28/02/2009

Les CRS sont des Rambos !

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Tabassé par des CRS. La situation qui n’est la dernière devra punir les CRS qui ont dépassé leurs limites. Souvent, il manque de tact.

 

C’est vrai que parfois, pour ne pas dire souvent, les CRS s’en donne cœur joie pour faire régner l’ordre.

 

La personne concernée fut jetée à terre, puis traînée sur 3 mètres par deux CFS taillés comme des armoires à glace. En plus de cela, l’homme épinglé est le metteur en scène genevois Patrick Mohr.

 

Une belle soirée comme nous les aimons à Avignon en Provence.

 

Je ne vais pas rentrer ici dans détail. Juste vous relater l’échange de propos :

Patrick Mohr s’approche de deux musiciens africains. Un groupe de CRS le devance. Contrôle d’identité pour l’homme au djembé. La place est noire de monde, des artistes se produisent à chaque coin de rue, mais c’est ce musicien-là que les CRS inspectent.

«Pourquoi contrôlez-vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place?» interroge Patrick Mohr, indigné, sûr de son bon droit. Il pose «une question de citoyen dans une démocratie».

«Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regarde! aurait répondu un des CRS.
– Justement ça me regarde. Votre attitude me semble discriminatoire.
– Tes papiers!»

Patrick Mohr ne les a pas sur lui. Il propose d’aller les chercher dans sa voiture. Tentative de fuite? C’est en tout cas ainsi que les CRS voient la chose:

«Mets-lui les menottes!» ordonne l’un d’eux à son collègue.
– Mais vous n’avez pas le droit de…» s’insurge le Genevois. Ces mots mettent le feu aux poudres.
«Tu vas voir si on n’a pas le droit.» Brusquement, deux des policiers se jettent sur Mohr «avec une sauvagerie inouïe», selon les mots du metteur en scène: «Ils me poussent au sol, me plaquent la tête contre les pavés, me tirent de toutes leurs forces les bras dans le dos et m’enfilent les menottes.»

«Vous n’avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras!
– Tu vas voir ce que tu vas voir, espèce de tapette. Arrête de
gémir!»
«Je ne suis pas suicidaire!»

Des gens assemblés sur la place s’indignent, sifflent, mais personne n’ose s’interposer. Les CRS sont des costauds. L’un a été champion du monde de full-contact; il est ceinture noire 3e dan de krav maga (une forme de boxe) et sa carrure en atteste.

«J’aurais traité deux CRS larges comme ça d’«enculés», moi?» Sept mois après les faits, dans la cuisine de La Parfumerie – lieu artistique des bords de l’Arve – Patrick Mohr écarte les bras en grand. Tout est intact: le choc, l’indignation, le désir de justice, le besoin de dépasser le traumatisme par sa mise en scène.

 Je subodore qu’il était important que vous lisiez une bride de l’article.

Les CRS manque d’une formation psychologique. Ce sont des rambos. Des faux gardiens de la Paix car le cas présentement se répète X fois par jour. Autant pas connaître le chiffre.

 

 

 

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