Démission ou viré de la police ?

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Encore une démission chez les « flics »

Je croyais que la Cheffe de la police avait fait le ménage. Tout allait pour le mieux dans cette corporation au service de la population. C’est vrai ça fait un bout de temps que l’on entend plus parler des « flics ». C'est tant mieux.

Ce matin le journal le « Matin » annonce qu’un « inspecteur principal avait fustigé l’attitude de sa hiérarchie. Privé d’arme et muté, l’inspecteur principal X jette l’éponge après 26 ans à la police ». Démission ou viré ?

Il semblerait que c’est un homme intègre, selon le « Matin », atypique, Naturopathe, masseur à ses heures et ancien horticulteur. X, 48 ans, a dénoncé l’an dernier – la lâcheté et le manque de soutien – de sa hiérarchie et de son ministre de tutelle, Laurent Moutinot.

Il dément toutefois n’avoir pas démissionné avant d’être viré. Il dit qu’on lui a retiré son arme, changé de service. Il semblerait que la hiérarchie ait voulu le faire passer pour un déséquilibré parce qu’il évoquait dans la presse ce qui ne fonctionnait pas au niveau des supérieurs. Alors, il a manqué à son devoir de réserve ? Il répond au « Matin » oui, parce que les autorités se moquent de la population. Il a dit haut et fort ce que beaucoup pensaient tout bas.

Il répond au journal le « Matin » - la police et la justice devraient être la terreur des voyous et non exercer une répression administrative envers les honnêtes gens. Ce qui se pratique tous les jours avec les multiples interdictions ou obligations subies par la population.

En définitive selon le « flic », néanmoins inspecteur principal, on lui reproche sa lâcheté et sa servilité. En voulant plaire aux politiques, ils en oublient de régler les vrais problèmes, ceux d’une criminalité qui explose. Genève est devenue le marché libre du trafic de drogue sur la voie publique. C’est honteux ?

Le démissionnaire ajoute dans l’interviewe du « Matin » Il n’est pas d’accord avec Monsieur Moutinot. Aucune mesure efficace n’est prise pour éliminer les trafiquants qui sont tous, pour la plupart, des étrangers en situation irrégulière. Les criminels mènent une guerre sans états d’âme. Il faut des guerriers à la tête de la police. Pas de curés !

Pas triste le « flic » démissionnaire. Il n’est pas tendre. Il n’est pas placide. Il est en manque de psychologie. Enfin c’est sa vision de la police. Personnellement, je la vois efficace dans tous les sens, sans à tout pris d’être des « rambos »

Donc, encore une affaire éclatante et écrasante à la Police. Mais que fais la Police. Que se passe-t-il ? Cela dit, a lire les dires du démissionnaire, je pense que la police a besoin de bons flics psychiquement et physiquement. Pas besoin de « Shérif ». Nous avons dans cette corporation des gens biens, connaissant les limites de leur métier.

Que pensez-vous de X ?

Bonne journée.

François Velen

Lien permanent Catégories : Médias 9 commentaires

Commentaires

  • Personnellement, je pense que la seule solution pour permettre à notre Police de faire le travail qui est attendu d'elle, c'est voter "MOUTIN O U T !" en 2009.
    Mendiants Roms, peaux de banane pour le P.G., dealers en pagaille et policiers de valeur démotivés: ça suffit !

  • D'accord avec vous Blondesen : il nous faut virer Moutinot et vite, à savoir
    avant la fin de son dernier mandat et surtout avant qu'il ne commette
    d'autres outrages...

  • Il est tout de même frappant de constater de quelle manière Moutinot est tenu responsable - et lui seul - pour la délinquance en nos murs. Il s'est certes fourvoyé pour les mendiants, mais cela ne signifie point qu'il est complaisant à l'égard de tous les dérapages quotidiens. Le citoyen attentif aura tout de même remarqué que Genève, comme la Suisse et les autres Etats européens, sont tributaires de réalités socio-économiques et géo-politiques, d'une part, de l'organisation de la Police et du pouvoir judiciaire, d'autre part. Et enfin, n'oublions pas nos parlementaires qui doivent non seulement donner les orientations au gouvernement mais aussi les moyens pour y parvenir. Qu'on lui lâche un peu le slip !

  • Vous avez raison Dixit, Moutinot n'est pas responsable, "qu'on lui lâche le
    slip" : il n'y a rien dedans, comme son bilan après 11 ans de magistrature
    RIEN de RIEN. Partout où il est passé, le manque de leadership, de vision, l'inaction, la cata !!!

  • Bonjour à toutes et à tous,

    il manque 240 policiers... sur l'effectif voulu par le législateur.

    Ensuite M. Moutinot a provoqué plus de départ que de vocations.

    Out, et c'est tout.

    Il n'y a pas ici à faire l'éloge d'un incapable.

    La Police de Genève, saluons la ici, fait ce qu'elle peut dans des conditions de travail que la pire entreprise privée n'accepterait pas.

    Merci M. Moutinot, les citoyen(ne)s pensent que vous n'avez pas rempli votre mission, au revoir.

    C'est au peuple de licencier ce Monsieur qui est incapable d'assurer sa propre sécurité chez lui... et vous voudriez renouveler votre confiance en lui ?

    Aller,

    Bien à toutes et à tous,

    Stéphane

  • Stephane for President! Le cynisme de Tino le Mou : il s'en fout puisqu'il a réussi sa carrière, avec à la clé une super rente (comme d'aucuns n'oserait espérer). Ayant pris ce département maudit, il savait qu'il n'aurait rien à foutre!

    Attention aux caciques dans les starting-blocks qui se profilent déjà pour l'éléction... C'est ce à quoi les votants nous devons veiller : s'abstenir de voter pour n'importe qui!

    Triste pour ce flic qui n'aura pas fait ses 30 ans de services ...

  • Jean-Louis LOUBET DEL BAYLE
    POLICE ET POLITIQUE
    Une approche sociologique

    Sociologues et politologues se sont jusqu’ici peu intéressés au rôle que jouent les institutions policières dans l’organisation et le fonctionnement politiques des sociétés. A partir d’une analyse comparative dans le temps et dans l’espace, et en faisant un bilan des travaux consacrés à la sociologie de la police,ce livre a pour but de tenter de combler cette lacune et s’efforce de répondre, de façon méthodique et systématique, aux questions de la science politique comme à celles du citoyen, dans un domaine où règnent beaucoup d’approximations et de confusions.

    Jean-Louis LOUBET DEL BAYLE est professeur de Science Politique à l’Université des Sciences Sociales et à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse,où il a fondé et dirigé le Centre d’Etudes et de Recherches sur la Police.

    Un volume de 320 pages, au format 16x24 aux Editions L’Harmattan, 26 euros
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------

    COLLECTION “SECURITE ET SOCIETE”
    dirigée par J.L Loubet del Bayle aux Editons L’Harmattan

    M . BERGES : Le syndicalisme policier en France, (1880-1940)
    F. DIEU : Politiques publiques de sécurité
    O. PHILIPPE : La représentation de la police dans le cinéma français
    F. DIEU, P. MIGNON : La force publique au travail
    M. CHALOM, L. LEONARD : Insécurité, police de proximité et gouvernance locale.
    H. MATELLY : Gendarmerie et crimes de sang
    G. CARROT : La garde nationale (1789-1871). Une force publique ambiguë.
    M. SABATIER : La coopération policière européenne
    F.DIEU : Police de la route et Gendarmerie
    A. PINEL : Une police de Vichy : les Groupes Mobiles de Réserve (GMR )
    F. DIEU, P. MIGNON : Sécurité et proximité : la mission de surveillance générale de la gendarmerie.
    C.CHOQUET : Terrorisme et criminalité organisée
    C. DENYS : Sécurité et police au XVIIIe siècle dans les villes de la frontière franco-belge
    F. DIEU : Policer la proximité
    B. DUPONT : Construction et réformes d’une police : le cas australien
    F. DIEU et al. : Questions de sécurité. De la territorialisation à la globalisation des menaces
    D. MOORE : Ethnicité et politique de la ville
    H. MATELLY : Une police judiciaire militaire. La Gendarmerie en question?
    L. MUCCHIELLI (ed), Gendarmes et voleurs. De l'évolution de la délinquance aux défis du métier
    P. SUARD et F. DIEU, Justice et femme battue

  • *** la police et la justice devraient être la terreur des voyous et non exercer une répression administrative envers les honnêtes gens. ***

    C'est pourtant tellement vrai, au moindre pet de travers il y a toujours un agent disponible pour amender le citoyen lambda, un fonctionnaire pour lui coller des interêts moratoires a cause d'une taxe payée avec 4 jours de retard, etc...

    Et pendant ce temps on a sous nos yeux des dealers, pickpocket et voyous en tous genres, multirecidivistes, qui sont "administrativement inexpulsable" ou qui ne sont pas en prisons parce que champ-dollon est plein. Pourtant il y a toujours de la place pour l'automobiliste qui a bu une bière de trop !

    Il a totalement raison, on se moque du citoyen, et le pire c'est que je n'arrive vraiment pas a en comprendre le pourquoi et la finalité.

  • Et même plus: Je me suis rendu recement dans un pays d'asie dont le gouvernement est une dictature militaire "soft".

    Situation très desagréable pour les opposants politiques. Par contre j'ai été choqué de constater qu'au quotidien les gens étais moins surveillés, controlés et taxés que nous le sommes. Bref comme l'état prenait beaucoup moins de place dans leurs vies.

    En parlant de la Suisse, un local m'a naivement répondu "mais pourquoi vous votez pour des gens qui font tout pour vous faire ch***" ?

    A la fin bonne question, peut-être que c'est arrivé petit a petit sans qu'ont s'en rendent vraiment compte.

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