16/03/2008

Chère Madame Sébir je compatis à votre douleur....

 

 

Chère Madame Sébir, je compatis à votre maladie et suis de tout coeur à vos côtés.

Merci de dévoiler votre maladie au grand jour, vous avez le sens de l'ouverture malgré votre atteinte incurable. Je suis triste pour cette dame atteinte d’une tumeur qui lui défigure le visage.

Comme quoi, dans la vie tout peut basculer aujourd’hui, demain. Personnellement, je suis ennuyé avec un genou atteint d’une infection récurrente.

Le 4 février 2004, j’ai subi une simple, une toute simple, arthroscopie du genou. Deux jours après ma vie « basculait ». J’ai eu une infection. Une atteinte physique à ma personne car depuis ce fameux 4 février 2004, j’ai subi 27 interventions chirurgicales et ce n’est toujours pas fini. Ca va mieux, mais…… Des lavages du genou à la pose d’une prothèse totale du genou. Cette dernière infectée, il a fallu la changer en deux temps. Il la pose d’un fixateur externe fut l'une des exigences du traitement. Je n'ose pas entrer dans le détail de la « pharmacie » que j’ai avalée depuis. Des antibiotiques, de la morphine, etc etc.

J'en ai bavé de douleurs.  Le corollaire de cette affaire médicale fut évidemment l’arrêt du travail et la mise à l’AI. Là j’ai cru que le monde s’écroulait sur moi. La nuit venait à grand pas assombrir ma vie. C’est vrai, le jour où on m’a dit que mon employeur ne pouvait pour des règles juridiques ne plus assurer le paiement de mon salaire et qu’il fallait que je remette à la collectivité, j’ai fulminé. Je me suis accroché à la vie.

Malade, plus de boulot, plus de rénumération de la part de mon employeur, limitation des occupations qu'est ce que j'en ai bavé.  J’en ai voulu à tout le corps médical et à tous les établissements médicaux, notamment les cliniques, là où très souvent si ce n’est pas « à chaque coin de couloir » on attrape des germes. Saleté de maladies nocosomiales. Aurais-je dû attaquer la clinique dans laquelle j’ai attrapé des germes ? On n’est pas au States ! Bref……

Cela dit, même si j’ai vécu et je vis toujours des moments pénibles, je n’ai pas trop l’envie de me plaindre en voyant cette dame atteinte de cette méchante tumeur. Dans le cas de cette dame, je ne sais si je résisterais. Je crois que je n’attendrais pas la mort naturelle, je me la donnerais. Mais voilà, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Si vous me lisez chère Madame, bravo pour votre courage. Vous êtes un exemple de ce que l’homme peut supporter, endurer. Vous avez beaucoup de grandeur. Le destin qui est le vôtre, chère Madame, est effrayant et je suis de tout cœur à vos côtés. Vous êtes un exemple lié au courage.

Puissiez-vous aller au bout sans souffrir physiquement et surtout psychologiquement. Dans mes prières, car je prie, je penserai à vous. Je l'avoue sans gête que la spiritualité aide beaucoup dans les moments sombres.

A contrario d'être à l'écoute des malades qui sont vraiment malades, je plains moins les gens qui pour des « pets » de travers font tout une maladie. Combien de gens vont dans un centre médical le dimanche soir pour obtenir un certificat médical sous prétexte d’un petit rhume des foins. Les médecins en accord avec la déontologie devraient refuser de mettre les gens à l’assurance pour un petit « bobo ». Que nenni !

Je ne vais pas m’allonger. Je dis en toute simplicité que la maladie n’est pas la meilleure des amies, bien au contraire elle est détestable. Toutefois, elle peut être redoutable, elle guette, parfois elle ironise, elle se fiche de nous. Il faut vivre avec. Je comprends que des grands malades souhaiteraient l'euthanasie à une vie défigurante de joie de vivre. C'est vrai, la vie est loin d'être une ligne droite où théoriquement il devrait faire bon vivre.  Bon dimanche. François Velen

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