05/08/2008

Alzheimer ou la mort blanche !

L’acte d’amour qui tue !

Surfant sur le site de la « TdG », je tombe sur l’article « Un pensionnaire d’EMS tue son épouse et tente de se suicider ».

Nous pourrions arguer que cet acte est un acte d’amour. La petite dame atteinte  d’Alzheimer, la mort blanche car elle évolue bien malgré le développement de la médecine.

Evidemment, que Madame, malade, ne se souvenant de rien, n’ayant qu’une relative mémoire, n’a pu que dire oui à son mari, partons ensemble et arrêtons de souffrir sur cette terre.

Evidemment, Monsieur voyant, ou comprenant, que la maladie est incurable a choisi la solution que l’on peut appeler de facilité : la mort collective.

Ma mère souffrait de cette méchante maladie qu’est l’Alzheimer. Je peux vous dire que mon père, en pleine forme, a eu beaucoup de courage. Jusqu’au bout il l’a suivie, l’a aidée, bref s’en est occupée d’une façon exemplaire. C’était loin d’être facile. Je ne lui ai jamais demandé si l’envie de baisser les bras lui était venue à l’esprit. Si à un moment ou un autre il a voulu, il a souhaité la mort de ma mère. Je crois que non, qu’il l’a accompagnée jusqu’à son dernier souffle ce 31 août 2003.

Après avoir écrit ce blog, je lui ai poser la question. 5 après, il m'a dit qu'il n'aurait pour rien au monde tuer sa femme. Pour lui tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

Je pense que pour la personne atteinte d’une maladie inguérissable, Exit peut apporter un souffle de quiétude au conjoint bien portant. L’assistance au décès se justifie. En l’occurrence le petit papi de « 79 » ans a cru faire ce que bon lui semblait.

De voir son conjoint atteint notamment d’Alzheimer est une forme de « calvaire ». Délivrer la personne de toutes souffrances est à mon avis un délit compréhensif. On pourrait classer ce genre d’affaire dans les homicides involontaires. Bien sûr que la justice ne va pas l’entendre ainsi. Et le pauvre Papi survivant qui a souffert pendant de longues années au côté de son épouse malade va maintenant souffrir en prison. Quelle vie sur cette terre.

C’est vrai, la vie n’est pas une ligne droite.

07:00 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Je pense que c'est clairement un acte d'amour.

Chaque nouvelle affaire d'euthanasie fait remonter le problème que nous n'avons pas encore fondamentalement résolu. La question fondamentale est de savoir si après le droit à la vie, il y a aussi un droit à la mort.

Je pense que oui.

Comment cela doit se traduire dans les lois, dans la pratique de la justice, c'est une autre question.

Écrit par : Christophe | 05/08/2008

Bonjour M. Christophe,

Vous avez raison donner le mort dans certain cas, c'est un acte d'amour. Le droit à la mort est légiférer, mais l'acte d'amour^si ce n'est le mariage.
Dans certain cas, et sous autorisation express d'un collège de trois médecins l'euthanasie devrait être autorisée. Le droit à la vie ou le droit à la mort est loin d'être réglé médicalement et religieusement, etc.
Bonne journée

Écrit par : velen | 05/08/2008

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