01/03/2008

Contes à guérir, contes à grandir

Contes à guérir, contes à grandir

 

Ma plume fut cette semaine quelque peu politique et parfois critique. Alors j'ai l'envie de l'être moins ce week end. Je voudrais orienter mon blog de ce jour vers une autre dimension, celle du livre de jacques Salomé « Contes à guérir, contes à grandir ».

 

Je retiendrais un texte « le conte du magasin de la vie ». Je le partage avec vous :

 

« Il était une fois une petite fille qui avait imaginé que la vie était un immense magasin, une sorte de caverne d’Ali Baba dans laquelle devaient se trouver toutes les réponses à ses besoins les plus essentiels.

 

Bien plus tard, devenue jeune fille, elle avait beaucoup de ma à trouver un emploi. Elle aurait souhaité un travail suffisamment bien payé pour lui permettre d’acheter selon son choix, dans le Magasin de la Vie.

 

Elle allait souvent faire un tour au Magasin de la Vi.

 

Elle avait ainsi repéré sur un rayon :

 

- Un cahier pour tenir un journal secret.
- L’odeur de sa mère.
- La voix de son papa.
- La maison de son enfance, sa façade et aussi l’intérieur.
- Une petite lumière qui avait brillé devant elle, un jour de cafard.
- Un flacon de souvenirs.
- Une promenade en forêt.
- Un rêve éveillé…où elle était championne de ski…Elle ne savait comment payer, et ne pouvait donc acheter même pas un seul de ces produits fabuleux. Tous demeuraient inaccessibles.

 

Elle se sentait de plus en plus démunie !

 

Un jour, elle osa entrer dans le magasin et trouva sur un nouveau rayon :

 

Le désir de grandir.

 

Elle n’avait toujours pas assez d’argent pour acheter cet article ou ce produit là, appeler-le comme vous voulez.

 

Pour rentrer chez elle, elle évita soigneusement deux chemins.

 

Celui qui s’appelait :

 

« choisir-un-traail-pour-acheter-le-désir-de-grandir »

 

Et l’autre qui était :

 

« Rejeter-le-travail-pour-rester-petite-fille. »

 

Elle choisit le chemin nommé « Paralysie », celui qui permettait de ne pas choisir.
Elle se sentait cependant prise dans un piège qui se mordait la queue.
Elle s’écriait parfois avec colère :
-         Pour choisir un travail afin d’acheter le désir de grandir, il faudrait que je l’aie déjà, ce désir de grandir !

 

Elle retournait souvent dans le Magasin de la Vie, pour regarder sur l’étagère le flacon inaccessible qui contenait ce désir qu’elle n’avait pas et qui lui faisait envie, et pas envie… en même temps.
Un jour, avec courage, elle demanda le prix à une vendeuse.
Ah ! celui-là, dit la vendeuse, c’est un article très spécial, il ne se paie pas, on ne peur que l’échanger.
Qu’es-tu prête à donner de toi en échange ?
-Rien, je n’ai rien à donner, je n’ai jamais rien reçu.
-Il y a plusieurs possibilités, cet article peut s’échanger contre du renoncement, du courage ou de la confiance.
Je ne peux pas renoncer à ce que n’ai pas eu !
Mon courage, je l’utilise pour dire non.
De confiance, je n’en ai pas.
La vendeuse réfléchit puis annonça :
- Le renoncement que tu te demanderai à toi « c’est celui de la croyance que tu n’as rien à donner ».
 - J’ai besoin de cette croyance-là, je ne peux pas la lâcher, elle me protège, m’évite bien des tracas.
- Réfléchis, c’est le prix pour toi, et reviens me voir.
J’ai envie de parler avec toi des dangers et de l’émerveillement à dire oui. Nous marchanderons, nous avons le temps. Chacun avance à son propre rythme.
Et les années passèrent. La jeune fille, devenue jeune femme, revint dans le Magasin de la Vie. Le flacon de désir de grandir était toujours là. C’est un vendeur qui l’accueillit. Il lui demanda si elle était prête à payer le prix nouveau, le prix à payer était :
« Accepter d’avoir une croyance à elle seule. Une croyance qui soit sienne. Une croyance sur laquelle elle puisse s’appuyer, pour construire son chemin de femme. »
C’était très difficile pour elle, d’avoir une croyance propre, car ce jour là, elle s’était entourée des croyances des autres.
Elle revint cependant dès le lendemain, déposa dans les mains du vendeur une croyance personnelle.
- Je sais que je peux faire confiance à ce que je ressens et oser dire non, quand cela ne  
  correspond pas à ce que j’éprouve ou ce que je veux.
- Le vendeur lui fit un grand sourire et lui remis le flacon du désir de grandir.
La jeune femme prit le flacon, le serra contre elle et sortit du magasin avec un grand soleil chaud à l’intérieur d’elle".
Ce magnifique conte a une morale. Il offre une vision de la vie plus simple avec d’authentiques valeurs.
Bonne méditation
Bon dimanche.
François

 

 

18:58 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

MERCI pour le texte. J'ai adoré la première fois, encore plus la deuxième lecture.

Écrit par : Gaëlle | 03/03/2008

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