24/03/2008

Bravo Madame la doyenne de la Suisse qui

Bravo Madame la doyenne Suisse…..

a fêté ces 111 ans. C’est magnifique d’arriver à cet âge là. Simple citoyen Suisse, je vous félicite et vous adresse tous mes vœux. Que votre vie réponde à vos espérances, vos joies et  que du bonheur.

En guise de cadeau bien mérité, je vous livre un texte du livre « Contes à guérir, contes à grandir » recueilli par Jacques Salomé.
Je vous cite ce conte :
« Le conte du magasin de la Vie :
Il était une fois une petite fille qui avait imaginé que la vie était un immense magasin, une sorte de caverne d’Ali Baba dans laquelle devaient se trouver toutes les réponses à ses besoins les plus essentiels.
Bien plus tard, devenue jeune fille, elle avait beaucoup de mal  à trouver un emploi. Elle aurait souhaité un travail suffisamment bien payé pour lui permettre d’acheter selon son choix, dans le Magasin de la Vie.
Elle allait souvent faire un tour au Magasin de la Vie. Elle avait ainsi repéré sur un rayon :
-         un cahier pour tenir un journal secret.
-         L’odeur de sa mère.
-         La voix de son papa.
-         La maisons de son enfance, sa façade et aussi l’intérieur.
-         Une petite lumière qui avait brillé devant elle, un jour de cafard.
-         Un flacon de souvenirs.
-         Une promenade en forêt.
-         Un rêve éveillé …où elle était championne de ski…
Elle ne savait comment payer, et ne pouvait donc acheter même pas un seul de ces produits fabuleux. Tous demeuraient inaccessibles.
Elle se sentait de plus en plus démunie !
Un jour, elle osa entrer dans le magasin et trouva sur un nouveau rayon :
Le désir de grandir.
Elle n’avait toujours pas assez d’argent pour acheter cet article ou ce produit-là appelez-le comme vous voulez.
Pour rentrer chez elle, elle évita soigneusement deux chemins.
Celui qui s’appelait :
« Chosir-un-travail-pour-acheter-le-désir-de-grandir »
Et l’autre qui nétait :
« Rejeter-le-travail-pour-rester-petite-fille. »
Elle chosit le chemin nommé « Paralysie », celui qui permettait de ne pas chosir.
Elle se sentait cependant prise dans un piège qui se mordait la queue.
Elle w’écriait parfois avec colère :
-Pour choisir un travail afin d’acheter le désir de grandir, il faudrait que je l’aie déjà, ce désir de grandir !
Elle retournait souvent dans le Magasin de la Vie, pour regarder sur l’étagère le flacon inaccessible qui contenant ce désir qu’elle n’avait pas et qui faisait envie, et par envie…en même temps.
Un jour, avec courage, elle demanda le prix à une vendeuse.
-Ah ! celui-là, dit la vendeuse, c’est un article très spécial, il ne se paie pas, on ne peut que l’échanger.
-Qu’est tu prête à donner de toi en échange ?
-Rein, je n’ai rien à donner, je n’ai jamais rien reçu.
-Il y a plusieurs possibilités, cet article peut s’échanger contre du renoncement, du courage ou de la confiance.
-Je ne peux par renoncer à ce que n’ai pas eu !
Mon courage, je l’utilise pour dire non.
De confiance, je n’en ai pas.
La vendeuse réfléchit puis énonça :
-Le renoncement que je te demanderai à toi, « c’est celui de la croyance que tu n’as rien à donner ».
-J’ai besoin de cette croyance-là, je ne peux pas la lâcher, elle me protège, m’évite bien des tracs.
-Réfléchis, c’est le prix pour toi, et reviens me voir.
J’ai envie de parler avec toi des dangers et de l’émerveillement à dire oui. Nous marchanderons, nous le avons le temps. Chacun avance à son propre rythme.
Et les années passèrent. La jeune fille, devenue jeune femme, revint dans Magasin de la Vie. Le flacon de désir de grandir était toujours là. C’est un vendeur qui l’accueillit. Il lui demanda si elle était prête à payer le prix nouveau, le prix à payer était :
« Acceptez d’avoir une croyance à elle seule. Une croyance qui soit sienne. Une croyance sur laquelle elle puisse d’appuyer, pour construire son chemin de femme. »
C’était très difficile pour elle, d’avoir une croyance propre, car jusque-à, elle s’était entourée des croyance personnelle.
-         Je sais que je peux faire confiance à ce que ressens, et oser dire non, quand cela ne correspond pas à ce que j’éprouve ou ce que je veux.
Le vendeur lui fit un grand sourire et lui remit le flacon du désir de grandir.
La jeune femme prit le flacon, le serra contre elle et sortit du magasin avec un grand soleil tout chaud à l’intérieur d’elle ».
Ce  magnifique conte que je dédie respectueusement à vous Chère Madame Rosa Rein pour vos 111 ans. Bravo de la part d’un petit Carougeois.
François Velen

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