07/05/2008

Edou, le chien intelligent !

Le Golden Retriever

EDOU

François Wermeille, Conseillère municipale à Carouge, et ses enfants ont « adoptés » provisoirement un chien. Un magnifique Retriever. Ensemble, ils ont décidé de mettre sur pied un programme de dressage pour des personnes atteintes dans leur santé. C’est un projet de socialisation de famille. Je trouve l’idée très saisissante. Elle pourrait être même émouvante.

Retriever, mais pas seulement

On appelle « Retriever » tous les chiens auxiliaires de l’homme pour la chasse, naturellement portés à ramener les proies, surtout dans l’eau, donc capables de rapporter au chasseur le gibier abattu dans les zones lacustres et /ou fluviales.

Le Golden Retriever, en plus d’être un chien de chasse est un auxiliaire fiable, capable d’avoir des activités de protection civile ou d’être un chien antidrogue. Il est aussi un chien d’aveugle et un loyal ami dans les thérapies d’aide aux personnes avec des difficultés psychomotrices.

Ses qualités, qui le distinguent en partie des autres Retrievers, sont aussi visibles chez les hypothétiques ascendants, ces chiens de berger caucasiens au poil jaune mal identifiés dont nous avons déjà parlé. Ils possèdent en effet l’adaptabilité, la créativité, l’inventivité et la sagesse des chiens de troupeau

Le projet

Lorsque l’on est enfant on voudrait bien un chien. Alors les parents expliquent à leurs enfants, « tu sais c’est beaucoup d’attention, il faut sortir le chien, il faut s’en occuper, etc. ». C’est ce qui est arrivé à la famille Wermeille. Les enfants de Françoise voulait un chien. OK mais nous allons mettre en place un projet, le projet.

La petite famille n’a pas pris n’importe quelle chien. Elle a choisi un chien de dressage. Jusqu’à 6 mois, il restera au sein de la famille. Chacun son tour sortira le chien, le lavera, lui donnera à manger. Ensuite le chien ira dans une école de dressage. Enfin, il rejoindra une personne atteinte dans sa psychomotricité. 

Socialement, cette «adoption » apporte une grande solidarité familiale. C’est un chiot dont on s’occupe, puis l’adolescence, ensuite c’est la séparation puisqu’il rejoindra un stage de dressage.

Il accompagne le Maître partout. Au Marché, dans les commerces et pourquoi pas au Conseil municipal.

Lorsqu’il est en dressage, il porte une chabraque. C’est un « habit » pour chien jaune avec un « L » comme le permis de conduire.

En fait, le projet intéresse toute la famille. Il s’agit d’être motivé, disponible chacun son tour, et surtout dresser le chien.

Le chien a une ouïe ultra sensible, son oreille est capable d’entendre des sons que vous n’imaginez pas. Votre vois peut donc le déranger et l’effrayer. Lorsque vous devez lui dire quelque chose ou lui donner un ordre, il suffit d’un sifflement, d’un murmure pour lui faire comprendre ce que vous voulez de lui : c’est le ton de la voix qui est important, pas son volume.

Lorsqu’il aboie, le chien le fait contre quelque chose ou quelqu’un qui lui fait peur ou pour avertir la meute d’un danger imminent. Ne le mettez pas dans la situation de craindre votre voix.

Ne le dérangez donc pas avec votre « aboiement » ; le chien vous aime instinctivement et il est motivé pour répondre à vos requêtes, sans lui donner à penser, lorsque vous « aboyez » contre lui, qu’il vous gêne ou que vous avez à craindre quelque chose de désagréable de sa part. 

Entretien avec l’éleveur

Un bon éleveur essaiera avant tout de savoir à qu’il a affaire, c’est-à-dire si la personne qui est venue le voir pour acheter un chiot sait ce que signifie la cohabitation avec un chien, et en l’occurrence avec un Golden Retriever.

Cette attitude surprend très souvent l’acquéreur, habitué lorsqu’il va acheter quelque chose, à se trouver face à un vendeur qui vante son produit, avant tout pour le vendre. Un éleveur de chiens, surtout d’une race particulièrement à la mode en ce moment, ne saurait avoir cette attitude.

Tout d’abord parce qu’il ne propose pas un produit mais un être vivant, et qu’il doit donc lui assurer le milieu le plus adéquat à ses exigences, comme s’il était un juge ayant pour charge de confier un enfant à une famille d’accueil ; ensuite parce qu’il sait que son travail difficile ne finit pas au moment du départ du chiot pour une nouvelle destination, mais qu’il continue toute la vie du chien.

Le chien quittera la famille Wermeille

Le chien est dans la famille Wermeille depuis le 1er septembre dernier. Il faut le dresser chiot puis dans son adolescence.

Ensuite, il ira dans une école de dressage spécialisée et enfin sera confié à une personne atteinte dans la psycho motorisé.

En fait ses chiens appartiennent à l’Association « Le Copain » basée dans le Valais. Le chien est donc sous le contrôle de cette association. On ne peut pas faire n’importe quoi avec. Il est sous surveillance.

C’est un beau projet de socialisation familiale. Au sein de la famille existe une plus grande solidarité familiale surtout qu’il s’agit d’une bonne cause, une noble cause. Evidemment qu’il faut être disponible pour élever le chien. Le but étant qu’il vienne en aide à des personnes malades.

Je dois avouer en conclusion que ce chien est intéressant, il est l’ami de l’homme et peut lui rendre de grands services. Il est utile aux handicapés moteurs cérébraux et pour les aveugles. De surcroît mignon.

François Velen

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