06/08/2008

Le PDC et l'enseignement

PDC et enseignement

Au sujet du libre choix de l’école obligatoire, j’ai trouvé un article intéressant sur le Journal du « Matin » du lundi 4 août dernier.

« Libre choix de l'école: pour un enseignement public "fort"

La question du libre choix de l'école risque de donner du grain à moudre aux délégués du PDC fin août à Bâle. Vu les diverses opinions en présence, trois variantes leur seront soumises. Quelque soit le résultat, le parti veut un enseignement public "fort".

Les démocrates-chrétiens sont unanimes sur un point, selon leur papier de position sur l'école obligatoire présenté à Berne: pas question pour eux que de l'argent soit retiré des établissements scolaires de l'Etat au profit des privés via des chèques-formation.

Interrogé sur les forces en présence au sein du PDC, le président du parti suisse Christophe Darbellay pronostique "une assez grande résistance" contre le libre choix. "Mais il est important d'en discuter ouvertement."

Le conseiller d'Etat Rainer Huber, en charge de l'instruction publique du canton d'Argovie, est en tout cas opposé à cette solution. Le libre choix de l'école s'accompagnera d'une "ghettoïsation" croissante et de la fermeture d'établissements, a-t-il averti.

Un avis contredit par son collègue de parti, le conseiller national zougois Gerhard Pfister. Pour le président de la Fédération suisse des écoles privées, le libre choix de l'école pourrait freiner la mise en place d'un système de formation à deux vitesses, a-t-il fait valoir dans une interview parue dans la "Mittelland Zeitung".

Selon ce principe, les parents choisiraient librement l'école de leur enfant. S'ils optent pour le privé, l'Etat prendrait à sa charge les coûts qu'aurait engendrés la fréquentation d'un établissement public et les parents paieraient la différence de leur poche.

La formation dispensée en école privée est meilleure, ce qui expliquerait la demande croissante qui existe pour ce type d'établissement, estime M. Pfister.

Par ailleurs, les Romands reprennent l'école obligatoire le 18 août à Neuchâtel, dans le Jura et le Jura bernois, le 21 en Valais, le 25 dans le canton de Vaud et à Genève et le 28 à Fribourg »

L’enseignement privé à son pesant d’or au même titre que celui du public. Le prix change.

Le libre choix de l’école doit être maintenu pour autant que les parents restent redevables de l'équivalent de scolarité dans le privé.  En effet,si des parents veulent que leur progéniture suive un cursus dans une l’école privée grand bien leur fasse, mais à leurs frais. L'enseignement privé doit toutefois ne pas être à la charge du contribuable.

En Suisse nous avons d'excellents enseignements publics. Le privé cotoye-t-il le parvenu ?

Nous voyons cela avec le collège du Léman à Versoix, l’école Moser à Chêne-Bougeries à partir de 12ans pour la préparation de la maturité fédérale. Ce sont des écoles qui enseignent l’équivalent du primaire.

L’école publique est pourvu d'un bon enseignement qui fonctionne. Je suis contre la prise en charge de l’état pour les enfants qui iraient dans des écoles privées. Séparons le privé du public. Un chat est un chat, un chien est un chien.

Peut on vraiment dire avec conviction que l’école privée est meilleure que celle publique. Il faudra que le PDC développe cette question.

La vrai question est : veut-on privatiser l’enseignement sur le dos du contribuable ? Alors qu’actuellement ça fonctionne bien.

Il faudra que l’on m’explique la différence fondamentale entre le privé et le public. Il me semble que les niveaux sont les mêmes. C’est la forme qui change. Et évidemment le prix de l'enseignement. Allez dans une école privée est bien plus exorbitant que l'école publique. La traversée du carrefour a un prix !

Nécessité sera de redéfinir le rôle de l'école publique.

Décidément l’école n’arrêtera pas de faire parler d’elle.

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Commentaires

Question.
Pourquoi y-a-t-il des politiciens qui doivent s'occuper de l'école ?
Comment ose-t-on exclure des groupes et des associations, comme Charles Beer ?
Si l'enseignement est public, ainsi soit-il.
Pour le moment et à mon avis, l'enseignement est politique. Point.
Pour un enseignement de qualité, il faudrait virer, manu militari, au besoin, tout élément qui n'a rien à voir avec la mission de l'éducation.
Les programmes scolaires...qui les organise, les constitue ?
Dans mes classes, nous avions 1 prof, pour 40 élèves.
La preuve que cela est possible.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/08/2008

En France des écoles privées *sous contrat d'enseignement" sont subventionnées par l'État, pour autant qu'elles respectent les programmes définis par le Gouvernement. Il existe ainsi des Collèges "Catholiques" (sans crucifix, mais avec enseignement des religions.)
En Belgique (et en Hollande), selon des modalités similaires, les écoles catholiques (parfois avec crucifix), protestantes, juives (bientôt "coraniques") bénéficient des mêmes conditions. L'école publique "laïque à la française" est surannée. Cette laïcité conduit à l'indifférence et à l'ignorance des religions, et des éthiques qu'elles proposent. En définitive il appartient aux parents - et non aux politiques - de définir et de choisir l'école adaptée à leurs conceptions de vie, dans le respect de celles des autres.

Écrit par : Joost MATTHEEUWS | 06/08/2008

@ Joost Mattheeuws.
Il n'est pas nécessaire d'aller à l'école, pour apprendre la loi universelle du respect.
"Ce qui t'est haïssable, ne le fais pas aux autres".
Cette loi universelle (et aussi pour répondre à votre question sur les 10 commandements, dans l'islam), est une loi qui existe dans toutes les religions, sauf en islam.
L'islam, fait la différence entre les musulmans et le reste du monde.
Les religions mono, poly, païennes...toutes...sans exception (mise à part l'islam)...ont inculqués ce respect d'autrui, peut importe sa religion, langue, nation...
De cette loi, découle également l'hospitalité et tant d'autres...
La réciprocité est aussi nécessaire, pour l'accomplisement de cette loi, rappelons-le, universelle...

C'est d'ailleurs, par respect, que j'ai cessé de rappeler à François Velen, ses fautes d'orthographe...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/08/2008

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