29/05/2008

Le CEVA roulera-t-il en France ?

Le CEVA roulera-t-il côté français ???

Bonjour !

L'HISTOIRE ME FAIT BIEN RIRE. AVEC TOUS LES MOYENS TECHNIQUES QUE L'ON CONNAIT MAINTENANT ET QUE L'ON  CONNAÎTRA DANS LE TEMPS, DIRE QUE LE VOLTAGE SUISSE NE SERA PAS COMPATIBLE AVEC CELUI FRANCAIS ME FONT EN EFFET HURLER DE RIRE. ET VOUS ? Dans ce présent cas le parlementaire français se pose des questions qui frisent l'ineptie. Une solution il y en aura dans le chapeau magique français.

Au passage, Paris ne va-t-elle pas construire une tour de 300 m de haut, l'équivalent de la Tour Eiffel. Tout est possible. La Julie sort ce jour un article intéressant : « Le futur CEVA donne des sueurs froides à Paris »

En effet, les Français se font du souci au sujet du CEVA.

Pour un petit milliard vous relierez Annemasse. Possible à condition que les locomotives Suisses soient compatibles avec le réseau électrique français.

Cette question a chatouillé Claude Birraux député de Haute Savoie. La question est sérieuse. Il a donc interpellé le Ministre français des transports. Ce dernier n’a pas rassuré le député.

Je pense que le détail poser est de taille, il pourrait faire capoter le projet du CEVA.

Quel est le problème ?

En Suisse les trains roulent sur des lignes à 15 000 volts, alors qu’en France on utilise du courant à 25 000 volts. C’est la petite différence qui suffirait à stopper net une banale locomotive helvétique.

La question de la TdG est la bonne, à savoir est-ce que les motrices du futur Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse seront-telles équipées pour sauter la frontière ? C’est la grande inquiétude du député. Et il a raison de ce soucier de cette question.

Est-ce que les RER devront changer de locomotive arriver à la frontière. Je préfère m'acheter une maquette de train plus tôt que vivre cette réalité !

Selon le Secrétaire d’Etat chargé de l’aménagement du territoire pense que rien n’est encore joué, « plusieurs scénarios d’électrification sont pris en considération » et que l’Etat français « veillera à ce que la solution retenue permette la desserte du nord de la Haute-Savoie ». Comme dit la « Julie », à l’évidence, la question n’est pas encore réglée, ce qui ne manque pas d’étonner. Les problèmes côtés Suisses ne sont non plus pas réglés. Donc de l'un comme de l'autre côté les lézards sont présents.

Par contre à Genève, on fait confiance en ce CEVA. Il paraît que les CFF et la SNCF vient de créer une société, Transparis, pour mettre en place l’exploitation du réseau; elle chargée d'acheter le matériel roulant. « Il est prévu d’installer du courant suisse, mais les rames seront équipées en bifréquence pour passer la frontière dit la « Julie ».

Tant à Genève que de l’autre côté de la frontière il y a du souci à ce faire avec le CEVA.

En France c’est le courant électrique, en Suisse, ce sont les procédures juridico-politiques qui gênent.

Toujours la « Julie », les français arguent « Les Suisses sont persuadés que leur matériel est le meilleur au monde. Ce qui est peut être vrai ! Comme il est vrai que les Français fabriquent aussi des trains, et voient d’un bon œil le juteux marché du CEVA ». Mais alors pourquoi Paris a des sueurs froides ?!

Ce qui me laisse pensif c’est le temps perdu avec ce CEVA. Je pensais les problèmes français réglés, ils ne le sont pas plus que chez Nous.

N’oublions pas que Carouge a demandé au Conseil administratif de la Cité Sarde de déposer un recours au Tribunal fédéral pour casser une décision genevoise quant à la traversée de l’Arve.

Verrai-je le CEVA ? Peut être ma fille de 20 ans le verra où ses enfants…….. Roule, roule jeunesse !

Bonne journée.

François Velen

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Commentaires

tempête dans un verre d'eau : vous imaginez que cela sera la première fois que des locomotives franchissent une frontière et change de standard électrique ?

Bienvenu en 2008 Messieurs les journalistes !

Écrit par : Dji | 29/05/2008

C'est vraiment faire un article pour ne rien dire!
Au moins quinze trains quotidiens traversent la frontière entre Bellegarde et Genève, depuis Lyon, Grenoble, Nice, Paris ou Toulouse... Il est évident que le matériel roulant utilisé pour le CEVA sera compatible 15000/25000! La société Transféris a justement été créée pour choisir un matériel adéquat, Robert Cramer le disait récemment dans les médias. Des trains grandes lignes pourront aussi dans un second temps relier par exemple Lausanne à Grenoble via le CEVA avec du 15000/25000. La tribune a toujours adoré faire croire qu'il y a des problèmes où il n'y en a pas et faire des montagnes quand il peut y en avoir, peut-être que cela fait vendre...
Concernant les recours au TFA, l'effet suspensif devrait pouvoir être levé pour commencer les travaux en 2008 encore.

Écrit par : Eric | 29/05/2008

Je ne pense pas que l'article soit bidon. J'espère que le député français qui a fait cette intervention à l'assemblée nationale française s'est renseigné avant de poser sa question. Au fait, cette dernière a été prise en considération par le Secrétaire d'Etat puisqu'il a répondu. Il doit y avoir en effet un lézard dans le passage entre la Suisse et la France, toutefois, il concerne juste le CEVA. Par ailleurs, je ne sais si je dois cautionner votre approche de la TdG. Je pense que dans le cas présent l'article est à prendre au sérieux. Premièrement, ils vont trouver une solution, deuxièmement sans vouloir m'avancer trop, vous comme moi ne verrons ce CEVA.
FVN

Écrit par : VELEN | 29/05/2008

Je ne sais pas pourquoi pour le TGV Genève-Paris, qui tranporte des gens qui pèsent plus lourd que le CEVA sur le plan financier, ou politique, ou les deux, ces problèmes ne se sont pas posés.

Écrit par : R.M. | 29/05/2008

le matériel bi-fréquence adapté à ce genre de circulations existe déjà, par exemple sur le RER de Bâle où les trains suisses (CFF-15'000V) prolongent leur parcours jusqu'à Mulhouse (SNCF-25'000V), sans aucune difficulté ! et sans aucun changement ou quelconque désagrément pour les passagers.

cette intervention est véritablement une ineptie, une de plus parmi tant d'autres au sujet de CEVA. Qu'on se le dise : le CEVA doit permettre de créer un réseau RER transfrontalier débordant largement les frontières nationales et celles des réseaux CFF ou SNCF.

le matériel en cours (déjà) d'appel d'offres sera bi-fréquence, permettra de se rendre de nyon, versoix ou ailleurs vers annemasse, thônon ou la vallée de l'arve. sans changement de véhicule, sans attente inutile, ou autre...

on peut se référer aux dernières informations données par la société transferis pour s'en convaincre...

OO

Écrit par : oo | 29/05/2008

Disons d'abord à M. Velen qu'il faut cesser de parler d'un RER. Le CEVA est un projet de train "grandes lignes". Mais que penser de la stratégie des promoteurs du CEVA qui, pour faire passer la pilule financière, ont négligé de très nombreux éléments sécuritaires. Heureusement , l'OFT - Office fédéral des transports- veillait. 318 "charges", soit des modifications sont demandées: sorties de secours dans les tunnels, élargissement des chemins de fuite dans les parties enterrées ( soit le 98 % du nouveau tracé), meilleure protection de la nappe phréatique du Genevois et études géologiques, hydrogéologiques et géotechniques pour tous les ouvrages d'art : ponts sur l'Arve et la Seymaz tout particulièrement. Avec en sus l'obligation d'installer des ventilations dans les tunnels. Tout cela, non prévu par les cerveaux du CEVA, va coûter au bas mot 3 à 400 millions supplémentaires. On a pas fini de rigoler !!! Mais quel amateurisme, un verre à la main ....

Écrit par : Delaude | 29/05/2008

Je nai pas inventé cette intitué "RER" !
J'ai pris ce terme dans le julie, je cite "Le CEVA tiendra-t-il toutes ses promesses ? Le petit milliad qu'on s'apprête à s'investire va-t-il déboucher sur un super RER capable de relier toute la région ou sur un tortillar de brousse?" Je n'ai donc rien inventer. En définitif, après moultes reprises, procès, j'en passe des meilleurs on va finir par joueur au pt'it train "Marklin" !

Eespérant vous avoir conavincu, bonne soirée.

Écrit par : Velen | 29/05/2008

Monsieur Delaude, une seule et même connexion peut permettre des types de liaisons différentes! Le CEVA permettra le passage d'un RER (ex: Nyon-Annemasse) ET des trains grandes lignes (Lausanne-Annecy ou Grenoble). C'est justement sa force et la raison pour laquelle on parle d'intérêt public à propos du CEVA (qui touche une agglo de 800'000 habitants et permet de rejoindre le Sillon alpin).

Concernant les charges (qui ne sont pas l'objet principal ici), il est fréquent que des projets d'une telle ampleur reçoivent des consignes supplémentaires mais il ne faut pas oublier que l'autorisation de l'OFT signifie: "on peut construire, le projet et bon"! Les charges vont devoir être intégrées dans le budget pour éviter les dépassements en réduisant, pourquoi pas, certains détails superflus dans les gares. N'est-ce pas ce que voulaient les opposants?
On aura donc une liaison sûre, ventilée, efficace et écologiquement durable.

Bien à vous.

Écrit par : Eric | 29/05/2008

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