14/03/2008

A Genève, faut-il des supers "Flics" ?

La police genevoise à l’honneur !
Il est toujours sympathique de reconnaître l’efficience et la qualité des personnes.
Aujourd’hui, on peut lire dans la TdG que les genevois sont moins inquiets pour leur sécurité.
Donc, la Police est efficace !
Partant nécessité de préciser certaines choses. 
Les uns pensent que la peur du gendarme est souvent aux abonnés absents. Les autres disent que les gens ont plus peur de leur porte monnaie. En effet,  j’ai pu constater à différents moments, jour et heure que l’uniforme n’inquiétait plus, par contre la verbalisation n’était pas aimée. Un feu rouge c’est Frs 250,--, un parcage illicite c’est Frs 40,--, etc.etc. Les gens riront au nez du gendarme, par contre ils riront jaune lorsqu’ils ont en mains l’amende.
Le code de circulation et celui de bonne conduite ne sont plus souvent au programme lié au respect. Est-ce un phénomène lié à la mondialisation……
Il y a celles et ceux qui engendrent la loi, celles et ceux qui s’en « foutent » carrément et qui au surplus narguent la police. Il est incroyable de penser que dans une petite ville comme Genève, il y a de l’insécurité. Je me demande ce qu’en pense le MCG ?!
Par contre les incivilités, style saletés dans la rue, tags, incendie de voitures,  automobilistes ne respectant pas le code de la route, n’ont à mon avis pas diminuées. Ce sont des phénomènes liés à la société dans laquelle nous vivons. A ce sujet, nous pouvons lire dans la TdG « l’incivilité touche pratiquement tout le monde, même s’ils ne sont que 15, 2 % a l’avoir dénoncé durant l’année. Si les cas les plus fréquents sont liés à la circulation (nuisance sonore stationnement sauvages), deux incivilités dérangent plus que les autres : les questions de propreté et les problèmes de drogue ».
La police n’est pas assez nombreuse en effectif pour palier à tous les événements illicites de Genève. J’ai entendu de la bouche d’un gendarme qu’il manquerait 1000 policiers pour que Genève soit sécurisé. Le choix politique est difficile à faire. Toutefois, je n’ai de cesse de dire que le fonctionnement de la police et de tout le réseau qui l’entoure doit être défini par les politiques.
A l’heure actuel, ce qui est efficace c’est à mon avis la visibilité de la police. Rien que voir passer une voiture de police calme le jeu des insouciances. Mais voilà, il n’y a pas une silhouette en uniforme tout les mètres ! Il est vrai qu’il en faudrait bien plus. Je dirais que la peur du gendarme s’est éloignée.
Il faut préciser que la justice est débordée. Là aussi, il manque du personnel.

Je suis souriant lorsque Madame Monica Bonfanti, cheffe de la police, dit que « sensibiliser les collaborateurs dans le cadre de la formation continue, soit les cours d’éthique et de déontologie. Il faut aussi prévoir un débriefing sur cette thématique au retour du policier après une intervention ». Je comprends que d’être gendarme demande aujourd’hui une sacrée formation. Il est vrai qu’actuellement il n’est pas facile de diriger, de digérer les infractions, d’imposer la loi. Cela dit, faut-il pour une sécurité 0 de super « shérif » ?!

Je pense que le gendarme est aujourd'hui un pédagogue, un psychologue, un gardien de la Paix, un communicateur, sachant dialoguer, partager les souffrances, aider à subvenir dans des situations difficiles. C'est beaucoup demander à la gendarmerie, cela dit dans un monde en mutation constante, il est de rigueur d'avoir une multitude de qualités. Les gendarmes sont par excellence des personnes de sagesse et de bons agents. Ils connaissent bien leur métier qui n'est pas une mince affaire.

Sur la masse d’interventions, il semble qu’il y ait peu ou pas de dérapage. S’il y en a, il faut examiner dans quelle circonstance ils ont eu lieu. Est-ce la nervosité de la police face à une résistance du contrevenant ? Est-ce que c’est la situation qui crée cet état de fait ?

Bref, à tout le moins, je félicite la police cantonale et les ASM pour leur boulot et toutes les tâches ingrates qu’ils exercent.
De nos jours pas facile d’être « flic » !
François Velen

13:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Merci François pour ce message !
Effectivement, il y a trop peu de policier à Genève pour promouvoir une présence plus accentuée sur la rue. De plus, les politiques se sont depuis trop longtemps désintéressés de la police. Les tâches administratives et les procédures étant toujours plus lourdes, celà empêche automatiquement une bonne efficacité ainsi qu'une meilleure présence dissuasive. De plus, la suppression du rôle matricule (ancienne loi Chamay) et la mise en concurrence du personnel ,les uns envers les autres, envenime et péjore automatiquement l'engagement personnel des agents. Autre problême, on culpabilise toujours les agents qui doivent subir des cours de sensibilisation et d'éthique, alors que la population elle-même se fiche complètement de l'éthique et du respect dont elle devrait faire preuve vis-à-vis de ses devoirs et du respect d'autrui !!!!! de même que les politiques d'ailleurs. Je félicite les forces de l'ordre pour tout le courage qu'elles ont à subir toutes ces incompréhensions et ces pressions, en continuant de faire leur boulot au plus près de leur conscience.
Si les genevois étaient aussi sévères envers leurs devoirs, aussi bien qu'ils le sont pour des problèmes de clopes òu de chiens, la République et sa sécurité se porteraient beaucoup mieux !!!!
Meilleures pensées et salutations
Coucou

Écrit par : coucou | 14/03/2008

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