25/07/2009

Faut-il former des Imams en Suisse ?

 

Bonjour,

 

Former des Imams ?

Les imams devraient recevoir une formation de niveau universitaire en Suisse, de même que tous les enseignants de religion islamique. Cette idée séduit largement dans le monde musulman. C’est ce que révèle une enquête  publiée hier par l’Université de Zurich et financée par le Fonds national de la recherche scientifique (FNRS). Les chercheurs ont interrogé une centaine de personnalités musulmanes, quarante collectivités, partis politiques, hautes écoles et juristes. Conclusion: «un large consensus» se dessine.

La majorité des musulmans consultés souhaite concrètement que les imams s’expriment dans les langues nationales. Et qu’ils «connaissent mieux le contexte» suisse pour assumer leur rôle de référence et de conseiller pour les fidèles. Toutefois, l’Etat «ne doit pas former les imams selon ses désirs», prévient une partie des sondés. Un islam réglementé par l’Etat n’est pas souhaitable.

«Utopie»

Plusieurs intellectuels musulmans saluent les résultats de cette enquête. «Un enseignement de haut niveau pour ces ministres du culte est nécessaire, estime le Genevois Tariq Ramadan. Je suis content que la Suisse y vienne.» Quant à Hafid Ouardiri, de la Fondation de l’Entre-connaissance, il milite pour cette idée depuis plus de cinq ans: «La communauté musulmane ressent le besoin d’une aide pour vivre sa foi de manière intelligente et dynamique, dit-il, c’est quelque chose de nécessaire.»

Va pour l’idée, mais une concrétisation paraît difficile à court terme. Un cursus de formation complète pour des imams suisses à l’université, comme pour les pasteurs protestants, «relève pour l’instant de l’utopie», reconnaît l’un des auteurs de l’étude, Christoph Uehlinger. Plus de 60% des musulmans interrogés souhaitent certes une formation, mais une majorité d’entre eux l’envisage comme «une formation complémentaire» d’imams formés à l’étranger.

D’autres questions divisent largement les personnes sondées. Exemple: qui doit payer ces cours et quels seraient les débouchés professionnels des imams ainsi formés? Les auteurs de l’étude suggèrent, eux, que «l’Etat apporte une contribution» et qu’un impôt «similaire à l’impôt ecclésiastique» pour les chrétiens soit appliqué par les cantons.

Oui pourquoi pas sur sol helvétique. Toutefois, auparavant, les candidats à cette branche religieuse, devraient connaître parfaitement les lois, la doctrine, les dogmes helvétiques.

On ne peut pas former sans connaître les bases du pays où l’on se trouve.

 

Quand à dire oui ou non, toutes les questions surgissent. Que vous catholique, protestant orthodoxe, musulman, c’est le même Dieu pour tout le monde. Interpréter d’une intelligence, d’une intellectualité les religions on me même Dieu. Un dieu interpréter et enseigné d’une manière différente. Un enseignement passif et non guerrier, car là ce n’est plus l’idéologie de Dieu mais le côté guerrier de la religion.

 

Si une université devait voir le jour, la langue nationale du pays, par exemple le romand, devrait être appliqué.

 

Il n’appartiendrait pas à l’Etat helvétique d’enseigner spécifiquement la religion menant à la formation d’Imam.

 

Toute la formation universitaire devrait reposer sur un principe d’enseignement helvétique. Il va de soit que le Coran serait dispensé dans sa langue. Cependant pour le surplus tout comme la philosophie de cette religion devrait l’être en français par exemple.

 

Il est, comment dire, ça y est j’ai trouvé « légitime » d’enseigner dans l’une de nos trois langues nationalesQuel courant?

Politologue et spécialiste du monde arabe, Hasni Abidi accueille négativement cette étude: «J’ai bien peur que ses auteurs connaissent mal la réalité de l’islam, dit-il. Qui va sanctionner ces cours? Et pourquoi est-ce que l’Etat ne prévoit pas de mise à niveau pour les rabbins et les prêtres?» L’idée d’un impôt obligatoire pour les fidèles est aussi très loin d’être acquise, selon lui.

«Sur le principe, nous sommes favorables à l’idée d’une formation, explique pour sa part Razack Osseini, remplaçant du directeur de la mosquée de
Lausanne. Mais un problème culturel se pose concrètement: quel courant de l’islam serait enseigné?» Pour le reste, il se dit favorable à l’idée d’une instruction civique, rejoignant l’avis de la majorité des politiques sur la question (lire ci-dessous). Nombre d’imams, très au fait sur l’enseignement religieux, ne connaissent pas assez la réalité helvétique pour être de véritables guides de vie. «Je comprends d’autre part que l’Etat veuille montrer qu’il prend les choses en main pour favoriser un islam modéré et éviter l’extrémisme, précise Razack Osseini, mais il y a des extrémistes dans toutes les religions, il faut être très clair sur cette question.»

Si aujourd’hui, il est évoqué de manière présente les imams c’est que la Suisse « bénéficie » d’un potentiel non négligeable de musulmans. Mais quel courant islamiste serait enseigné. Quelle culture ?

 

En effet, l’état doit être visité et prendre l’affaire entre ses mains. On ne peut pas laissé délibérément s’installer des institutions, des facultés sans au préalable à leur application.

 

La question cruciale du paiement, du financement demeure. Qui va payer ?

 

Les dès sont jetés. Les questions quant à ces formations restent ouvertes. Attendons les réponses.

 

Bonne journée.

 

 

 

 

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Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour François,

depuis quand, un pays laïc, devrait former des "prêcheurs" de ce qui n'est, au fond, que des mouvements sectaires basés sur des textes qui n'ont aucune réalité scientifique ?

Comment réussir sa secte en 20 leçons : inscrivez - vous dès maintenant !

A quand une école pour les Raéliens ? Les Mandaromes ? les Scientologues ? les néo bouddhistes conservateurs ?

Pourquoi devrions nous former des Imams, des prêtres, ou que sais-je ?

La religion doit rester un fait personnel et privé. En aucun cas, l'Etat doit se mêler du fait religieux car c'est le début des dérives en tout genre.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 25/07/2009

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