11/07/2008

Ces jeunes en manque de repères

Ces jeunes en manque de repères.

J’ai pris connaissance avec beaucoup d’attention de l’article dans la TdG « Ces 1500 jeunes gens qui font la vie buissonnière ».

Cet état de fait énoncé dans ledit article me laisse à la fois songeur et triste. Mais que se passe-t-il ?

Ces jeunes qui sont devenus des assistés, sans formation, sans famille, sans repère est-ce un mal récurent de notre société ?

Je viens évoquer en marge de mon humble avis, une Fondation de droit privé.

Là où j’habite, est implanté une annexe du SGIPA.

Le SGIPA « déploie ces activités dans deux domaines principaux, d’une part la formation d’adolescents qui, au terme de leur scolarité obligatoire, ne peuvent rejoindre dans l’immédiat les filières traditionnelles de formation professionnelle, d’autre part la prise en charge et l’encadrement de personnes adultes en situation de handicap. Le but visé est l’intégration professionnelle la plus adaptée pour toutes ces personnes, au travers d’une vis socialisante incluant le droit au travail.

Les débuts de ses activités remonte à 1958, date à laquelle l’Association SGIPA fut créée. En 1998, l’Association a constitué une Fondation de droit privé, la Fondation SGIPA, à laquelle elle a transmis l’intégralité de son mandat, de ses engagements et de son patrimoine.

La Fondation déploie ses activités en étroite collaboration avec le canton et plus particulièrement le Département de l’Instruction publique (DIP). Une convention de collaboration avec l’Etat ainsi qu’un contrat de prestations définissent le mandat de la SGIPA. La Fondation collabore également avec le Département de la solidarité et de l’Emploi DES) ainsi qu’avec l’Office Fédéral des Assurances Sociales

La SGIPA gère 14 ateliers protégés de production, dont 6 simples et 8 doubles, qui offrent des places de travail ainsi qu’une formation continue adaptée aux capacités et aux besoins des personnes adultes mentalement handicapée, en principe au bénéfice d’une rente AI. Ces ateliers sont située dans des lieux de production, décentralisés (ateliers protégés indépendants ou intégrés en entreprise) et travaillent avec différents secteurs de l’économie Genevoise : le travail n’étant pas un objectif unique mais une contribution à une formation professionnelle et à une action éducative. L’encadrement professionnel et éducatif est assuré par des maîtres d’ateliers qui collaborent avec des psychologues. (renseignements émanant du site de la SGIPA).

Je trouve inquiétant des jeunes qui sont livrés à eux même. Je ne pense pas que c’est un rejet de la société mais plus tôt une marginalisation personnelle. Sont-ce les parents qui se désistent ? Sont-ce les jeunes qui n’ont plus de repères dans notre société ?

Nécessité d’accompagner ces jeunes, de les aider à sortir du tunnel, de leur créer des étapes de formation.

Pour les caractériels, ceux-ci peuvent être décelés très jeune. Les maîtres d’écoles peuvent dépister depuis l’enfance les futurs problèmes de ces jeunes.

Ils décomptent 1500 jeunes en difficultés. Je pense qu’ils sont beaucoup plus. A Genève, à Zurich, à Paris, à Londres, partout.

La création d’antenne est une excellente idée. Comme le dit la TdG, c’est une bombe à retardement qu’il faut désamorcer par une véritable politique de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, prévient Claudio Deuel, délégué à la jeunesse de la Ville de Genève.

A Carouge, nous avons longuement parlé au Conseil municipal des TSHM Travailleurs sociaux hors murs. Ils sont importants car ils sont sur le terrain. Ils peuvent intervenir plus rapidement, au cœur des « blems » ils peuvent conseiller, rassurer, ouvrir le débat dans les meilleurs délais. Les TSHM sont indispensables. La relation de confiance s’instaure, l’ouverture sur le devenir s’installe.

Il faut lutter contre les maux que notre société rencontre. Il faut offrir aux jeunes la possibilité de s’identifier, de se donner les moyens de réussir. Il appartient donc aux politiques de tout mettre en œuvre pour que ces jeunes, très jeunes, soient pris en charge, conseillés afin qu'il puisse avoir un devenir dans notre société

Les jeunes doivent pouvoir reprendre confiance avec Nous, avec la Société.

Pour conclure, je reprends les propos de la TdG que vous n’avez peut être pas lu « La clé du succès repose enfin sur la capacité de l’administration municipale et des association, qui collaborent avec elle, à créer une offre de stages variés. « Nous allons aussi faire appel du pied aux privés, qui pourraient jouer un rôle important dans cette démarche », conclut le délégué à la jeunesse ».

Bon week end.

Clin d’œil : merci Monsieur Dimitrescu pour les corrections… !!!!!

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Commentaires

Bonjour, votre clin d'oeil adressé à Victor, permettez de le prendre pour moi, ah, ah, ah. Voici en vrac les corrections à effectuer selon votre souhait :

-récurrent : 2 r
-je viens d'évoquer (et non é)
-est implantée (fém. du participe passé dont le sujet est "une annexe")
-une vis socialisante?
-les débuts... remontent (pluriel)
-ces ateliers sont situés (et non située)

En espérant que Victor ne m'en tiendra pas rigueur car je ne puis lui voler la vedette en aucun cas! Bonne journée à tous 2 !!

Écrit par : Micheline Pace | 11/07/2008

Bonjour Chère Madame,

Je devrais avoir le visage rouge de colère contre moi-même. J'avoue ne pas relire mes propos. C'est ennuyeux pour vous car ça vous donne boulot de corriger !!! Cela dit, je m'aperçois que c'est un acharnement contre moi. Un acharnement justifié puisque je l'admets qu'en effet il y a des fautes d'orthographes.
Ce sont des erreurs idiotes.
Le but est atteint ! Vous avez pris un malin plaisir à me corriger !!!
Qui peut le plus peut le moins.
Sans rancune, bon week end.
A quand un café avec Victor ?!

Écrit par : velen | 11/07/2008

Cher François,

Beaucoup de jeunes, en effet, sont en difficultés. D'aucuns, il est vrai, ont un besoin urgent d'être pris en main par des structures adaptées, qui leur permettront de se remettre à cheval et de reprendre le long chemin de la vie dans des conditions qui soient plus adaptées. Mais ceci demande un investissement qui ne peut pas prendre la forme d'un partenariat public-privé. Je ne nie pas l'excellence du travail de la fondation dont vous parlez ici. Mais il me semble plus que jamais que c'est à l'Etat de prendre ce cas d'espèce en main. Il en va de son Avenir, de notre Avenir.

De plus, force est de constater encore une fois que seules les conséquences sont ici traitées. Je ne nie pas l'excellent travail et la nécessité que représente des organismes semis-privés telle que la fondation dont vous vantez ici les mérites. Mais ne pensez vous pas qu'il est le propre de l'Etat - celui-là même qui possède le monopole de décision sur l'organisation socio-politique de notre petite société - que de se prendre par la main et d'aller voir, une fois pour toute, ce qui se passe vraiment dans les rues ? Si seulement les cris d'alarmes et le proposition de changement de ces travailleurs sociaux hors les murs étaient entendus plus loin et plus haut que sur les pages de certains blogues tels que celui-ci (bravo, d'ailleurs). Et si seulement, en lieu en place de cadeaux fiscaux pour les hedge funds, l'argent public était investi dans un développement réel d'un réseau social valable, mieux structuré, et plus à même d'agir de manière pragmatique, et pas selon les idéologies. Si seulement la société donnait aux parents la possibilité matérielle de s'occuper de leurs enfants, tout irait pour le mieux. On parle sans arrêt de "parents démissionnaires". Mais comment des parents travaillant à 100%, souvent avec deux revenus dans le ménage et peinant malgré tout à boucler leurs mois (il y a en Suisse 1 million de working poors, 1 habitant sur 7 !!!) peuvent-ils encore trouver le temps, le courage d'affronter, en plus des leurs, les problèmes de leurs enfants ? L'être humain n'est pas superman.

Enfin, je me permettrai de citer l'exemple que je connais le mieux pour démontrer la place que la société élitiste genevoise laisse aux jeunes de nos jours : le mien. Licencié en science politique, formé durant plus de 21 ans par le système éducatif genevois à qui j'ai dû coûter beaucoup, je ne demande qu'à rendre à ce canton ce qu'il m'a offert. Mais.
Mais à 26 ans, l'on est soit trop qualifié, soit l'on manque d'expérience. A 26 ans, les propriétaires ne veulent pas nous loger. A 26 ans, personne ne souhaite nous donner notre chance. A 26 ans, enfin, lorsque l'on souhaite mettre ses compétences au service d'un Etat qui a tant fait pour nous, ce dernier nous rit au nez.
Que penser, donc, de cet Etat qui se fiche et se rit de la place de son avenir dans la société qu'il a pour charge d'organiser ? Parce que l'Avenir n'appartient pas aux plus de 60 ans qui sont la cible privilégiée des campagnes politiques de ces dix dernières années (ceux qui, par habitude, votent encore...). Parce que les jeunes, ces jeunes que l'on laisse sur le bord de la route, dont on refuse de voir la difficile réalité quotidienne, sont ceux qui feront la Genève de demain. Comment les partis peuvent-il ne pas s'inquiéter du taux d'abstention des moins de trente ans aux dernières élections ? que fait l'Etat pour intéresser ces jeunes à son fonctionnement ? Mais vers quel avenir serons nous dirigés, le jour où les plus de 60 ans ne seront plus là pour faire la fortune des partis politique traditionnels et décider pour ceux qui viennent ? L'Avenir se prépare dans le présent. Et la manière dont celui-ci se préoccupe de celui-là me fait, pour tout vous dire, soucis.
Une solution serait de trouver un moyen pour que les politiques en arrivent à porter leur regard plus loin que sur la prochaine échéance électorale. La réflexion philosophico-politique doit se faire sur deux générations au minimum. Le jour où nos chers (!) dirigeants auront compris cela...

Je connais toutefois votre fibre sociale, votre côté humaniste et je vous en félicite ici. Continuez à lancer des pavés dans la mare, à faire la promotion de ce type d'actions. Parce que vous êtes écouté. Parce que vous faites parti de ceux qui prépare aujourd'hui demain.

Bein à vous.

Écrit par : Nicolas | 11/07/2008

Vous n'êtes pas le seul...
"Je trouve inquiétant des jeunes qui sont livrés à eux même."

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11/07/2008

Loin de moi de telles idées à votre encontre, chère Micheline...
"En espérant que Victor ne m'en tiendra pas rigueur car je ne puis lui voler la vedette en aucun cas! "

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11/07/2008

Soyez assuré, M. Velen, qu'il n'y a aucun acharnement contre vous. Si l'on ne vous trouvait pas sympathique, on ne vous écrirait (ni ne vous lirait).

Si d'aventure vous aviez quelques informations concernant la SGIPA, j'en serais bien intéressée.

D'accord pour un verre, ce en compagnie de Victor, comme vous le précisez, dès le 30 juillet!

Bien à vous.

Écrit par : Micheline | 11/07/2008

Micheline, assurément vrai : "Si l'on ne vous trouvait pas sympathique, on ne vous écrirait (ni ne vous lirait)."

Je dirais même à la manière des Blues Brothers (Jake & Elwood) :
"Nous sommes en mission pour le Seigneur"...

Bien à vous,
;o)

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 12/07/2008

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