06/06/2008

L'ADN ? A qui profite le crime !

L’ADN, la boîte à surprise !

Depuis quelques années, la banque de données a quasi explosée.

C’est la vérité affirmée dit  la « Julie ». En trois ans le nombre de 500 à passer à 4500 profils récoltés. De quoi créer chez certains de la peur. Avec l’ADN, les suspects sont plus vite identifiés, les malfrats plus vite sous les verrous.

Selon la « Julie » Genève, fut avec Berne le premier canton à effectuer des collectes d’ADN en Suisse dès 1998. Cette technique est de plus en plus utilisée. Elle est fiable.

Elle est simple et bien plus efficace qu’une prise de sang. Je ne veux pas faire référence à la célèbre série les « Experts », mais je dois avouer que grâce à ces épisodes de police scientifique, j’ai découvert ce qu’était en vérité l’ADN, à tout le moins de quelle manière on le prélevait, on le recherchait, et son utilisation.

Sans vouloir reprendre les propos de la « Julie », en six ans, le nombre de profils dans la banque de données centrale de la Confédération à Zurich a explosé. De 20'000 profils en 2002, on est passé à près de 100'000,-- actuellement.

La législation fédérale est un instrument juridique très sérieux puisqu’il permet à la Police, ou sous ordonnance judiciaires, d'opérer des prélèvements.

Ainsi, la police mène plus vite et plus sérieusement ces enquêtes, le corollaire, les malfrats arrêtés bien plus vite.

Est-ce bien utile de passer par ce passage devenu obligatoire ? Je dirais que oui il l’est. Les prélèvements permettent aux scientifiques beaucoup plus de précision quant à l’enquête.

Et la « Julie » de rajouter, « N’en fait pas trop ? Non répond la police qui estime que ces prélèvements améliorent considérablement son travail. Davantage de délits sont détectés. Il arrive que dans bien des cas, l’ADN permette de découvrir d’autres actes criminels; des crimes non élucidéS et classéS à la verticale.

Il s’agira à la longue d’avoir un fichier "gâté" par les informations.

Par contre, je me demande si actuellement il existe des échanges entre polices Suisse et française, où des USA. Je pense qu’avec une commission rogatoire, la partie peut être jouée.

Ma fille âgée de 20 ans fait justement les études de police scientifique. Bien que pas scientifique, je m’intéresse à ce qu’elle étudie. C’est fastidieux, très intéressant. Sans vouloir lui vanter des mérites, il faut être bien dans sa tête, malin et savoir où chercher.

Enfin, la « Julie » lance une flèche. L’effacement des données fonctionne-t-il ?

Si une personne est innocentée, son profil ADN doit être effacé. La loi précise que le délai passe à cinq ans après une amende et vingt ans à la suite d’une peine de prison.

Que se passe-t-il si une affaire pénale n’arrive pas à prouver l’auteur du crime malgré l’ADN ?

Partons du principe qu’il n’y a pas de faits authentiques pour une inculpation, est-ce que les prélèvements ADN restent à tout le moins fichés. Il semblerait que l’effacement des renseignements ne soit pas systématiquement effacés. Avocats, défenseurs des droits de l’homme ne sont pas convaincus.

Une chose est vraie, c’est le fait que la loi est claire. Elle interdit que les prélèvements soient utilisés pour déterminer l’état de santé d’une personne. Je subodore que dans certains cas, le code ADN doit être effacés dans certaines procédures.

Enfin, se laisser prélever un échantillon d’ADN peut identifier la personne et qui plus est, la rendre innocente, à contrario coupable.

Je clos cette semaine avec ce chapitre en vous souhaitant un excellent week end empli de toutes sortes de bonnes choses.

Pour les festifs, bonne "ronde" à la Fan zone de Plainpalais et du Bout du Monde.

Bien à vous toutes et à vous tous.

François Velen

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