05/07/2008

Qui suis-je, suis-je heureux ?

Qui suis-je, suis-je heureux ?

Vous êtes vous un jour poser cette question ?

La question est facile à poser, par contre il est plus difficile d’y répondre. Dire « oui », à contrario « non »,  sans une réflexion, la aussi profonde, n’est pas simple.

Le moment présent, oui ou non je suis heureux. Je peux répondre à cette question pertinente car le moment est vécu à l’instant même. Dans le temps, une occupation plus longue, c’est plus difficile de se demander si cette occupation a donné du baume au cœur ou non. Nécessité de revivre dans sa tête le film et de se remémorer les moments fastes et ceux qui l’on moins été.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’avoir une émotion quant au moment vécu. Avez-vous pleuré ?

Parfois, il est normal de pleurer. Un souvenir, une réjouissance, une nouvelle de taille, émeut.

Parfois, c’est difficile de vivre dans un monde sans choc. A tout ce que nous entreprenons, se dévoile un choc d’ordre émotionnel, d’ordre nerveux, d’ordre n’allant pas dans le bon sens.

En creusant un peu sur ces questions thématiques nous pouvons très bien comprendre que l’on pleur, c’est humain, donc normatif. Il n’y pas de honte à pleurer. C’est même rassurant de se sentir homme ou femme empli de joie ou de problème, résultant sur des joies ou des tristesses

En écrivant ce blog, j’écoute le Requiem de Mozart. C’est tellement beau que j’en suis ému. C’est surprenant qu’une musique rappelle des souvenirs, se remémorent des moments indélébiles. Le phrasé de cette musique est émouvant, il crée une atmosphère dans laquelle je me sens bien. Je suis dans un univers qui me permet de me poser la question : « Dans le fond, qui suis-je, suis-je heureux ? »

…Tout être humain qui vient à nous, humilié, étranger, pauvre, nu, malade, dans la misère est notre absolu. Sur un plan religieux, il est le visage de Dieu. Il est, je lisais dans un bouquin, « pourquoi sommes-nous Chrétien » qu’il est non seulement quelqu’un (l’être humain) à respecter, mais aussi malgré toutes les apparences, notre salut. Cette ouverture est le seul remède spirituel efficace contre l’acédie…

… Il est gravé dans l’ADN de la civilisation occidentale que l’issue de la conversation ne nous appartient pas. Cette ouverture fonde notre civilisation et maintient en elle une fracture qui l’empêche de se refermer sur elle-même. L’avenir n’est pas d’un seul côté et nous le découvrons au fur et à mesure des événements, il nous échappe. Cette Idée vient de la Bible. Paradoxalement, cette faiblesse apparente est le signe de notre salut……

Ce livre dit en page de couverture ceci (écrivain s’appelle Didier Long) Pour celui qui, a passé dix ans au sein d’un monastère, c’est une évidence : l’absence d’empathie et de tendresse, le cynisme banalisé, les paroles politiques creuses, nos destins qui nous échappent dans le monde de plus en plus régi par les lois économiques d’airain, la survie individuelle pour toute morale, notre espoir qui se vide ; peu à peu, l’ »ère de rien » remplit nos vies.

Les religions remontent de manières fracassantes sur la scène mondiale. Elles proposent de remplir ce vide. Mais ce retour massif se manifeste de plus en plus souvent par de vieux spectres plus qu’inquiétants, des meurtres et des guerres. De quel sacré parle-t-on ?

En ce début de siècle, nous avons l’impression que notre société occidentale arrive à la fin d’un cycle et nous peinons à imaginer un avenir ensemble. Vivons-nous les derniers instants de cette civilisation qui, e Jérusalem à Rome en passant par Athènes, inventa la fraternité universelle des humains ? Où entrons-nous dans une ère nouvelle ?

Jusque là nous étions Chrétiens. Le sommes-nous encore ? »

Que de questions se posent en notre vie ici bas.

A ce quoi, la vie n’est pas une ligne droite. Heureusement, notre existence sur cette terre serait monotone.

Par  moment, nous sommes foudroyés par le bonheur, d’autre fois par le néfaste.

Chaque jour , je vis avec le désir de la paix, de la sécurité, du bien être. Je vis en composant une vie qui me convient malgré les soucis quotidiens.

Je pourrais écrire encore des pages. Je ne vais pas aller plus loin.

Il ne faut pas écouter les gens qui nous conseillent, sous prétexte que nous sommes des hommes, de ne songer qu’aux choses humaines et, sous prétexte que nous sommes mortels, de renoncer aux choses immortelles.

Mais dans la mesure du possible, nous devons rendre immortels et tout faire pour vivre conformément à la partie la plus excellente de nous-mêmes, car le principe divin, si faible qu’il soit par ses dimensions, l’emporte, et de beaucoup, sur toute autre chose par sa puissance et par sa valeur . Aristote , Ethique à Nicomaque, Ive siècle avant J.-C.

L’essentiel de mon présent texte est de vous faire connaître le livre  « Pourquoi nous sommes chrétiens » de Didier Long

Bon week end.

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Commentaires

Les gauchistes (il y en a même au PDC et chez les Radicaux) doivent être des gens très, mais alors très malheureux.
Les socialistes (comme le bon docteur Rielle) doivent être contents de leurs actes, mais malheureux quand même.

Tout dépends de l'interprétation des notions, fondamentales, pour la compréhension du monde, dans lequel, nous vivons, malgré nous.

Songez 1 instant à la LAMAL...ça fait mal (le jeu de mots est volontaire)...dites STOP à la LAMAL, avec moi...essayez...ça fait pas de mal.

http://www.stoplamal.ch

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 05/07/2008

Après ce qui vous est arrivé dans la sphère noble de la vie en société, on se demande encore comment vous pouvez avoir foi en l'humanité.

Écrit par : Micheline | 05/07/2008

Le problème avec la recherche du bonheur est qu'elle est vaine car le bonheur ne saurait être recherché. Ce qu'on peut obtenir, c'est le plaisir, condition nécessaire mais non suffisante. L'eudémonisme (éthique du bonheur) n'est qu'un hédonisme (recherche du plaisir). Mutatis mutandis, si l'être est heureux, il n'a pas besoin d'une poursuite effrenée d'excitations de toutes sortes.

Avec le divertissement pascalien, tout se passe comme si l'homme n'était pas fait pour être heureux, comme si sa tendance universelle au bonheur n'avait pas d'objet. Le malheur du monde vient du fait que l'homme est incapable de rester seul, tranquille entre quatre murs.

D'après les stoïciens grecs, le bonheur, c'est dire oui au monde et à la vie, désirer le réel pour ce qu'il est, l'accepter, s'en réjouir, au lieu de le refuser et de désirer l'impossible, ce qui constitue un tourment supplémentaire. Grâce à l'ataraxie, impassibilité de l'esprit, le Souverain Bien s'avère peut-être plus acquis qu'il n'y paraît, d'autant plus qu'il n'est pas atteignable. Il est biens illusoires telles que la gloire, la renommée, une certaine forme de richesse, le pouvoir; ceux-ci tendent surtout à combler le vide intérieur.

D'accord, dans cette ère du vide que nous vivons, il reste impératif de re-découvrir les vraies valeurs en chaque situation, au-delà des faux discours.
Parfois même, les qualités morales y conduisent mais la folie du monde fait que la survie demeure problématique.

Bon dimanche!

Écrit par : Micheline Pace | 05/07/2008

Comment, Micheline ? De quoi parlez vous ? De sa famille politique, qui lui préfère des gosses, parce que jeunes ?
Selon la Tribune du samedi...?
Me trompe-je ?
Avoir foi en l'humanité, malgré les déboires, voila du stoïcisme catholique, n'est-ce pas ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/07/2008

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