21/01/2009

Pagani la tansparence !

Pagani: «Nous serons plus transparents»

Le conseiller administratif Rémy Pagani, en charge d’un Département des constructions et de l’aménagement qui gère «entre 85% et 90% des investissements de la Ville», veut rompre avec les méthodes de ses prédécesseurs.

Rémy Pagani, à l’avenir, de tels dépassements seront-ils évités?

Nous ne pourrons pas tout éviter, mais limiter. Dans le bâtiment, il y a toujours des surprises.

Quand avez-vous découvert le nombre de bouclements en souffrance?

Le département s’était aperçu que beaucoup de crédits restaient à boucler avant que Simon Brandt ne pose la question. En un peu plus de deux ans, 350 ont été bouclés.

Pourquoi ces bouclements interviennent-ils tant de temps après l’achèvement des travaux?

Avant, on ouvrait un crédit et si on rajoutait par la suite une chambre ou un tuyau, on ne passait pas par le Conseil municipal. C’est humain. Mais je suis résolu à ne plus fonctionner ainsi. J’agirai comme pour le Musée Rath, où le dépassement de crédit a été communiqué aux élus dès que j’en ai pris connaissance et a fait l’objet d’une demande de crédit complémentaire.

Vous avez toujours dit que les dépassements conséquents sont rares et compensés par les dossiers dégageant des économies.

Absolument. Et concernant les gros dépassements, je pense que nous n’en rencontrerons que 3 ou 4 par an sur les chantiers et études en cours, qui sont actuellement au nombre de 153. Depuis un an et demi, cette moyenne est tenue.

Mais certains dépassements exhumés atteignent 60%, voire 130%. Comment est-ce possible?

Dans l’ensemble, les sommes restent raisonnables. Nous avons exhumé ces dossiers mais il est clair que chaque proposition de bouclement nécessitera des explications précises. Nous les avons.

Par exemple, lorsque la Ville a réalisé le terrain d’aventures de la Queue d’Arve, elle est tombée sur une dalle à enlever et dépolluer.
Et je peux affirmer que dans tous ces dossiers, personne ne s’est rien mis dans les poches. Mais ce qui détériore le climat de confiance, c’est que ces dépassements explicables n’ont pas été rendus publics.

Vous avez souvent affirmé que vous souhaitiez fixer une limite de dépassement: 3% par an. Est-ce toujours votre objectif?

Je me disais au début que cela pouvait être un critère, mais c’était un peu gonflé. Nous élaborons donc un processus qui nous permettra d’établir des règles, et pas l’inverse. Il ne faut pas être naïf. Nous n’allons pas faire mieux, mais nous serons plus transparents, en donnant au Conseil municipal des moyens de contrôle.

Comment?

Nous n’améliorerons aucun bâtiment sans passer par le Conseil municipal. Dès qu’un dépassement important surviendra, il fera l’objet d’une information ou d’une proposition. Et le tableau de bord de suivi des chantiers que nous mettons au point sera présenté chaque année à la Commission des finances.

Débat très intéressant, permettant d’observer le tableau à sa meilleure valeur.

Ainsi, le Conseil municipal ne sera plus surpris par ce genre de situation qui méritait quelques petits rétablissements.

Evidemment ce n’est pas totalement de transparence dont on nous jure.

Les cartes de la transparences, les pourquoi et les comment des devront, venir devant le Conseil municipal à chaque dépassement. Il en va du respect des politiciens qui gèrent les Communes, les Villes et l’Etat.

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Commentaires

la transparence de comptes n'est pas encore rentrée dans les moeurs politiques genevoises mais je pensais que les blocages avaient finalement cédés pour faire place à la notion de "bien commun". M. Pagani en faisant recours après recours, dépense l'argent public de manière peu inspirée en période de crise. Notamment dans son recours contre les CFF, M. Pagani pénalise les genevois, les pendulaires, les touristes de déambuler dans une gare CFF digne du XXIe siècle : propre, sûre, fonctionnelle et esthétique. Que d'égoïsme de la part d'un Magistrat élu pour favoriser les projets de bien public. Les années où les politiciens jouaient à se chamailler au sein du "kinder garden" sont dévolues. Désormais, les élus devront rendre des comptes à la population sur l'avancement des dossiers dont ils ont la charge.

Écrit par : demain | 21/01/2009

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