26.08.2008

L'investiture Démocrate aux States

Bonjour à toutes et à tous,

Dans quelques mois nous connaîtrons le nouveau locataire de la Maison Blanche. La course est en pleine effervescence et les campagnes son bien enclenchées. Mon penchant pour Barack Obama est indéniable. C’est la semaine de l’investiture Démocrate. Evidemment qu’il sera désigné sans retenue.

Personnellement, je compare ce candidat, cet homme, à Kennedy. Il a du charisme, de l’envergure, un regard honnête, il respire la confiance. Excellent orateur, il sait transmettre le message politique. C’est le candidat pour l’avenir « PAX » des States.

Sur Internet, j’ai lu ce qui suit. C’est un texte écrit il y a un certain temps. Toutefois, il n’a jamais été aussi actif. Jusqu’à aujourd’hui, le pari du candidat est gagné.

Le candidat Obama

Il y a toutefois un autre facteur qui anime prématurément l'intérêt de ces présidentielles. Il s'agit de la candidature de Barack Obama, le sénateur de l'Illinois à l'investiture du Parti démocrate. Homme au charisme évident, Obama impose littéralement une nouvelle dynamique. Il manie avec élégance son expérience de la sphère publique et l'espoir qu'il génère auprès de ses concitoyens, tout en étant, et cela est loin d'être négligeable, le premier Noir de l'histoire américaine à pouvoir sincèrement aspirer à occuper le siège de la présidence.

Depuis l'annonce officielle de sa candidature pour l'investiture démocrate, le 10 février 2007, Obama attire non seulement des foules records - plus de 20 000 personnes tout récemment à Atlanta -, mais l'écart entre lui et Hillary Clinton se rétrécit constamment dans les sondages.

Il a déjà amassé en trois mois plus de 25 millions de dollars, soit essentiellement le même montant que Mme Clinton. Plus de 100 000 personnes ont fait un don à la caisse de Barack Obama, contre comparativement environ 50 000 personnes pour Mme Clinton. Voilà qui augure bien pour le deuxième trimestre qui se termine en juin. Donc, l'argent et le momentum ne manquent pas à la machine Obama.

Cela dit, la course ne fait que s'amorcer. Rapidement, les électeurs, et particulièrement les militants, vont scruter de plus près ce jeune sénateur. Il aura beau répéter qu'il est le seul candidat à s'être opposé clairement à la guerre en Irak et que, avoir de l'expérience à Washington (surtout celle du vice-président Dick Cheney et l'ancien secrétaire de la défense, Donald Rumsfeld) a mené de manière irrémédiable à l'impasse irakienne actuelle, les Américains voudront en entendre davantage.

Natif d'Hawaï, le sénateur Obama a vécu dans plusieurs États américains, en Indonésie et a résidé pour un bref séjour au Kenya. Diplômé des meilleures universités américaines (Colombia et Harvard), Obama fut à la fois professeur, avocat de pratique dans le domaine des droits civiques, et politicien au niveau de l'État de l'Illinois avant son élection au Sénat américain en 2004.

Il est déjà l'auteur de deux best sellers, Dream of My Father et Audacity of Hope. Ses discours, ses présences à la télé américaine et son allure font que ses détracteurs n'hésitent pas à le qualifier, avec un certain dédain d'ailleurs, de «simple rock star». On semble douter de sa profondeur et de sa rigueur. En politique, toutefois, être sous-estimé est loin d'être un désavantage.

Pour plusieurs de ses supporteurs, Barack Obama représente surtout l'espoir. Il est en voie de devenir le premier candidat depuis Robert Kennedy à incarner ce genre de changement mobilisateur. Il est presque surréel et irrationnel que sa candidature menace sérieusement celle de la très qualifiée Hillary Clinton. Obama représente le renouveau, ce potentiel de la transformation de la politique américaine telle que pratiquée par le clan Bush et oui, aussi par le clan Clinton. C'est le débat classique entre la politique faite traditionnellement et le vrai changement. La victoire presque «assurée» d'Hillary Clinton à l'investiture démocrate est maintenant chose du passé.

Kennedy, Winfrey et Woods

Sénateur depuis 2004, Barak Obama est un phénomène politique rare. Il combine à la fois contenu, charisme, art oratoire et une personnalité d'enfer qui créent un lien émotif naturel et très fort entre lui et l'Américain moyen. On retrouve chez lui l'idéalisme social d'un Bobby Kennedy, la force de la communication d'Oprah Winfrey et la puissance de la personnalité d'un Tiger Woods. Il est une heureuse combinaison de ces trois grands caractères qui ont forgé une part de l'Amérique moderne. Si ce n'était que pour cette raison, la candidature du sénateur Obama doit être prise très au sérieux.

Pour mieux saisir la portée de la candidature de Barack Obama, il est bon de rappeler celle de Bobby Kennedy en 1968. À cette époque, les Américains vivaient pleinement le traumatisme de la guerre au Vietnam. Les pertes de vie augmentaient au jour le jour, et les divisions au sein de la société américaine s'intensifiaient. Kennedy, ancien supporteur de cette guerre, rompt avec le président Johnson pour s'opposer à cette guerre. Il conteste la présidence de Johnson, ce qui était assez dramatique compte tenu qu'ils étaient du même parti.

La candidature de Bobby Kennedy était unique en soi, car il inspirait différentes couches de la population - les pauvres, les minorités, la classe moyenne et les jeunes. Chacun pouvait voir en cette candidature l'espoir d'un monde meilleur. Un monde de compassion, de tolérance, de justice, et d'inclusion. La croisade se termina malheureusement par son assassinat dans les cuisines d'un hôtel de Los Angeles, le 6 juin 1968. Mais le rêve et les idéaux qui l'inspiraient demeurent toujours pertinents pour plusieurs composantes de la population américaine. Il y a de plus en plus d'Américains pour qui le sénateur Obama rappelle cette croisade d'espoir.

Parlons maintenant d'Oprah Winfrey et de Tiger Woods. Ces deux Afro-américains sont considérés comme faisant partie des personnes les plus influentes de la société américaine. Ils sont des icônes et des modèles et sont admirés et respectés bien au-delà de l'Amérique. Barak Obama a ce don de la communication qui a fait d'Oprah Winfrey une femme si influente. Obama soulève les foules et sait combien il importe de communiquer avec simplicité et avec authenticité. Le fait que l'influente Oprah l'appuie sans condition ne lui nuit pas pour atteindre certaines couches importantes de la population aux États-Unis.

Avec son style flamboyant et athlétique, Obama est de même lignée que Tiger Woods auprès de la jeunesse américaine. D'ailleurs, tout comme Tiger Woods, Barack Obama est issu de parents mixtes (mère blanche et père africain). Il incarne cette nouvelle génération d'Américains, ouverts sur le monde et fiers de leurs origines mixtes. Sa personnalité et son charisme sont une passerelle entre les Blancs, les Afro-américains et les diverses communautés culturelles aux États-Unis.

Nous voilà donc à peine au début d'une longue campagne qui sera ardue et remplie de surprises. La sénatrice Clinton part avec une longueur d'avance, bien méritée et bien appuyée par l'establishment du Parti démocrate. Son mari est incontestablement l'un des plus grands stratèges et il sera à ses côtés (sans commentaires!). Quant à lui, Obama poursuivra sa campagne envers et contre tous. Le premier candidat sérieux de race noire pour la Maison Blanche, l'homme avec une expérience fort limitée, l'homme qui incarne l'espoir plutôt que des formules de rechange. Il est un homme d'idées qui anime les foules et qui inspire.

Barak Obama a bien sûr peu d'expérience administrative. On pourrait même concevoir qu'il se porte candidat pour mieux se préparer et bâtir sa notoriété pour les présidentielles de 2012 ou de 2016. Certains voient Obama comme le candidat idéal pour la vice-présidence. En raison de sa relative jeunesse - 45 ans -, on prétend même qu'Obama fait une incursion «prématurée» sur le terrain des présidentielles. Ce serait toutefois une erreur que d'envisager sa candidature de cette façon. Barak Obama a rendez-vous avec l'Amérique en 2008. Avec son style, sa force de caractère et ce besoin réel de recréer l'espoir auprès de la population américaine, tout cela fait que pour Barack Obama, accéder à la présidence, «c'est maintenant ou jamais!»

John Parisella : Membre associé de l'Observatoire sur les États-Unis, chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques. Coauteur du livre Politics: Made in USA

Catégorie : Éditorial et opinions

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Commentaires

Je vois que vous etes bien prevoyants parce que cette bonne caractéristique d'Obama a bien montre sa personnalite. Voila c'est deja le 9 janvier et voila nous avons les resultats des elections. Etes-vous heureux en tout cas?

Ecrit par : Jacob | 09.01.2009

J'aime ce personnage Barak Obama! Il est cool, et en comparaison avec des autres presidents contemporains il est plus ou moins jeun! Je pense que ce fait fait la nation de l'Amerique etre plus jeune et active sur l'echec mondial et c'est pas mal!

Ecrit par : Joshua | 02.03.2009

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