiative. Elle remet sur le tapis cette épine du pied.

 

Le flux, le transit de voitures devient préoccupant à Genève. Il y a de plus en plus de véhicules.

 

Il est temps de se réveiller et de trouver des solutions résolvant cette problématique.

 

Une traversée de la rade ?

 

On en parle depuis des lustres. Ce fut le bébé de Philipe Joye (PDC). Malheureusement, par insouciance peut être, le peuple a dit non.

 

Je subodore que le CEVA ne résoudra pas tout. Il est nécessaire d’être visionnaire et de se dire que l’afflux de voitures va aller en s’augmentant et que Genève sera engorgée.

 

Etre clairvoyant c’est aller au-delà de la rade. Ce pont ou ce tunnel devrait traverser le lac entre le vengeron, l’arrivée de l’autoroute, et collonge-bellerive pour rejoindre la desserte d’Annemasse-Thonon, et l’Autoroute de contournement de Genève.

 

Ce serait un projet audacieux, futuriste et combien important pour Genève et son réseau routier de quartier.

 

Les millions ? Il n’y a qu’à demander à l’UBS !!!!!!

 

C’est très bien de le sortir aux moments des élections, faut-il encore le travailler ensuite.

Si c’est uniquement pour obtenir des suffrages, c’est écoeurant. C’est humain, à chaque élection on cherche et on propose l’idée géniale. Tous les partis sont aux bons soins des citoyennes et des citoyens.

12:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

N'oublions pas que le projet de Philippe Joye n'avait pas vu le jour parce qu'il avait été présenté en concurrence avec un autre projet et que, à l'époque, il n'y avait pas le double oui.

D'autre part, la traversée suggérée par l'UDC se distingue de la Grande traversée Vengeron-quelque part en France, qui ne pourra voir le jour avant plusieurs décennies (elle est inconcevable tant que les Français n'auront pas planifié un tunnel sous Ambilly. Il s'agit d'un contournement autoroutier de Genève par le Nord, qui ne résout que les problèmes autoroutiers du contournement actuel, saturé. Il nécessitera aussi l amise à trois voies de bien des secteurs de l'A1.

Le projet de l'UDC, si j'ai bien compris, reprend les conclusions du groupe d'experts ayant travaillé de 2002 à 2004 sur la question, comprenant des représentants de tous les partis, et qui étaient arrivés à la conclusion que pour régler les problèmes de circulation à Genève, seule la variante V4 qu'ils préconisaient avait du sens, préférable à toutes les autres variantes, y compris celle de ne rien faire. Il s'agit de dégorger les quais des deux rives et le pont du Mont Blanc de leur circulation urbaine pléthorique. Cette variante V4 permet, selon les experts de ce groupe de travail, qui avaient aussi fait appel aux meilleurs consultants externes, de diminuer la circulation sur le pont de 50 %, et jusqu'à 70 % sur les quais. Ce qui permettrait d'une part d'affecter deux voies du pont aux transports publics et, d'autre part, d'aménager les quais de manière plus sympathique. Le bruit et les émissions de gaz seraient diminués au centre de la ville, auquel on pourrait donner un aspect plus convivial pour ses habitants et les passants.

Ce rapport du groupe de travail avait été conforté par une étude du TCS de septembre 2007, qui arrivait aux mêmes conclusions.

La "Grande traversée" est ainsi indispensable, en tant que coutournement autoroutier, d'ici 2030-2040.

La moyenne traversée, que l'UDC retire des tiroirs dans lesquels Cramer l'avait placée sans en parler à personne, alors que les études avaient coûté des millions, permet 1) de dégorger les quais et le pont, 2) d'améliorer les transports publics par deux voies supplémentaires sur le pont, inconcevables autrement, 3) de diminuer les nuisances subies par le centre-ville par les bouchons perpétuels et 4) d'aménager le centre-ville de manière plus plaisante pour les piétons, 4 choses que ne fait pas la Grande traversée.

En outre, les experts comptaient sur une durée de travaux (y compris la remonttée par tunnel sur Malagnou) de 42 mois. C'est donc la traversée qu'il faut à Genève si elle veut améliorer la circulation et les connditions de vie dans son centre-ville à l'horizon 2015-2016, sans pour autant renoncer à son contournement autoroutier Nord, qui ne dégorgera en rien le trafic dans le centre-ville, et qui offre une faisabilité en 2030-2040.

Écrit par : J. Nizard | 26/08/2009

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