09/06/2008

Les CFF patrons du CEVA

Les CFF patrons du CEVA iront jusqu'au bout ?

 

Actuellement, Genève et sa région comptent environ 910'000 habitants. Ce chiffre devrait toutefois passer à 1'000'000 d'ici 2020, entraînant un accroissement des beoins en mobilité. Il est donc essentiel de procéder sans attendre au développement de nos infrastructures afin de pouvoir assurer à long terme des transports publics performants.

Depuis bien des années je m’intéresse au CEVA. Je trouve ce projet fantastique. Il répond à des besoins en déplacement, au développement de la région, à une authentique politique des transports à l’échelle régionale.

Celles et ceux qui gèrent ce gros « machin » ce sont les CFF.

Evidemment que politiquement, le Conseil fédéral donne son avis. Il en va de même du Canton de Genève et les Communes, notamment Carouge. Carouge qui se bat pour voir traverser ce CEVA sous l’arve. A ce sujet, la Commune vient de voter une résolution invitant le Conseil administratif à retirer le recours déposé le 5 juin dernier au Tribunal fédéral contre la décision de l'Office des transports publics sous certaines conditions, notamment du déplacement du SAN dans une Commune voisine et vente des terrains de ce centre à la Ville de Carouge et engagement écrit du Conseil d'Etat de prendre sérieusement en considération la variante préconisée par la Ville de Carouge pour le tronçon sur la parcelle occupée par le Centre Transports Voirie & Environnement, soit le passage en tunnel sour le bâtiment pour maintenir les activités de ce service et celles du service du feu durant les travaux et, à cet effet, d'entendre les mandataires de la Ville de Carouge et à défaut d'adopter une solution conventionnelle, de mettre en oeuvre l'arbritage d'ores et déjà projeté entre les parties. Je ne suis pas pésimiste de nature, toutefois là je crois que le Conseil d'Etat aura le dernier mot.

Je trouve que cette résolution n'est pas assez contraignante. Elle aurait dû demander au Conseil d'Etat de signer une promesse d'achat vente des terrains du SAN à la Ville de Carouge. Certes, celles et ceux qui connaissent la valeur contraignante du droit d'emption on voté oui, les autres ont roulé dans le vide juridique

La région genevoise est depuis les années 60 en forte croissante démographique. La liaison Cornavin –Eaux-Vives-Annemasse modérera une partie des problèmes de trafic, par l’offre ferroviaire et les connexions avec les autres moyens de transports public.

Ce « mastodonte » c’est du dynamisme et une chance pour faire mieux vivre le développement de la région. Mais cela a des conséquences en terme de transport notamment : c’est pourquoi des infrastructure doivent être mise en place dès aujourd’hui afin de permettre à la région genevoise de conserver son attractivité. N’oublions pas que Genève est au centre du bassin transfrontalier franco-valdo-genevois.

Dans ces connexions je vois la construction d’un pont sur la rade reliant au large la rive droite de la rive gauche.

L’accroissement de la mobilité que vit aujourd’hui la région franco-valdo-genevoise va continuer sa progression dans les années à venir. Les chiffres annoncés indiquent une augmentation de 30 à 50 % d’ici 2020.

Actuellement les deux réseaux ferroviaires suisse et français (Cornavin – La Praille (CFF) et Eaux-Vives –Annemasse (SNCF) fonctionnent en impasse. CEVA reliera ces deux réseaux et créera ainsi une véritable passerelle régionale et transfrontalière.

A Carouge, en tant que Conseiller municipal, je me bas non pas contre le CEVA, sinon je n’aurais pas écrit ce qui précède, mais pour une traversée sous l’Arve. Les Autorités cantonales arguent que ce n’est pas possible en raison de la nappe phréatique. Je pense que ce n’est pas la véracité ; selon certaines études, il serait au contraire possible de faire passer ce « métro » sous l’Arve. Le cas contraire, je me battrai en ma qualité pour que l’Etat, indemnise largement Carouge. Et aussi Champel.

En effet, après m’être documenté ici est là, il en découle une forte volonté politique de la Ville de Carouge quant à la réalisation de ce projet sur une passerelle sur l'Arve. Toutefois, les grands patrons en la matière ce sont les CFF. Ce sont eux qui décideront du sort du CEVA.  Le chemin pour y arriver n’est pas simple. Il faut rouler vers la Commune, puis l’Etat, puis la Confédération pour enfin s’arrêter aux CFF et surtout revenir avec de bonnes nouvelles.

Passerelle frontalière, développement durable, mieux vivre le développement de la région, authentique politique des transports à l’échelle régionale, des besoins en déplacements, les plus les moins du CEVA, un train pour Genève et sa région = un cadeau pour les futurs générations. Merci les CFF !!! Clin d'oeil, ne pas oublier de faire passer le CEVA sous l'Arve !!!

François Velen qui vous souhaite un bon début de semaine.

08:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour,

Comme vous avez l'air d'être au courant du dossier, pouvez-vous me dire pourquoi il n'a jamais été envisagé de rejoindre Thônex/Annemasse en passant par le plateau de Vessy ?

Je comprends bien l'aspect centenaire du tracé reliant la Gare des Eaux-Vives mais je ne comprends pas le besoin de connecter directement Carouge aux Eaux-Vives. Les Eaux-vives ont passablement de transport publics pour traverser la ville et très peu d'habitants de Champel ont besoin de nouvelles lignes; ces deux quartiers ont d'ailleurs très peu d'entreprises sur leurs périmètres et beaucoup de lignes de bus, au contraire de la zone des Trois-Chênes.

Merci de votre éclairage.

NB: je n'habite pas Champel

Écrit par : AlanSky | 09/06/2008

Cher Monsieur,

Merci pour vos propos.

A l'époque j'avais posé cette question à Monsieur Rober Cramer, Conseiller d'Etat en charge du dossier. Il m'avait répondu que le tracé devait déservir la ville. L'important est également la gare de Champel, que personnellement j'aurais vu pour des raisons stratégiques sous l'Hôpital. A ce sujet, je trouve l'arrêt à la Praille intelligent. Pourquoi ? Il desservira le futur "PAVE" Praille-Acacias-Vernets. Cela dit, je regrette un arrêt à Carouge. Je ne veux pas défendre la Cité Sarde toutefois, c'est aussi un endroit stratégique surtout pour les frontaliers qui travaillent dans cette zone. Je dirais que le tracé est bien pensé. C'est un périphérique qui deservira à sa juste valeur la Ville de Genève. Il est bénéfique pour toute la région valdo-franco-genevoise.

Je demeure indéniablement à votre disposition pour d'autres question.

Bonne soirée.

François Velen

Écrit par : Velen | 09/06/2008

Bravo pour tous les commentaires, je ne pense pas que nos autorités
sont très imspirées en ne demandant pas l'avis de la population qui
sera appelée à payer la facture qui se montera certainement à plus
d'un millard cinq cents millions. Il en va de même ici que pour la
traversée de la rade dont le prix de construction à certainement
triplé ou plus depuis le temps que l'on en parle. A bon entendeur
salut.

Écrit par : grunder marcel | 04/10/2008

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